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Menaces terroristes contre l’éducation : Le Centre-Nord veut freiner l’hémorragie du climat d’anxiété

Un climat d’anxiété et de peur est en passe d’atteindre les établissements scolaires de certaines localités de la région du Centre-Nord, frontalière de la province du Soum (région du Sahel). Et cela depuis l’attaque terroriste du 03 mars dernier à Kourfayel (commune de Djibo) qui a causé la mort  de l’instituteur Salifou Badini, directeur de l’école primaire du dit village. Des enseignants ont même déserté leurs postes suite à des rumeurs faisant état du passage d’individus suspects dans des écoles. Face à la situation, les autorités administratives, éducatives et sécuritaires régionales, provinciales et des localités concernées ont initié des rencontres de concertation et des sorties sur le terrain afin de témoigner leur solidarité et leurs encouragements aux enseignants et aussi, assurer à ces dernier que des mesures sont mises en œuvre pour leur sécurité.

 

Anticiper, communiquer et rassurer sont, entre autres, les actions entreprises par les autorités administratives, éducatives et sécuritaires du Centre-Nord afin de freiner l’hémorragie du climat d’anxiété et de psychose qui avait commencé à se propager dans les établissements scolaires de certaines localités de la région, après la mort tragique de l’instituteur de Kourfayel dans le Soum.

En effet, en début de semaine, des enseignants exerçant dans les circonscriptions d’éducation de base (CEB) de Bourzanga, de Rollo, de Nasséré et de Zimtanga dans la province du Bam ainsi que de Bouroum dans celle du Namentenga, avaient déserté leurs lieux de service suite à des rumeurs faisant état du passage d’individus suspects dans ces écoles.

La rencontre de crise organisée au niveau régional, sous la houlette du gouverneur, Nandy Somé/Diallo,  ainsi que celles tenues dans les provinces et communes concernées, ont permis de prendre des dispositions dans l’optique de ramener le calme et la quiétude au sein des enseignants et des communautés.

Le mardi 07 mars dernier, une équipe composée des responsables de l’éducation, de la sécurité et de l’Association des parents d’élèves dont le DRENA du Centre-Nord, Moussa Ouédraogo, le DPENA du Namentenga, Jules Bilogo (ndlr : Gans Naaba de Nobéré) et le Commandant de brigade de la gendarmerie de Tougouri, Yacouba Birba, est allée à la rencontre des enseignants de la CEB de Bouroum.

Contrairement à certains de leurs collègues d’autres CEB qui ont abandonné leurs postes de travail sans se référer à leurs autorités locales, ceux des écoles de Bouroum qui partagent les mêmes frontières avec la commune d’Arbinda (province du Soum) se sont réfugiés dans le chef-lieu abritant leur inspection. Les membres de la mission qui étaient pour l’occasion assistés des autorités locales dont le préfet, Alfred Zerbo, et le 1er adjoint au maire, Pascal Sawadogo, ont félicité les enseignants de Bouroum pour leur démarche responsable et citoyenne.

Ils ont aussi remercié les autorités locales, l’équipe d’encadrement pédagogique avec à sa tête, l’inspecteur Saïdou Ouédraogo, les parents d’élèves et les Comités villageois de développement (CVD) pour leurs appuis multiformes aux enseignants dans ces moments difficiles. La mission a assuré aux enseignants que leurs préoccupations ont été entendues par le gouvernement et que des mesures ont été prises dans ce sens pour leur sécurité.

Réconfortés par le message des responsables de l’éducation et de la sécurité, les enseignants par la voix du SG local du SYNATEB, Inoussa Ouédraogo, ont pris l’engagement de rejoindre leurs postes après la fête du 8-Mars.  Ils ont aussi sollicité l’ouverture d’un poste de sécurité dans la commune.

A noter que dans la province du Bam, les responsables administratifs et éducatifs ont, eux aussi, invité les enseignants à regagner leurs lieux de service et à ne pas céder à la panique.

 D. D. W. O.

 

