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Les élucubrations de Toégui : Balle à terre Tahirou…

E = mc2 ? Faux, monsieur Einstein.

E = Elucubrations. A la rigueur, mc2 = E mais jamais E = mc2.

Ferme ta gueule Anta ! De quoi je me mêle !? Qu’est-ce que tu crois ? Tu penses être la seule à connaître la théorie de la relativité ? Ton malin là ! Rien à foutre de tes humanités.

E = mc2. A d’autres. Faut pas m’en conter. C’est comme Remis Fulgance Dandjinou qui veut nous apprendre que lorsqu’on lave des habits, on fait de la lessive. Sauf votre respect monsieur le ministre, sauf votre respect je dirais que ce n’est pas ce qu’on nous a appris au Bantaaré. Quand on lave des assiettes on fait du lave-assiette. C’est ce que monsieur Emile nous disait. Et ce que monsieur Emile a dit ce n’est pas un Gaulois de Paris qui peut trouver à y redire.

La médiation engagée par Maurice Bonanet du MPP et Bénéwendé Sankara de l’UNIR/PS auprès du PAREN semble porter ses fruits si on s’en tient à la cessation des hostilités observée depuis lors. Même s’il n’est pas exclu que l’attaque djihadiste, soit pour quelque chose dans cette accalmie. Toujours est-il que c’est le calme. S’en réjouir ? Oui, mais pas très bruyamment. Ma conviction est que ce conflit, il aurait mieux valu qu’il ne vit pas le jour compte tenu de la notoriété des antagonistes et de l’estime que l’opinion porte au parti « Le PAREN ».

« Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». Tel était le titre d’un film français paru il y a quelques années de cela et qui eût beaucoup de succès. S’agissant de la tragédie qui se joue au PAREN, j’ai envie de paraphraser le film en question en disant : « Tout le monde il a tort, tout le monde il a faux » ! Match nul. Ce qui ne veut pas dire que le score est nul, encore moins que le score est vierge.

Le drame dans le conflit au PAREN, c’est qu’il met en exergue un scénario inédit. Un scénario jamais vécu ni chez nous ici au Faso, ni ailleurs sous d’autres cieux. A ma droite, Laurent Bado, un vénérable et historique président fondateur d’un parti, aux prises avec son élève, le terme élève devant être pris dans son sens propre. En effet, on omet souvent de rappeler que Tahirou Barry fut l’étudiant de Laurent Bado à l’Université de Ouagadougou. Il n’était pas seulement que l’élève car en même temps qu’il recevait des leçons de Droit, il s’initiait également au ‘’Tercérisme’’ cette nouvelle doctrine inventée par Laurent Bado, et était un militant actif de la cellule estudiantine du PAREN. C’est dire que Tahirou était aussi le disciple de Laurent Bado  qui était par conséquent son mentor. Et voilà que, contre toute attente, l’élève, le maître, le disciple et le mentor, ont décidé de laver un linge sale sur la place publique au son de balafons et de tams-tams en employant des mots qui n’étaient pas beaux à entendre.

De la crise ‘’Tercériste’’, s’il fallait à tout prix désigner qui est plus fautif que qui, moi je penserais en premier lieu au président-fondateur Laurent Bado. Sa première faute aura été de créer ce mot « fondateur » qui n’est pas très approprié. Un parti politique n’a pas de fondateur mais plutôt des fondateurs. Quelle que soit sa clairvoyance, quel que soit son génie propre un homme ne peut pas à lui tout seul créer un parti politique. Une fois l’idée conçue, il faut ensuite convaincre, persuader des élèves pour en faire des disciples. L’aboutissement de ces démarches sera la création d’un parti politique et tous ceux qui auront assisté à la cérémonie de création de ce parti en seront les fondateurs au même titre. Pour parler plus clairement et de façon plus explicite on devrait dire que ce sont des cofondateurs. Néanmoins, des fondateurs de parti, dans le sens voulu par Laurent Bado, ce n’est pas ce qui nous manque. Joséphine Tamboura est « un fondateur » de parti. Elle a fondé le je ne sais plus quel parti. Nayabtigoungou Congo Kaboré est un fondateur de parti. Il a fondé le  MTP.

Et ils sont à la tête de leur parti depuis plus de 20 ans sans désemparer et ça n’offusque personne. Pourquoi on s’en offusquerait, l’Article 37 et le « En aucun cas Togolais » ne concernent pas les partis politiques. Ne voilà d’ailleurs pas Angela Merkel qui vient d’être réélue Chancelière pour la 4e fois qu’elle est à la tête de son parti depuis une vingtaine d’années ?

