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Adama Barrow à Dakar : Jërëjëf (1) Macky !

Où pouvait-il donc aller pour son premier voyage de chef d’Etat, si ce n’est au Sénégal ? Il l’avait d’ailleurs promis et c’est chose faite depuis hier. Le nouveau président gambien, Adama Barrow, effectue en effet, du 2 au 4 mars 2017, une visite d’Etat de 3 jours au pays de Senghor où il a été accueilli en grande pompe par son homologue, Macky Sall.

 

« Le Sénégal devrait être notre meilleur ami du monde (…) Cimenter notre relation, c’est une priorité pour que les deux pays en tirent profit », avait-il notamment déclaré dès le lendemain de son élection. Et c’est un peu en obligé de Macky Sall, que l’hôte de marque effectue ce séjour.

N’est-ce pas à Dakar qu’il s’était exilé momentanément après son élection quand son prédécesseur Yahya Djammeh renâclait à débarrasser le plancher et que sa propre sécurité commençait à être menacée ?

N’est-ce pas dans l’ambassade gambienne à Dakar qu’il avait prêté serment le 19 janvier, sitôt le mandat du monstre de Kani-Lai expiré ?

N’est-ce pas enfin l’armée sénégalaise qui était à l’avant-garde des troupes de la CEDEAO qui ont obligé « Big man » à renoncer et à prendre le chemin de l’exil équato-guinéen ?

Alors quelque part, c’est pour dire « jërëjëf Macky » qu’il fait ce voyage.

Mais au-delà de cette simple civilité, c’est un nouvel horizon qui s’ouvre sur les relations entre les deux Etats qui étaient presqu’au degré zéro ces 22 dernières années.

C’est donc un petit air de « Sénégambie » (2) qui souffle entre Dakar et Banjul avec la signature de nouveaux accords de coopération dans différents domaines et la relance du projet ô combien symbolique de construction d’un pont entre les deux pays fort opportunément baptisé « Sénégambia »

Il n’empêche, malgré la bonne disposition d’esprit qui anime les rapports sénégambiens, qu’on se demande si la lune de miel va durer éternellement, car les pays, c’est bien connu, ont des intérêts et non des amis.

Les motifs de frictions ne manqueront pas entre cette Gambie nouvelle qui apparaît aujourd’hui comme le protectorat de son puissant voisin.

Mais on peut au moins être sûr d’une chose, quand des différends apparaîtront, Sénégalais et Gambiens pourront dorénavant discuter entre gens civilisés, ce qui n’était pas envisageable avec le soudard de state house. Et c’est déjà ça de gagné.

 

H. Marie Ouédraogo

(1) Merci en français

(2) Confédération qui associa entre 1982 et 1989 les deux pays.

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