Commentaires   

0 #4 Dérives identitaires 09-03-2017 16:20
On constate une tendance accélérée à la promotion générale d’un groupe ethnique et d’une région dans les sphères décisionnelles de l’Etat burkinabè de 2015 à 2017.Ainsi, les patronymes Sawadogo, Ouédraogo majoritairement représentatives d’une région précise du pays sont promus à d’importants postes de responsabilités . Des descendants d’un groupe ethnique peuhl aux patronymes Diallo, Barry sont également devenus brusquement des privilégiés dans de hautes fonctions de l’appareil d’Etat. Le constat se passe de tout commentaire .Il suffit de suivre les journaux de la télévision nationale, pour se rendre compte que la plupart des responsables administratifs portent ces patronymes. Qui est à la base de ce phénomène dangereux pour la cohésion sociale ? Les peuhls ont toujours été des nomades et des bergers essentiellement . Les conflits auxquels ils étaient confrontés étaient souvent ceux avec les agriculteurs à cause des troupeaux de bergers qui dévastaient les champs des paysans. Mais de nos jours, des noms de peuhls reviennent souvent dans des actes criminels et terroristes. Ainsi, Malam Dicko sème la terreur au Sahel vers Djibo par des attaques djihaddistes. Récemment, des avis de recherches ont été lancés par les services de sécurité contre un certain Tall qui serait impliqué dans des braquages de boutiques airtel money à Ouagadougou. Qu’est-ce qui peut justifier cette brusque radicalisation des peuhls jadis pacifiques au Burkina ? Le Burkina compte plus de 60 ethnies qui ont toujours mené une cohabitation pacifique. Alors que des personnes qui font fi de l’équilibre géopolitique, prennent garde à ne pas semer les germes de la division entre les peuples.
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0 #3 Kanzim 09-03-2017 15:49
Je trouve que l’auteur de l’article signant par les sigles D. D. W. O. est resté dans la perspective des officiels qui, bien que leur acte soit loua le, sont restés dans la dynamique infantilisante des promesses ? C’est bien que D. D. W. O. nous édifie sur ce qu’il pense être un acte citoyen ou de bravoure de la part des enseignants qui auraient comme il écrit, « contrairement à certains de leurs collègues d’autres CEB qui ont abandonné leurs postes de travail sans se référer à leurs autorités locales, ceux des écoles de Bouroum qui partagent les mêmes frontières avec la commune d’Arbinda se sont réfugiés dans le chef-lieu abritant leur inspection ». Pour un reportage partisan c’en est bien un, il eut fallu attendre et s’assurer « que leurs préoccupations ont été entendues par le gouvernement et que des mesures ont été prises dans ce sens pour leur sécurité. Par contre, un reportage sur les effets positifs de la prise en compte effective des préoccupations des enseignants par les autorités compétentes auraient été plus instructif et auraient mieux servi parce que d’autres enseignants dans d’autres contrées allaient enfin commencer à avoir confiance. Journalistes comme autorités locales comme nous tous d’ailleurs, nous devrions mettre en avant la vie des travailleurs qui est déjà très difficile, plutôt que de perdre du temps dans des promesses creuses, parce que ayant été avéré fallacieuses dans le passé. Quand nous nous appelons le 11 11, nous voyons combien sont efficaces et réactifs les secours, du reste dans une vélocité de tortue. Pour parler comme les jeunes je dirais alors que « en même temps c’est mieux » : pourquoi les autorités n’ont pas emporté avec elles leurs matelas, nattes et réchauds, pour séjourner avec les enseignants dans leurs bourgades : comme cela l’effet du nombre et de l’ego des autorités aurait peut-être été dissuasif et répulsif du côté des bandits assassins ?
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0 #2 Medg 09-03-2017 12:10
Une question me taraude l’esprit, sommes-nous face à l’incompétence de la hiérarchie militaire ou faisons-nous face à l’irresponsabil ité du pouvoir politique en place?

Combien de temps devrons-nous attendre pour enfin constater une vrai réactivité militaire face au problème récurrent dans le nord?

Il est vrai que nos armées africaines manquent de moyen à cause de la cupidité des chefs militaires qui se partagent toujours le même gâteau et ce, en complicité avec les pouvoirs politiques. Depuis, plus de 5 ans, 3 pays (Burkina, Mali et Niger) qui partagent les mêmes frontières sont régulièrement attaqués ou sous la menace de terroristes, mais les chefs militaires ne sont pas capables d’asseoir un plan d’attaque commun. Tous les jours, ce sont des réunions qui n’accouchent rien de bon. On joue aux Etats souverains, mais en réalité, ils ne le sont pas. Ils vendent leur sécurité aux autres. Pourquoi gaspiller des milliards chaque année pour organiser avec fastes les fêtes de l’indépendance?

Nous nous trouvons dans le même scénario malien qui a justifié le coup d’état du Capitaine Sanogo face à l’inertie du politique à son temps. Ces jeunes soldats en voulaient non seulement aux politiques, mais également à la hiérarchie militaire qui ne mettait les moyens qu’il fallait aux troupes. Le Burkina vivra-t-il cette même situation si aucune stratégie n’est mise en place ?
Il est inhumain pour un militaire de voir son frère d’arme perdre la vie au combat sans pouvoir combattre par manque de moyen d’ordre logistique.

Cela le frustre et le coupable désigné est sans ambages la hiérarchie.
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0 #1 Amélie 09-03-2017 09:40
Par la collaboration entre civils, forces de défense et de sécurité, le Burkina parviendra à traquer efficacement les groupes terroristes isolés dans la partie sahélienne du territoire national. Le ministre de la sécurité, en compagnie du Chef d’Etat major général des armées, en décidant de l’interdiction de circuler de 17h à 6 h dans la bande frontalière du Sahel jouxtant le Mali, sera une mesure pour mieux contrôler les mouvements des terroristes pour des ripostes appropriées.
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