Cela dit, avec toute l’estime que je lui dois, Tahirou Barry devrait faire profil bas face à Laurent Bado qui a été son maître et qui est toujours son mentor. En outre, même si nous sommes en politique, il n’en demeure pas moins que nous sommes en Afrique et les égards envers les aînés sont de rigueur.

A monsieur Tahirou Barry. Bonjour monsieur le Ministre. Je vous présente tous mes respects.

Cher Tahirou Barry, je t’aime bien. Tu sais que je t’aime bien. Je te l’ai dit une fois. Et merci pour m’avoir fait honneur en m’appelant pour me saluer. Voilà. Je t’aime bien mais je ne vais pas te châtier bien. Voilà… L’histoire là, il faut laisser tomber. Comme disent mes Mochichis, il faut descendre ton cœur. Laisse le parti et tout le parti au Professeur Laurent Bado et rentre dans les rangs. Je vais t’expliquer.

Tu le sais mieux que moi, le monde entier le sait, c’est le Professeur Laurent Bado qui a eu l’initiative de créer le parti «Le PAREN». Et il n’a pas fait que créer le parti, il a prôné dans la lancée une nouvelle doctrine : le Tercérisme. Il a créé le Tercérisme comme Karl Max créa jadis le Marxisme. Par conséquent le premier Tercériste c’est Laurent Bado. Ce n’est ni toi Tahirou Barry, ni Carlos Toé, ni Guiguemdé, ni Abdoul Karim Sango ni n’importe qui d’autre du PAREN. Et il n’y a qu’un seul Tercérisme, c’est le Tercérisme de Laurent Bado. Le Tercérisme ce n’est pas comme le Sankarisme. Thomas Sankara a créé le Sankarisme mais il y a plusieurs Sankarisme. Il y a le Sankarisme en mode Bénéwendé, le Sankarisme en mode Bazié, le Sankarisme en mode Mamadou Kabré. Il y a encore d’autres Sankarisme mais il n’y a qu’un seul Tercérisme.

Et le Libéralisme ? Il y a plusieurs Libéralisme. Il y a le Libéralisme de Zéphirin Diabré avec ses Chinois qui sont à couteaux tirés avec les Chinois de Ablassé Ouédraogo. Il y a le Libéralisme   d’Ablassé Ouédraogo avec ses Chinois qui sont à couteaux tirés avec les Chinois de Zéphirin Diabré. Il y a le Libéralisme de Joséphine Tamboura qui ne sait pas ce que c’est que le Libéralisme de Zeph ni ce que c’est que le Libéralisme de Ablassé. Beaucoup de Libéraux mais un seul Terceriste en la personne de Laurent Bado.

Et les Socio-Démocrates alors ? Ils battent le record. Rien qu’hier ou avant-hier il y a un parti Social-Démocrate qui a vu le jour : Ouédraogo Ali Badara. Mais il n’y a qu’un seul parti Tercériste, c’est le PAREN. Sinon, il y a la Social-Démocratie en mode MPP. Il y a la Social-Démocratie en mode CDP. Il y a la Social-Démocratie en mode Philippe Ouédraogo. Il y la Social-Démocratie en mode Etienne Traoré. Mais il n’y a qu’un seul Tercérisme, c’est celui de Laurent Bado. Autre précision de taille mon cher Tahirou. Les créateurs du Sankarisme, du Libéralisme et de la Social-Démocratie ne sont plus de ce monde alors que Laurent Bado est toujours parmi nous, bien en chair.

Tu me comprends, maintenant mon cher Tahirou ? Il faut savoir raison garder. Rends les armes. Tu ne peux pas te lever comme ça, toi l’élève, toi le disciple, tu ne peux pas te lever comme ça avec la prétention de retirer le « Tercérisme » des mains du créateur du « Tercérisme ».  Pour faire quoi de ce « Tercérisme » kidnappé ?  Personne ne te comprendrait, mon cher ami. Le monde entier dira que tu ne peux être plus « Tercériste » que l’inventeur du « Tercérisme » et qu’il faut rendre à César ce qui est à César. Et le monde aura bien raison. Non Tahirou, remets la chose. Essuie tes larmes, je n’ai pas supporté tes larmes à la télé.

J’en vois qui me lorgnent méchamment me reprochant de revenir sur un litige en voie de solution et de se demander de quoi   je me mêle avec mes élucubrations. Ah bon !? Ça va s’arranger ? Tant mieux !

