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Trump reconnaît Jérusalem comme capitale d’Israël: Il a donc osé franchir le… Jourdain

Il a donc franchi le Rubicon ! Que disons-nous, le Jourdain. Jusqu’au dernier moment on avait pensé que c’était un gros canular et qu’il n’oserait pas. Et pourtant, il l’a fait, il a osé. Le président américain a en effet décidé hier de transférer son ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem, mettant ainsi fin à un statu quo vieux de 70 ans.

Après le plan de partage de la Palestine décidé en 1947 et qui avait conduit à la création d’un Etat juif, il avait décidé que la ville trois fois sainte (pour les chrétiens, les juifs et les musulmans) ferait l’objet d’un statut particulier ; obligeant Israël à choisir Tel-Aviv  comme nouvelle capitale. C’est ce modus vivendi vieux de sept décennies que Donald Trump vient de liquider malgré les mises en garde les plus avisées émanant du roi du Maroc, du pape François, du leader de l’autorité palestinienne et même de dirigeants de pays amis d’Israël. Hélas, trois fois hélas ! Le Donald n’en a fait qu’à sa tête.

Si, avec l’érection d’Israël, les Arabes avaient parlé de « Nakba », entendez par là la catastrophe, c’est une autre « Nakba » qui vient d’avoir lieu et dont on redoute les conséquences à très court terme. Car cette reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l’Etat hébreu est une véritable déclaration de guerre dans une région du monde réputée être une poudrière. Déjà le Fattah a appelé à « trois jours de colère » après la prière vendredi.

Quelle mouche a bien pu piquer l’oncle Donald pour qu’il aille jusqu’à une telle extrémité ? La simple volonté de tenir une promesse électorale en complicité avec le puissant lobby juif ou quelque motivation que ce soit ne vaut pas le coup qu’on sacrifie une paix déjà fragile.

Il y a donc comme une forme de folie et d’irresponsabilité chez le chef de l’exécutif américain dont on se demande parfois s’il maîtrise les enjeux internationaux. Quand bien même les Etats-Unis auraient toujours soutenu leur protégé israélien, ils l’ont toujours fait avec une dose d’intelligence, de realpolitik. Et voici que ce septuagénaire aux cheveux peroxydés sorti d’on ne sait quelle planète, parachuté de sa Trump Tower dont il n’aurait jamais dû descendre, vient de briser un tabou et de rompre un consensus qui, même fragile, avait au moins le mérite d’exister.

Au nom de la paix, ce président doit partir avant de commettre des dégâts plus désastreux.

Maintenant que le sort en est jeté, on ne peut que redouter les terribles conséquences de cet acte déraisonnable non seulement dans la zone de conflit mais aussi sur le sol américain où plus que jamais il faut craindre des actes terroristes. Au demeurant, on peut penser tout ce qu’on veut de la nébuleuse, mais c’est ce genre d’attitude irresponsable qui fait le lit de l’international terroriste et rend populaires des gens comme Oussama Ben Laden.

En réalité, Trump n’a jamais fait mystère de son islamophobie à peine continue. Pas plus tard que la semaine dernière, il a relayé sur son compte Twitter une vidéo islamophobe montée de toutes pièces par un parti d’extrême droite britannique.

Mais si seulement l’illuminé de Pennsylvania avenue pouvait être visité par la sagesse et la raison et reconsidérer sa position avant sa mise en œuvre concrète avant qu’il ne soit trop tard !

 

Hugues Richard Sama

 

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Décès Johnny Halliday: Souvenir souvenir

La France est triste. Coup sur coup, elle a perdu en l’espace de 48 heures deux de ses personnalités préférées ; elle n’avait pas encore fini de pleurer Jean d’Ormesson, «rock star des lettres françaises » décédée à 92 ans dans la nuit du lundi 4 au mardi 5 décembre 2017 qu’une autre rock star tout court s’éteignait à son tour la nuit de mardi à mercredi :  Johnny Halliday, Jean Philippe Smet à l’état civil, est en effet mort  d’un cancer du poumon dans sa résidence  de Marne-la Coquette qu’il avait décidé de regagner voilà un mois après une hospitalisation d’une semaine pour détresse respiratoire. Il avait 74 ans.  Déjà en 2009 il était tombé dans le coma. On l’a parfois donné pour mort mais c’était toujours pour le voir « ressusciter » sur scène. « La première fois que je suis mort,  je n’ai pas aimé ça » dira-t-il plus tard. On ne sait pas si ce coup-ci il va « aimer ça », mais il semble que ce soit désormais irréversible.

