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Le commissaire Aliou bientôt à la barre : Il faut «couper» ces petites mains du jihadisme malien

La date de son procès n’est pas encore fixée, mais la seule idée de le savoir bientôt dans le box des accusés soulage bien des cœurs meurtris et panse des blessures encore vives. Qui ne se souvient, en effet, d’Aliou Mahama Touré, qui fut chef de la police islamique de Gao entre 2012 et 2013 ? On ne sait pas s’il avait préalablement suivi un stage au ministère afghan de la Répression du vice et de la propagation de la vertu, auprès de ses fameux mutassibs sous le règne des Talibans ; tant l’évocation de son seul nom faisait frémir.

 

Voilà en effet un ancien vendeur de peaux d’animaux, plus ou moins fauché, qui à l’arrivée des islamistes va leur offrir ses services, devenant un des supplétifs les plus zélés du Mouvement pour l’unité et le jihad en Afrique de l’Ouest ,MUJAO, qui contrôle alors cette métropole du Nord-Mali. C’est donc le commissaire Aliou, ainsi qu’on l’appelle depuis lors, qui sera à la manœuvre pour imposer la charia, au besoin à la force du fouet si ce n’est pire.

Ainsi, celui qui, il n’y a pas si longtemps, dépiautait les bêtes a entrepris de faire la peau aux récalcitrants. La lapidation des présumés adultères, c’est lui. Les amputations de supposés voleurs dont il se chargeait parfois lui-même, c’est encore lui. Et que dire des exécutions sommaires dont le chef de cette police religieuse se rendra également coupable …

Et encore heureux si ce n’est que son fouet qui parlait pour des délits « mineurs » ou quand il se contentait de fermer les lieux de loisirs, débits de boissons ou autres vidéo clubs, poussant même le zèle, si ce n’est le ridicule, jusqu’à l’interdiction des matchs de football.

Question obscurantisme, ces petites mains qui, au service des narco jihadistes, ont contribué à faire main basse sur le septentrion malien n’ont rien à envier aux Muttawas d’Arabie Saoudite ou aux Ghast e ershad iraniens, la police de la vertu en persan, pour faire appliquer au pied de la lettre les règles et principes religieux fondamentalistes.

Alors, savoir le monstre de Gao sous les fourches caudines de la Justice cinq ans après la commission des faits ne peut que réjouir les victimes et leurs proches, ainsi que les activistes des droits de l’homme comme ceux de la FIDH qui rappellent que ce sera le premier procès à connaître des crimes commis sous l’occupation islamiste au Mali. Mais quel que soit le verdict, Aliou Touré pourra toujours s’estimer heureux d’être vivant et entier. Un homme jouissant de son intégrité physique, au contraire de tous ceux et celles qui ont eu le malheur de croiser un jour son chemin.

Vivement donc que l’audience s’ouvre. Et il faut espérer que le sieur Touré ne sera que le premier d’une longue liste constituée de tous ces collabos qui par leurs agissements ont contribué au délitement de l’Etat et de la société malienne à la faveur de cette occupation dont le pays n’est pas tout à fait sorti.

 

H. Marie Ouédraogo

Dernière modification ledimanche, 02 avril 2017 20:36

Commentaires   

0 #1 Moumouni 01-04-2017 09:13
Pour vous il n'y a pas de différence entre le terrorisme et le djihad.toujours du copié collé comme le souhaite les diabolisant de l'islam.vous ne faite que répété ce que disent les ennemis de l'islam. SACHEZ QUE UN TERRORISTE N’EST PAS UN DJIHADISTE.Main tenant si vous voulez avoir le sens réel du mot djihad allez vers les oulémas du burkina et cessez l'amalgame
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