Sinon, je ne me mêle de rien. Je donnais seulement des idées à Dieudonné Bonanet et à Bénéwendé Sankara. S’ils estiment que j’élucubre , il leur suffit de prendre le contre-pied de mes élucubrations pour découvrir la voie à suivre.

 

Charles Guibo

 

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Les Tchadiens non grata aux USA : Déby ne mérite vraiment pas ça !

Cet homme est vraiment fou et dangereux. Non seulement pour son propre peuple mais aussi pour la planète entière.

Quand, à la surprise générale, le candidat républicain a été élu 45e président des Etats-Unis il y a bientôt un an, nombreux sont les observateurs qui pensaient que la réalité de l’exercice du pouvoir le rattraperait rapidement, qu’il ne pourrait pas tenir les promesses parfois folles faites à ses électeurs.

Pourtant, chaque jour que Dieu fait, il faut que le forcené de la Maison-Blanche conserve une de ses outrances, à savoir sa propension à prendre des mesures totalement loufoques dont il est le seul à avoir le secret. A peine installé dans le Bureau ovale, Donald Trump sortait déjà sa « liste noire », longue de six pays, comme par hasard tous arabo-musulmans, dont les ressortissants étaient interdits d’accès au territoire américain : Syrie, Libye, Iran, Soudan, Somalie et Yémen.

Après des mois de bataille judiciaire épique comme seule l’Amérique sait en offrir, la version édulcorée du fameux décret était entrée en vigueur le 29 juin dernier pour une durée de 90 jours et expirait le 24 septembre. Alors que la raison aurait voulu qu’à la date échue l’oukase scélérat fût purement et simplement abrogé, un nouveau texte vient d’interdire ou de limiter l’entrée des Etats-Unis aux ressortissants de huit pays. Trois nouveaux indésirables font en effet leur entrée dans le cercle des bannis de Washington : la Corée du Nord, le Venezuela et le Tchad, tandis que le Soudan en sort. La raison invoquée par l’administration Trump : certains de ces pays accueillent des terroristes et ne collaborent pas assez avec Washington.

Que Pyongyang et Caracas, qui sont depuis de longs mois dans le viseur de l’Oncle Sam, intègrent ce club fermé où personne ne souhaite être, on veut bien l’admettre. Mais que diable le Tchad a à voir dans cette liste de parias ?

Que le pays d’Idriss Déby soit en proie, comme tant d’autres du continent africain et même d’ailleurs, à l’islamisme radical, on veut bien le croire, mais de là à l’ériger en allié de ces nébuleuses djihadistes donne le sentiment que le septuagénaire à la chevelure peroxydée pousse un peu trop loin le bouchon. En quoi le Tchad est-il accommodant avec les terroristes alors que précisément les « Déby boys » sont en première ligne dans la lutte contre l’hydre ? Que ce soit dans la bande sahélo-saharienne, particulièrement au Mali, ou dans le bassin du lac Tchad, nombre d’entre eux ont déjà payé le prix fort de leur intervention qui a permis parfois de réduire le chacal à sa plus simple expression. En plus d’être sur plusieurs fronts, le pays abrite le poste de commandement de l’opération Barkhane, fer de lance de la lutte contre le terrorisme dans le Sahel, et accueille une base de drones américains. Et c’est ce Tchad-là que celui qui twitte plus vite que son ombre veut punir pour un défaut de collaboration ? C’est à croire que sa connaissance du monde se limite à l’horizon de la Trump Tower. Où va d’ailleurs s’arrêter le milliardaire-président à cette allure, car si même le pays de François Tombalbaye est « blacklisté », qu’adviendra-t-il de ceux qui ont vraiment quelque chose à se reprocher ? Pourquoi d’ailleurs « Mister tweets », au lieu de s’en prendre au « Berger de Berdoba », qui n’a que sa petite canne de pasteur pour se défendre, n’étend-il pas sa mesure infâme à des pays comme l’Irak, le berceau de daesh, l’Arabie Saoudite, qui a enfanté le plus grand terroriste de tous les temps en la personne d’Oussama Ben Laden ou même le Pakistan qui a hébergé le chef d’Al-Qaïda à Abbottabad et détient le record d’Oulémas spécialistes en lavage de cerveau ?

Pour tout dire, on ne sait pas à quelle logique répond cette politique discriminatoire dont les effets sur la sécurité des Américains restent à prouver. Trump est un président irrationnel, on le savait. Mais si on doit encore souper de ce monsieur pendant trois longues années, on risque de se réveiller un jour, si on se réveille, trouver qu’il a appuyé, dans un accès de colère, sur le bouton nucléaire.

 

Hugues Richard Sama

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