 

Avec lui disparaît une des icônes de la chanson hexagonale, la seule « vraie méga star » de ces cinquante dernières  années . Un demi-siècle durant, cet artiste transgénérationnel aura fait danser et chantonner des générations entières au rythme de ses tubes planétaires, en tout cas dans l’espace francophone. On se plaisait toujours à seriner « Le pénitencier », « Il y a quelque chose de nous au Tennessee », « Que je t’aime », « Oh Marie, si tu savais », « Souvenir souvenir », « Allumez le feu », « Noir, c’est noir »  et tant et tant d’autres morceaux devenus cultes.  Au total, l’enfant de la balle originaire de Belgique aura vendu 110 millions d’albums, obtenu 40 disques d’or et 8 victoires de la musique, des chiffres à vous donner le tournis.

Comme pour l’académicien nonagénaire, on rivalise de  superlatifs pour évoquer la mémoire de celui qui, plus qu’un chanteur, a fini par être une marque déposée, un label et, comme tel, savamment protégé et entretenu par la bête de scène  qu’il fut et les nombreux intérêts qui gravitaient autour de cet homme à femmes ; une idole à qui on pardonnait presque toutes ses  frasques ; un monstre sacré qu’il faisait bon avoir à ses côtés quand on était homme politique ; un interprète  dont on savourait la voix métallique qui électrisait les foules lors des quelque 3250 concerts qu’il aura donnés en presque 60 ans de carrière, de ses débuts à l’Escale de Laroche–Migennes le 16 avril 1960  à  l’Olympia en passant par  Bercy, le stade de France, le Zénith,  le Parc des princes, le Champ de Mars…

Quid de l’Afrique où Johnny a fait se trémousser les jeunes des années 60-70 de Bamako à Abidjan, de Dakar à Ouaga, de nombreux musiciens en herbe faisant leurs premières armes dans le métier en reprenant certaines de ses œuvres matinées de twist et de jerk ?  Sur le continent, c’est une trentaine de concerts que J.H. à donnés, notamment au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Maroc, en Afrique du Sud, au Sénégal, en Tunisie.  Il serait cependant exagéré d’affirmer que le genre yéyé de Johnny fut très populaire à l’image de rythmes du cru comme la rumba  ou le ziglibiti hier, le ndombolo, le bachégué, le zouglou, le coupé-décalé ou la musique mandingue aujourd’hui qui remplissent les pistes de danse de nos villes et campagnes.

Et le Burkina dans tout ça ? Si sur le site officiel de l’artiste, la capitale burkinabè figure parmi les villes où il a presté, de nombreuses sources concordent à dire qu’il n’a jamais mis les pieds ici, pas plus en Haute-Volta qu’au Burkina. Ou plutôt si ! Mais juste en escale à l’aéroport de Bobo comme le rappelle un vieux de Sya (lire page 25). On se rappelle par contre que Laetitia, l’épouse du musicien depuis une vingtaine d’années, celle  qui a recueilli son dernier souffle, séjourna au Faso en 2008. Ambassadrice de l’UNICEF, elle avait en effet passé une semaine au pays des hommes intègres, souvent à l’intérieur du pays, dans le cadre d’actions humanitaires en faveur notamment des femmes et des enfants, et dans des localités telles Ouahigouya, on se souvient encore de son passage.

Souvenir souvenir, et puisqu’il n’avait pas que des fans et des groupies qui se pâmaient littéralement à chacune de ses sorties, on se souviendra  également de cette mémorable passe d’armes entre Johnny et Antoine.

«Tout devrait changer tout le temps

Le monde serait plus amusant

On verrait des avions dans les couloirs de métro

Et Johnny en cage à Medrano» avait chanté ce dernier dans «les élucubrations d’Antoine». Réplique sèche plus tard de l’intéressé dans une de ses chansons emblématiques, «cheveux longs idées courtes».

Mais qu’on l’ait aimé à en perdre haleine ou qu’on ait été insensible à son talent, le fils du comédien Léon Smet ne laissait personne indifférent, car, résume le président Emmanuel Macron reprenant un des opus fétiches  du Elvis Presley français, « l  y avait en nous quelque chose de Johnny». Salut, l’artiste !

 

Ousseni Ilboudo

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