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Attaque d’un camp militaire au Niger : Les dirigeants dissertent, les terroristes tuent

Qui étaient-ils ? D’où étaient-ils venus ? Jusqu’à hier en début de soirée, il était encore difficile de répondre à ces questions puisque le forfait n’avait toujours pas été revendiqué. Le constat est en tout cas là. Effroyable comme toujours. Onze soldats dont un officier tués, quatre véhicules brûlés et sept pick-ups emportés. Tel est le bilan de l’attaque terroriste qui a frappé le mercredi 22 février 2017 en tout début de soirée un poste militaire avancé du département d’Ouallam dans la région de Tillabéri, aux confins de la frontière nigéro-malienne.

 

Et comme cela est souvent le cas, une fois leur forfait commis, les assaillants ont eu le temps de disparaître dans la nature. Et dans le cas d’espèce, ils se seraient évaporés avec d’autant plus d’aisance que les renforts venus de Niamey ne sont partis à leur recherche qu’au petit matin du jeudi. Une entreprise certes nécessaire par acquis de conscience, mais vouée à l’échec car avec une telle avance, on se demande comment les terroristes pouvaient encore être rattrapés.

Et quand bien même la signature de l’attaque n’aurait pas été identifiée, pas besoin d’être géomancien pour taper le sable de ce vaste désert nigérien pour supputer que tout cela porte la griffe de l’une ou l’autre des nombreuses filiales de la multinationale du terrorisme qui s’en donnent à cœur joie dans le Sahelistan, passant d’un pays à l’autre avec une aisance d’autant plus déconcertante, que nos armées sont dans la plupart des cas mal équipées, mal entraînées et mal préparées à cette guerre asymétrique. Et pour ne rien arranger, les complicités locales rendent la riposte encore plus difficile.

Cette nouvelle tragédie nigérienne en rappelle bien d’autres comme l’attaque le 16 décembre 2016 à Nassoumbou, dans le Sahel burkinabè, d’un poste avancé de l’armée burkinabè qui avait fait alors 12 morts et de nombreux blessés. A peine deux mois sont passés et c’est maintenant le tour du Niger, comme si les narco-djihadistes s’adonnaient dans une impunité totale à une ronde macabre dans les pays de la ligne de front que constituent le Mali, le Niger et le Burkina.

Les concertations entre forces de défense et de sécurité, services de renseignement, ministres et même présidents s’enchainent sans que soit trouvée ne serait-ce que l’ébauche d’un traitement efficace contre ce cancer qui menace la paix et la sécurité de toute la sous-région.

Pas plus tard que le 6 février dernier, les chefs d’Etat du G5 Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad et Mauritanie) s’étaient à nouveau retrouvés à Bamako pour mettre en œuvre l’indispensable mutualisation de leurs moyens sans laquelle toute victoire demeure illusoire. La riposte est en bonne voie, mais force est de reconnaître qu’on demande encore à voir…

Et pendant que les dirigeants politiques, les experts militaires et les ronds-de-cuir de la lutte contre le terrorisme dissertent à n’en pas finir, l’ennemi, lui, est sur le terrain et continue de faire couler le sang. Bien malin qui pourra prédire quand cette hémorragie prendra fin.

 

H. Marie Ouédraogo

Dernière modification ledimanche, 26 février 2017 22:12

Commentaires   

0 #2 Mimi 28-02-2017 09:34
Vous parlez pour ne rien dire, rien que des théories. ce sont ces longs commentaires qui sont en train de conduire la sous région dans la ruine. toujours caché derrière le net pour dire du n'importe quoi. Vous avez choisi la solution difficile pour la sous région , voilà les conséquences touts les pays ont des problème de sécurité. et ca va aller de mal en pis.
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0 #1 Kanzim 26-02-2017 00:37
Les maux préjudiciables à la lutte contre le terrorisme comptent aussi la réunionite, cette maladie à ne voir de solution à un problème qu’à travers des réunions, consommatrices de temps, de moyens financiers et d’énergies. On observe à cet effet l’éclosion de structures regroupant les mêmes pays à propos du même problème qu’est le terrorisme. On entend beaucoup de communiqués finals les uns plus maussades que les autres. Les moins mauvais sont les moins bavards, et ils arrivent à quelques résultats, comme le Niger. Les non performants sont les plus bavards, tonnant comme des tonneaux vides, des menaces qui ne feraient même pas frémir le duvet d’un poussin. Et les terroristes eux ils parlent quand ils ont fini de faire mal ou quand ils semblent sûrs de leur fait imminent. Au Burkina, un comportement dangereux et empreignant certains responsables vient s’ajouter aux multiples défis que rencontre la lutte contre le terrorisme : il s’agit des sentences martiales mais qui, on n ne s’en méfie pas, s’avèreront creuses et vaines, qui sont prononcées par des non-initiés. Avait-on besoin au sein du gouvernement, que deux ministres s’attaquent au même terrorisme lorsque leurs minières ont des objets différents ? Dans ce Burkina ds clans, des secteurs et des « six-mères », il ya un risque que nous entendons des voix discordantes accusant la défense de marcher dans les platebandes de la sécurité ou vice-versa. En sus, je ne crois pas que le tout nouveau ministre de la défense maitrise déjà sa chose au point de déclarer le terrain aux terroristes. Et même si le ministre de la sécurité connait un peu le ministère, il n’aurait pas dû faire dans du déjà entendus en promettant ce qui a toujours été promis et n’a jamais été vu ni obtenu, en matière de sécurité. A défaut de savoir comment communiquer, il faut que les ministres sachent au moins comment parler. Surtout aux ministères chargés de la Sécurité et de la Défense : plus on parle, plus on fait courir le risque de s’exposer par provocation ou par livraison de secret de et de stratégies de défense. Personne ne peut mystifier personne dans ce pays.
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