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Attaques de lieux de culte en RDC : Comme si la chienlit politique ne suffisait pas…

Jusqu’où la lente descente aux enfers de la République démocratique du Congo ira-t-elle ? On tremble en tout cas de plus en plus pour ce pays-continent qui semble partir en lambeaux chaque jour un peu plus.

 

Tenez :

- d’abord, il y a eu la démission de la Conférence épiscopale nationale congolaise (CENCO) en raison du blocage des pourparlers entamés depuis six bons mois et pendant lesquels de petits malins s’amusent chaque fois à détricoter la nuit venue ce qu’ils ont souvent tissé savamment le jour. De guerre lasse, les prélats ont ainsi fini par jeter la soutane la semaine dernière, laissant les différents protagonistes entre eux ;

- ensuite, ce fut le meurtre des deux experts de l’ONU qui avaient disparu dans le Kassaï le 12 mars dernier et dont les corps ont été retrouvés récemment. Une solution radicale, s’il en fut, pour empêcher les enquêteurs mandatés par le Conseil de sécurité de mener des investigations sur les violations des droits de l’homme et de l’embargo sur les armes ;

- enfin, la semaine d’avant, c’est des fosses communes contenant vraisemblablement des corps de miliciens Kamuina Nsapu qui avaient été découvertes, sans compter les quarante-deux policiers massacrés dans le Kassaï central.

Et que dire du Kivu, l’éternel volcan en activité dont les éruptions sporadiques menacent non seulement la stabilité de la RDC mais aussi celle de pays voisins comme le Rwanda, l’Ouganda, le Burundi ?

Dans ce Congo qui aurait dû être un havre de paix, tant il regorge de ressources naturelles (diamant, uranium, bois, pétrole…) qui font paradoxalement son malheur,  chaque jour charrie son torrent de larmes, de sueur, de sang et de cadavres. Dernier exemple en date, les attaques contre des édifices publics et l’Eglise catholique à Luebo, dans le Kassaï, en passe de devenir l’épicentre des troubles sociopolitiques qui secouent le pays. Locaux de la CENI brûlés, matériel d’enrôlement avec ; palais de justice vandalisé ; couvent et évêché incendiés, cette petite localité renvoie depuis vendredi dernier l’image d’une cité carbonisée. Derrière ces actes odieux on voit la main de miliciens se revendiquant Kamuina Nsapu, du nom de ce chef coutumier qui s’est révolté contre l’autorité de l’Etat l’an dernier et qui a été tué le 12 août au cours de l’assaut de sa maison.

Qu’est-ce qui a bien pu provoquer cette furie incendiaire ? Les pyromanes s’en seraient uniquement pris à des symboles de l’Etat qu’on y aurait vu des représailles contre les exactions dont ils ont été eux-mêmes victimes de la part des FARDC et dans lesquelles ils ont perdu leur chef. Mais s’en prendre à des hommes et des femmes de Dieu, voilà qui fait glisser un peu plus le pays dans l’abîme ; surtout que les violences sont ciblées.

Pourquoi effectivement l’Eglise catholique et non des mosquées ni des temples évangéliques dans un pays où pourtant la présence protestante est prégnante ? On se rappelle déjà qu’il y a quelques semaines, des paroisses avaient été attaquées alors que la CENCO était en pleine négociation avec les parties prenantes à la crise congolaise.

Si à la chienlit politique devaient venir se greffer des considérations religieuses, ce serait, à coup sûr, le chaos. Et quand on pense que devant un tel péril Joseph Kabila multiplie les micmacs pour ne pas partir, on en vient à se demander si tous ces départs de feu ne sont pas l’œuvre de ses partisans.

 

La Rédaction  

Dernière modification lelundi, 03 avril 2017 08:02

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