Menu
TANGUI IMMOBILIER SARL
FLASH INFOS

Sommet Etats-Unis/Afrique : Les paroles s’envolent, les écrits restent


C’est un véritable marathon politique et économique qui se tient depuis lundi sur les rives du Potomac. En effet, sous le vocable général de Sommet Etats-Unis/Afrique, ce sont en réalité une foultitude d’événements plus ou moins importants qui se seront greffés à la tant attendue rencontre de Barak Obama avec ses pairs africains. Au total, pas moins de 80 rendez-vous au pas de course qui, à eux seuls, justifieront le caractère olympique de ce grand raout, pour ne pas dire de cette foire où tout se vend, s’achète ou se discute. Des problèmes économiques aux questions sanitaires en passant pas l’incontournable bonne gouvernance politique et économique.
On se demande alors si dans le souk de Washington le marché n’aura pas été fructueux pour tout le monde. Mais il faudra sans doute attendre les mois à venir pour savoir si pour les Africains, le sommet aura produit des retombées concrètes.
Sur le plan politique par contre, le message de Washington aura été on ne peut plus clair. Et le locataire de la Maison-Blanche a annoncé la couleur lors de son fameux discours d’Accra et ne cesse de le rappeler : l’Afrique a besoin d’institutions fortes et non d’hommes forts. Et son secrétaire d’Etat n’a pas manqué d’effectuer une piqure de rappel à tous ceux qui entre-temps auraient pu oublier ce principe fondamental aux yeux de l’administration Obama. "Une société civile forte, le respect pour la démocratie, l'État de droit et les droits de l'homme, ce ne sont pas seulement des valeurs américaines, ce sont des valeurs universelles", a en effet martelé le chef de la diplomatie américaine devant un parterre d'acteurs africains de la société civile. Citant une nouvelle fois l'exemple de Nelson Mandela, John Kerry a affirmé que la plupart des peuples d'Afrique sont favorables à une limitation à deux des mandats de leurs dirigeants. Et "Nous presserons les dirigeants de ne pas modifier les constitutions pour leurs bénéfices personnels ou politiques".
Le message est clair. Et si ces prises de positions ont le don d’irriter dans certains palais africains, elles constituent un renfort de poids pour les opposants qui désormais n’hésiteront pas à se prévaloir de l’onction du grand Manitou.
Mais en vérité, que peut bien faire l’Oncle Sam pour guérir ces chefs d’Etat atteints de tripatouillite aigüe ? De quels moyens coercitif Washington dispose-t-il pour faire traduire en actes les belles paroles proférées urbi et orbi ? En effet une chose est de proférer de sages conseils, une autre est de convaincre ses interlocuteurs de les faire leurs.
Voici d’ailleurs ce que répondait Blaise Compaoré à la question de notre confrère de Jeune Afrique au sujet des positions de Barack Obama sur l’alternance : « je n’ai aucun problème à écouter les autres, ni même à recevoir des leçons. Mais ce qui m’intéresse le plus, c’est ce que pensent les Burkinabè ».
Autant dire que sur lui, comme sur bon nombre de ses pairs, les leçons venues du Département d’Etat et de la Maison-Blanche n’auront pas plus d’effet que de l’eau versée sur les ailes d’un canard. Il lui suffira de s’ébrouer pour s’en débarrasser. Sans compter que plus d’une fois au cours de sa longue histoire, l’Amérique, au nom de la real politik ou du roi Dollar, a fait montre d’un pragmatisme des plus cyniques, s’alliant parfois à des dictatures ou à des gouvernements corrompus.
Alors, il y a fort à craindre qu’une fois de plus entre les milliards de dollars des accords de l’AGOA et du programme Power Africa, les contrats écrits demeurent et que les paroles, elles, s’envolent.

H. Marie Ouédraogo
 

En savoir plus...

Bavures policières à Réo: A moins d'avoir un cerveau de mouche...


