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Législatives sénégalaises : Au-delà de l’Assemblée, la présidence en ligne de mire.

Que  d’étrangetés :

  • un ancien président de la République qui redescend dans l’arène politique pour disputer, à 91 ans, un siège de député, conduire la liste d’une coalition de l’opposition, Wattu Senegaal,   et,  comble  de déchéance,  se fait gazer, tel un vulgaire émeutier, au cours d’une manifestation interdite ;

 

  • un ex-maire, celui de Dakar, chef, lui aussi,  d’une autre coalition de l’opposition, Mankoo Taxawu Senegaal,  qui a battu campagne depuis le fond de la prison où il est détenu pour détournement présumé de deniers publics ;

 

  • des tensions de tous genres et même des scènes de violence qui ont émaillé les trois semaines de campagne ;

 

  • un désordre organisationnel lié notamment à l’insuffisance du nombre de cartes biométriques produites, privant ainsi des

 

  • milliers de Sénégalais de leur droit civique.

Rarement organisation d’élection aura été aussi chaotique   au Sénégal dont l’expertise en la matière est pourtant bien établie.

C’est donc une journée électorale confuse que les six millions d’électeurs, appelés à départager les 47 listes contre 24 il y a cinq ans, ont dû vivre hier dimanche 30 juillet 2017.

La crainte dans ce méli-mélo  était qu’une partie des électeurs,  qui ont finalement voté avec d’anciens documents et dont certains étaient encore à la recherche de leurs bureaux de vote improvisés, ne se perdent dans les dédales d’Abdoulaye Daouda Diallo, chef d’orchestre de cette cacophonie électorale.

Franchement, le « Pays de la Téranga » nous avait habitués à mieux que ça.

Entre une majorité présidentielle  dont l’objectif est de conforter sa position  et une opposition  dont la super-coalition a volé en éclats,  laquelle aura les faveurs des Sénégalais, lassés par les comportements de la classe politique dans son ensemble et habités par le désir de renouvellement ?

A défaut de résultats, mêmes provisoires, à l’heure où vous parcourez le présent article, les grosses tendances devraient commencer à se dessiner, préfigurant ainsi la configuration de la future Assemblée nationale.

En réalité, pour importante qu’elle puisse être, cette élection sert de répétition générale pour la grande bagarre à venir, la présidentielle de 2019.  Les différents partis et les probables futurs candidats jaugent leurs forces dans l’attente de la mère de toutes les batailles qui les opposera dans deux ans.

Assurément, le camp qui sortira vainqueur sera quelque part en pole position pour la prochaine course présidentielle.

La Rédaction

Dernière modification lelundi, 31 juillet 2017 07:09

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