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Jazz à Ouaga 2017 : Paco Séry en mis le feu à l’institut français

Les projecteurs du 25e Jazz à Ouaga se sont éteints le 6 mai 2017 à l’Institut français avec le show final, électrifiant, du batteur ivoirien Paco Séry et son groupe. Ce fut l’occasion pour le président du festival de faire le bilan d’une édition réussie.

 

 

Neuf soirées, quinze groupes sur les scènes de l’Institut français et du CENASA, vingt-neuf groupes sur la scène du village du festival sis à la place de la Nation, cinq au musée national au profit de Jazz school, six groupes à la cafète de l’Institut français qui ont rivalisé dans le cadre du concours Jazz Performance qui a notamment recueilli vingt-trois candidatures, c’est le bilan de Jazz à Ouaga 2017. Et c’est à ce moment, celui du bilan, que le jury du concours a décidé de livrer son verdict. Sans donc grande surprise, c’est Jazzpel qui s’est adjugé le saxo d’or, suivi de Sydyr et de Sabwana Orchestra, respectivement saxo d’argent et de bronze.

Dans cette ambiance festive de la remise du trophée, les organisateurs du festival ont profité découper le gâteau du 25e anniversaire du festival et offrir un présent à la directrice de l’Institut français de Ouagadougou en fin de séjour. Puis place au spectacle. Dans un premier temps, le public voyagera entre le Burkina Faso, le Togo et les Etats Unis en compagnie du groupe Chill qui a effectué une entrée très sensuelle avec Summer Time des Beatles. Chill est un groupe de virtuoses, de "solistes" burkinabè, togolais et américains dont la musique vous fait voyager à travers les pays d’origine de ses membres. Une heure durant, ils ont fait revisiter les grands classiques de Charlie Parker, de Mile Davis, Nat King Cole… Le bebop, le hard bop, le funk, le smooth, le rock et des fusions de musiques africaines, Chill a arraché le respect, l’admiration et surtout les acclamations du public. Le batteur du groupe, je très jeune Jérôme Ouoba, vainqueur avec son ex-formation de Jazz Performance 2016, a émerveillé par son talent et sa fougue. Ce n’est pas étonnant que la légende de la batterie Paco Séry l’ait invité sur scène plus tard pour partager la scène.

En effet, lorsque l’Ivoirien et son groupe, The Zawinul Syndicate, sont montés sur la scène du Grand Méliès à la suite de Chill, tout le monde s’attendait à une très grande prestation quand on connait le pedigree de celui qui est présenté comme l’un des tous meilleurs batteurs au monde. Du haut de ses trois Grammy awards, ce natif de Divo en Côte d’Ivoire a électrifié le public avec, entre autres, son titre Chabada Dance. Aussi talentueux que généreux, le virtuose de 61 ans a invité le jeune batteur burkinabè, qu’il a vu jouer un peu plus tôt, pour la finale de son spectacle. Une façon pour lui de lui tendre la perche ? En tout il n’est pas exclu que de bonnes nouvelles pour Jérôme Ouoba arrivent prochainement.

M. Arnaud Ouédraogo

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