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FESPACO 2017 : Abidjan avant le clap inaugural

Pour sa 25e cuvée, le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) aura comme pays invité d’honneur la Côte d’Ivoire. A la tête d’une forte délégation, le ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, Tahirou Barry, avec à ses côtés son homologue ivoirien, Maurice Kouakou Bandaman, a procédé, le jeudi 5 janvier 2017 au palais de la Culture Bernard Binlin Dadié d’Abidjan-Treichville, au lancement officiel de la campagne médiatique de l’événement, prévu du 25 février au 4 mars prochains sous le thème : « Formation et métiers du cinéma et de l’audiovisuel ».

 

Le lancement de la campagne médiatique du 25e FESPACO dans la capitale économique de la Côte d’Ivoire avait pour objectif principal d’informer les populations ivoiriennes sur les films retenus pour la compétition officielle. Jeudi dernier à Abidjan, en marge de la conférence de presse inaugurale de l’après-midi, les ministres ivoirien et burkinabè en charge de la Culture, Maurice Kouakou Bandaman et Tahirou Barry, ont fait un tour d’horizon de la coopération culturelle entre les deux pays. Une occasion qui leur a été donnée de considérer le chemin déjà parcouru et d’envisager l’avenir avec plus de sérénité et de détermination.

Au cours de cette rencontre, le ministre Bandaman, s’est dit heureux de recevoir son ami et frère Tahirou Barry pour échanger sur la mise en œuvre de la feuille de route définie par le Traité d’amitié et de coopération (TAC). Ensemble, ils ont fait le point de la collaboration multiforme, parce que touchant tous les segments des arts et de la culture. Une coopération dynamique qui témoigne de la fraternité, de la solidarité entre les peuples burkinabè et ivoirien. Des valeurs qui méritent d’être renforcées à travers l’expression culturelle.

Les ministres de tutelle, a rappelé le chef du département de la Culture ivoirien, ont reçu mandat pour travailler à la promotion de valeurs communes, ceci afin de faire reculer les frontières de la méfiance. Une trentaine de manifestations ont été organisées aussi bien au Burkina qu’en Côte d’Ivoire. Monsieur Bandaman s’est réjoui du dynamisme de la coopération culturelle entre les deux pays et s’engage à tout mettre en œuvre pour son renforcement.

Le ministre Tahirou Barry qui n’a pas manqué de transmettre les salutations du gouvernement burkinabè au peuple ivoirien, a placé sa présence et celle de sa délégation sous la manifestation d’une amitié forte qui a toujours existé entre le Burkina et la Côte d’Ivoire. Pour lui, tout ce qui a été fait jusque-là n’est que le début d’une longue et riche collaboration qui ira très loin en termes de valorisation et de promotion des richesses culturelles des deux nations, ainsi que de contribution des différents secteurs à l’émergence. La coopération culturelle, a indiqué le ministre Barry, favorisera aussi la création de conditions pour permettre aux acteurs culturels d’émerger.

En la matière, a précisé le ministre, plusieurs actes ont démontré la volonté d’aller dans ce sens. Tahirou Barry a noté avec satisfaction les avancées enregistrées depuis le cinquième TAC à Yamoussoukro en août dernier. Parmi celles-ci, on peut signaler la nomination des membres du comité paritaire de suivi des décisions de l’accord culturel. En effet, depuis lors des échanges assez riches ont été enregistrés dans le domaine de la formation, du patrimoine cinématographique… Les paroles, a dit le ministre burkinabè en charge de la Culture, sont accompagnées d’actes forts et c’est cela qui mérite d’être à chaque fois souligné. Le ministre Barry a marqué sa disponibilité à toujours travailler avec la partie ivoirienne pour faire avancer le processus, réfléchir avec elle pour trouver les voies et moyens de faire de la coopération culturelle ivoiro-burkinabè un véritable levier de développement du secteur de la Culture.

 

Comme dans un film

 

L’après-midi du jeudi 5 janvier dernier, le public abidjanais qui a fait très nombreux le déplacement au palais de la Culture, a suivi très intéressé la cérémonie de lancement de la campagne médiatique du 25e FESPACO. Tout s’est passé comme dans un film, avec un programme des plus alléchants. La rencontre a débuté par l’exécution des hymnes nationaux du Burkina et de la Côte d’Ivoire. Cette plage a été suivie d’une prestation artistique fort captivante. Le chapelet de discours, lui, a commencé par celui du premier adjoint au maire de la commune de Treichville, Jérôme Ahissi. Il a été suivi au parloir par l’ambassadeur du Burkina Faso auprès de la République sœur de Côte d’Ivoire, Mahamadi Zongo. Tahirou Barry, ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, prendra ensuite la parole. Interviendra par la suite l’adresse de son homologue ivoirien, Maurice Kouakou Bandaman. A l’issue de la projection d’un film institutionnel sur le FESPACO, les deux ministres avec à leurs côtés le Délégué général (DG) du Festival, Ardiouma Soma, se sont prêtés aux questions des hommes de médias nationaux et internationaux fortement mobilisés pour la circonstance.