Quatre jours après le forfait, on n'en est toujours pas revenu. Nombreux sont en effet ceux qui se demandent si les choses se sont déroulées de la sorte : un monsieur (Abdoulaye Bado) qui va à Réo pour soutenir le maire dans le cadre de la finale de sa coupe.  Et dans la manifestation excessives de joie comme on en voit sur tous les terrains, il empoussière des policiers qui lui font subir une raclée bien qu'il s'en soit excusé auprès des victimes de ses acrobaties. Une bastonnade en règle suivie d'une interpellation. Une dizaine de policiers tombent à bras raccourci sur lui, de surcroît devant sa femme et ses enfants, dont les supplications semblaient doper les forcenés. Même le maire de la ville, Anicet Bazié, le confesse : «Ces policiers ne m'ont pas rendu service».
Ce n'est pas à lui seul qu'ils n'ont pas rendu service. Ces éléments n’ont rendu service ni à la police ni à tout le pays. Sauf, en effet, à être sous l'emprise de substances illicites ou à  avoir un cerveau de mouche, comment peut-on encore se rendre coupable d'une telle violence gratuite quel que soit ce que le monsieur a pu faire ? Certains diront que c'est encore les policiers et comme par hasard, il fallait en plus que ce fût à Réo, à quelques encablures de Koudougou où la mort d'un élève, Justin Zongo, par suite de violences policières qu'il a subies à l'époque, avait été le détonateur d'une crise socio-politique en 2011 qui avait débouché sur des mutineries à répétition au sein de l'armée et au sein de quelques corps paramilitaires. Qu'après cela de petits inconscients prennent le malin plaisir à souffler sur les braises, c'est à n’y rien comprendre.
Autant la population ne devrait pas se faire justice notamment en s'en prenant aux commissariats et autres institutions publiques, autant ce genre d'agissements des poulets est intolérable. On espère qu'ils seront punis à la hauteur de leur forfait.
La question se pose de savoir si ces agents ont décidé in petto de leur expédition punitive ou si leur hiérarchie a été mise au courant de leur lugubre dessein.
Certes, il ne faut pas jeter l'opprobre sur toute la police, mais ces moutons noirs ternissent à n’en pas douter l'image d'une institution sécuritaire passablement écornée, qui s'attelle depuis des lustres à redorer un tant soit peu son blason.
Quand vous avez des brebis galeuses comme celles qui se sont signalées à Réo, c'est un véritable travail de Sisyphe auquel vous êtes confronté, car vos efforts pour donner une image de marque de vous sont réduits à néant par des chenapans en tenue qui gagneraient à réviser leurs cours.

Adama Ouédraogo
Damiss


 

En savoir plus...

Sommet Etats-Unis/Afrique : Obama va-t-il ‘’parler bon français’’ ?

 

L’Afrique pendant 72 heures aux Etats-Unis. En effet du 4 au 6 août 2014, Washington, la capitale fédérale américaine, accueille le sommet Etats-Unis/Afrique ; le premier du genre, avec pour hôte le truculent Obama. Un sommet de plus ! seraient tentés de dire, pour persifler, certains, puisque ce jamboree vient s’ajouter à d’autres rencontres similaires, plus anciennes, que sont, entre autres, les sommets France/Afrique, Europe/Afrique, Chine/Afrique et même Afrique/Japon à travers la TICAD (la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique). De grands-messes qui se suivent  et se rassemblent sans qu’il y  ait de véritables retombées  pour les pays concernés.

En savoir plus...

Ramadan 2014 : L’imam Sana ou la pédagogie de l’horreur

 

 

Comme à chaque grande prière de fin de Ramadan ou de l’Aïd el-Kébir (Tabaski), on attendait toujours d’entendre ce que le grand Imam va bien pouvoir dire en rapport avec la situation nationale. Si la teneur spirituelle est toujours dense, la plupart du temps, ce sont souvent des propos convenus et des bénédictions urbi et orbi, pardon au pouvoir et à la nation, qui ont parfois le don d’agacer certains fidèles, car, bon an mal an, les gouvernants, la patrie et les hommes intègres dans tout leur ensemble auront leur lot de baraka.

 

Certains ont beau expliquer qu’ont bénit nos dirigeants pour que la sagesse les inspire dans la conduite des hommes, d’autres y voient une espèce d’allégeance qui ne dit pas son nom.

En savoir plus...

Massacre du 28 septembre (Conakry) : Dadis rattrapé par les fantômes des victimes

Depuis janvier 2010, Dadis Camara se la coulait douce à Ouagadougou, dans le rutilant quartier Ouaga 2000. L’hôte de la présidence y faisait oublier ses frasques d’antan et ses coups de gueule homériques, se contentant de répondre à quelques invitations à des manifestations politiques, culturelles ou sportives avec, cerise sur le gâteau, des ovations lorsque sa présence était annoncée.

En savoir plus...
S'abonner à ce flux RSS