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Attentat dans une église au Nigeria : Ils priaient Dieu, ils ont rencontré Satan

En allant prier Dieu, les fidèles étaient loin d’imaginer qu’ils croiseraient le chemin de Satan. C’est pourtant le diable en personne qui s’est présenté tôt le matin hier dimanche à l’église catholique d’Ozubulu vers Onitsha dans le sud du Nigeria où quelque cent cinquante personnes étaient réunies pour l’office dominical. Un diable dont on ne savait pas encore s’il était l’envoyé de la secte islamiste Boko Haram ou l’œuvre de rivalités au sein de la communauté locale comme le suggère la police. Qu’importe pour l’instant, les dégâts, humains en l’occurrence, sont les mêmes : au moins douze morts et de nombreux blessés .

 

Dernier épisode sanglant en date dans ce pays traversé depuis de longues années par ces actes de violence qui ont souvent pris pour cibles des lieux de culte chrétien, particulièrement catholiques. Le 25 décembre 2011, alors que les chrétiens commémoraient la Nativité, l’attaque contre l’église sainte Thérèse de Madalla faisait 43 morts et plus de 70 blessés. Le 10 juin 2012, un attentat à la voiture piégée contre une église causait la mort de 4 individus et occasionnait la blessure de 41 autres à Jos. Même mode opératoire le 25 novembre 2012, les kamikazes ayant eu même le culot de prendre pour cible, une église située à l’intérieur d’une caserne militaire dans le nord du pays. Bilan : 11 cadavres et une trentaine de blessés.

On pourrait continuer ce recensement macabre des actes de terrorisme aussi nombreux que les grains d’un chapelet qui a surtout eu pour théâtre le nord de la fédération mise sous coupe réglée par la secte islamiste Boko Haram pour qui « l’éducation occidentale est un péché » et avec elle donc, toutes les valeurs et croyances judéo-chrétiennes qu’elle véhicule. Mais le ciblage des paroisses par la nébuleuse qui s’est rebaptisée entre temps Etat islamique en Afrique de l’Ouest est plutôt rare au sud, ce qui peut laisser effectivement croire que, sous réserve de revendication ultérieure, les crimes de ce dimanche sont dus à des antagonismes intracommunautaires.

Mais que ce soit les crocs du « chacal » Abubakar Shekau, toujours aussi acérés malgré la dissidence d’Abu Musab al-Barnawi et les coups de boutoir de l’armée nigériane, qui se soient à nouveau plantés dans le corps de ces pauvres brebis innocentes surprises par la Faucheuse en pleine prière ou le fait d’autres esprits malfaisants, y a-t-il péché plus irrémissible que de s’en prendre à des gens qui sont en train de louer le Seigneur ?

 

Ousseni Ilboudo  

Dernière modification lelundi, 07 août 2017 21:29

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