Avant tout propos, M. Ahissi a demandé d’observer une minute de silence à la mémoire de tous les artistes qui ont quitté cette vallée des larmes, singulièrement à celle de Marie Louise Asseu, célèbre comédienne ivoirienne décédée courant décembre 2016. Aux autorités présentes, il leur a témoigné ses amabilités et a remercié le ministre ivoirien pour toutes ses actions en faveur de la Culture qui repositionnent la Côte d’Ivoire dans le concert des pays à vocation culturelle et soucieux de développer et d’encourager tous les talents en herbe confirmés dans le domaine. Le cinéma, a-t-il reconnu, a la capacité de sensibiliser et reste un moyen pour découvrir une culture, pour rencontrer un pays. Il est aussi un art qui permet de saisir l’universalité de certaines valeurs ou encore la similitude pour des passions communes entre les peuples. Facteur de cohésion sociale, secteur productif qui génère des ressources importantes, le gouvernement ivoirien, a soutenu monsieur Ahissi, a raison d’apporter une attention particulière au FESPACO.

Pour le diplomate burkinabè, Mahamadi Zongo, la biennale de Ouagadougou, en 47 ans d’existence est devenue un pôle d’attraction pour tous les cinéastes en quête de promotion et de diffusion. Elle est un ambassadeur du continent africain sur le plan de la culture.

 

Alpha Blondy sera de la fête

 

Intervenant à son tour, le ministre Tahirou Barry a expliqué que le choix de la Côte d’Ivoire se justifie par une volonté commune de mettre en lumière le dynamisme de l’Institut ivoirien du cinéma et de l’audiovisuel et de favoriser ainsi un échange d’expériences. Le 7e art ivoirien, a rappelé le ministre, a fortement marqué l’histoire du FESPACO, avec des cinéastes de grande renommée comme Timité Bassori, Henry Duparc, Fadika Kramo-Lanciné et Roger Gnoan M’Balla. Les deux derniers cités ont déjà été lauréats de l’Etalon d’or de Yennenga, respectivement en 1981 avec le film « Djeli » et en 1993 avec le film « Au nom du Christ ». Tahirou Barry a exprimé la reconnaissance du gouvernement burkinabè à la Côte d’Ivoire, pour avoir accepté d’être pays invité d’honneur du 25e FESPACO.

Il a salué sa forte contribution pour conférer un éclat particulier à la cérémonie d’ouverture, en invitant et en prenant en charge l’artiste de renommée mondiale, la méga star, Alpha Blondy, alias Jagger. Présent dans la salle, le ministre qui a demandé pour lui des ovations nourries, l’a vivement remercié pour sa grande disponibilité, son attachement et son amour pour le Pays des hommes intègres. Le souhait de Tahirou Barry est que le FESPACO soit et demeure un espace d’éclosion et de promotion de talents, mais également un forum de développement de l’industrie cinématographique.

Le ministre de la Culture et de la Francophonie de la Côte d’Ivoire, Maurice Kouakou Bandaman, a pour sa part signifié la capacité de son pays à relever le défi. Un village « Akwaba », a-t-il souligné, sera créé à l’occasion, question de montrer la richesse et la diversité du patrimoine culturel de son pays. Il a nourri l’espoir de voir les jeunes réalisateurs ivoiriens revenir du 25e FESPACO avec l’Etalon de Yennenga. La Côte d’Ivoire, a-t-il dit, y rêve. A la dernière édition, elle a rêvé et rêve encore et elle finira par l’avoir. Le ministre dit avoir confiance aux jeunes cinéastes ivoiriens. Ils ne feront pas de la figuration, mais plutôt honneur au cinéma africain. Lauréats ou non, les Ivoiriens sont fiers du cinéma panafricain, fiers du Burkina, a-t-il conclu.

Le Délégué général du FESPACO, Ardiouma Soma, après avoir présenté au grand public les différentes articulations de la 25e édition du festival et livré la liste des 20 films fiction long métrage sélectionnés pour la compétition officielle, a alors répondu avec les deux ministres de la Culture à quelques préoccupations de l’assistance. Celles-ci ont essentiellement porté sur les innovations de l’édition 2017, le contenu du village Akwaba…

 

D.Evariste Ouédraogo

De retour d’Abidjan

 

Encadré

Compétition officielle : Fiction long métrage

 

  1. A mile in my shoes : Saïd Khallaf – Maroc
  2. Aisha: Chande Omar – Tanzanie
  3. A la recherche du pouvoir perdu : Mohammed Ahed Bensouda – Maroc
  4. Félicité: Alain Formose Gomis – Sénégal
  5. Fre: Kinfe Banbu – Ethiopie
  6. Frontières: Apolline Woye Traoré – Burkina Faso
  7. Innocent malgré tout : Kouamé Jean de Dieu Konan/Kouamé Mathurin Samuel Codjovi – Côte d’Ivoire
  8. L’interprête: Olivier Meliehe Koné – Côte d’Ivoire
  9. L’orage africain – Un continent sous influence : Sylvestre Amoussou – Bénin
  10. La forêt du Niolo : Adama Roamba – Burkina Faso
  11. Le gang des Antillais : Jean Claude Barny – Guadeloupe
  12. Le puits : Lotfi Bouchouchi – Algérie
  13. Les tourments : Sidali Fettar – Algérie
  14. Life point : Brice Achille – Cameroun
  15. Lilia, une fille tunisienne : Mohamed Zran – Tunisie
  16. Praising the lord plus one : Kwaw Paintsil Ansah – Ghana
  17. The lucky specials: Rea Rangaka – Afrique du Sud
  18. Thom: Tahirou Tasséré Ouédraogo – Burkina Faso
  19. Wulu : Daouda Coulibaly – Mali
  20. Zin’Naariya ! : Rahmatou Keita - Niger

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