Logo
Imprimer cette page

Une Lettre pour Laye : Naissance d’une filière djihadiste au Burkina ?

Une Lettre pour Laye : Naissance d’une filière djihadiste au Burkina ?

Cher Wambi,

C’est vraiment une lettre de disette que je t’envoie, tant certains de mes informateurs n’ont pas fait signe de vie depuis quelques jours. Oubli dû aux effets de la ripaille et des godets de Noël ou abandon lié aux nombreuses courses qu’imposent les préparatifs du réveillon du 31 et de la fête du nouvel an ? Je ne saurais de te le dire exactement. N’empêche, je me ferai l’obligation de sacrifier à la traditionnelle missive du vendredi, ta came à toi, et par laquelle tu prends le pouls de la situation nationale.

 

Et, parlant de la vie de la cité, cher cousin, si tu te rappelles, la semaine dernière, je te faisais part de l’éventualité d’un changement à la tête du commandement militaire. Eh ! bien, depuis mercredi, c’est chose faite :

le chef d’état-major général des armées, le général de brigade Pingrenoma Zagré, a été remplacé jusque-là par le colonel-major Oumarou Sadou. Sans nul doute la décision du chef de l’Etat, cumulativement ministre de la Défense, Roch Marc Christian Kaboré, de recourir à un nouveau patron des Forces armées est dictée par la détérioration continue du contexte sécuritaire dont la dernière manifestation a été l’attaque contre le Groupement des forces antiterroristes (GFAT), le vendredi 16 décembre 2016 à Nassoumbou, localité située à une quarantaine de kilomètres de Djibo ; une action djihadiste qui a fait 12 tués dans les rangs de nos soldats.

Depuis ce « Waterloo burkinabè », comme l’estiment certains, des voix s’étaient élevées pour exiger des mesures fortes à la hauteur du péril islamiste qui est à nos trousses depuis près d’une année. Le chef suprême des armées a-t-il entendu cette quête légitime de sécurité ? Une sécurité qui passe certes par les hommes à la tête de la troupe mais aussi et surtout par un équipement adéquat, une formation appropriée et un service de renseignement efficace.

Qui est le nouveau promu au sommet de nos armées ?

Eh ! bien sache, cher Wambi, qu’Oumarou Sadou est un colonel-major né le 22 mai 1959 à Djibo où il effectué son école primaire. Autant dire qu’il connait bien la localité et ses habitants ; ce qui constitue un de ses atouts dans le défi sécuritaire qui l’attend. Car cela peut contribuer à renforcer les relations de confiance entre les Forces de défense et de sécurité en mission dans la zone et les résidents et susciter l’indispensable complicité entre les deux entités, notamment en matière de renseignement dont l’utilité dans la prévention et la lutte contre le terrorisme n’est plus à démontrer.

Maintenant je te laisse faire la connaissance du nouveau chef d’état-major général des armées, dont le CV se décline comme suit :

NOM : SADOU

PRENOM : Oumarou

GRADE : Colonel-Major

DATE DE NAISSANCE : 22 mai 1959 à Djibo

SITUATION MATRIMONIALE : Marié

 

  1. PRESENTATION

ARMEE : Infanterie

FONCTION ANTERIEURE : Inspecteur Général des Forces Armées nationales (IGFAN)

 

  1. FORMATION ET STAGES MILITAIRES

Ancien Elève du Prytanée militaire de Kadiogo - Promotion 1972/1973, son parcours se décline ainsi qu’il suit :

- 1981 à 1983 : Formation initiale d’Officier à l’Académie militaire de Teshie au Ghana.

- 1987 : Cours de perfectionnement des Officiers subalternes à Pô, Burkina Faso

- Oct. 1993 - Mai 1994 : Cours d’état-major à Koulikoro au Mali.

- Sept 2006 - Août 2007 : Cours d’école de guerre au Nigeria,

- Master degree in strategic studies à l’Université d’Ibadan au Nigeria (Oct 2007-Avril 2008)

- Août - Décembre 2009 : Stage sur le « Program in advanced security studies » à Garmisch en Allemagne.

- Cours sur «Civil military cooperation in combatting terrorism»: Montrey/California en 2011»

 

  1. STAGES EN MAINTIEN DE LA PAIX

- Février 1999 : Cours des observateurs militaires au Canada

- Septembre 2001 : Stage P.C Multinational de Brigade à Zambakro/RCI

- Août 2003 : Stage en Administration et Logistique des Nations unies à Thiès au Sénégal.

- Mai 2004 : Stage de formation des cadres militaires africains sur la prévention des conflits, et le maintien de la paix à Turin en Italie.

 

  1. EXPERIENCE PROFESSIONNELLE

Au titre de la carrière militaire, le Colonel-major Oumarou Sadou totalise 37 ans de service et a servi dans plusieurs Régions militaires du Burkina Faso, et occupé plusieurs postes de commandement militaire dont :

- Janvier 2015 : Inspecteur général des Forces Armées Nationales

- 2011 - 2015 : Chef d’état-major de l’Armée de Terre

- 2010 - 2011: Directeur de l’Analyse stratégique/MDNAC.

- 2008 : Chef Division Opération adjoint /EMGA

- 2008 - 2010 : Chef Division Information/EMGA

- 2004 - 2007 : Commandant 2e Région militaire

- 1987-1989 : Chef de corps 1er RIC (actuel 11e RIC)

 

Par ailleurs, il a participé à plusieurs ateliers, séminaires, exercices multinationaux dont :

- 1re Session de formation de l’Institut d’études stratégiques et de défense de Côte d’Ivoire à Yamoussoukro 18-25 juin 2015

- le Séminaire des Hauts responsables (CESA) 16-28 juin 2013 à Washington,

- African Land Forces Summit à Kampala en mai 2012 ;

- Exercices Flintlock 2010 et 2011, respectivement au Burkina Faso et Sénégal.

 

  1. DECORATIONS

- Officier de l’Ordre national

- Chevalier de l’Ordre national

- Médaille d’honneur militaire

- Médaille commémorative Agrafe Liberia

 

Le Colonel-Major parle couramment le Fulfulde, le Mooré, le Français et l’Anglais.

Il est marié à Mme Sadou/Kaboré Monique et père d’une famille bénie avec quatre garçons et deux jumelles.

Cher Wambi, te souviens-tu ? cela fait exactement une année que Roch March Christian Kaboré a été officiellement installé dans ses fonctions de président du Faso. A cette occasion, il a accordé une conférence de presse hier jeudi devant une dizaine de journalistes au palais de Kosyam. Si l’exercice est à saluer, il n’en demeure pas moins que son format reste à déplorer. Une dizaine d’hommes de média, dont deux animateurs principaux, pour un entretien prévu pour tout au plus une heure de temps, reconnaissons que c’est trop. Et les services de la communication présidentielle gagneraient à s’inspirer d’exemples comme celui de la France, pour ne prendre que ce cas, où en pareille occasion, le chef de l’Etat a en face de lui un ou tout au plus deux journalistes. Libres aux autres rédactions de revenir sur l’événement selon leur convenance.

Mais avant ce rendez-vous d’hier avec les journalistes, la veille, Roch Marc Christian Kaboré a eu des échanges interactifs avec ses compatriotes via Twitter. C’est vraiment une innovation dans la com. présidentielle puisqu’il ne s’est pas agi du classique jeu de questions-réponses entre le président et un public. Et à en croire ses proches collaborateurs, l’hôte de Kosyam en a été particulièrement ravi. Au cours de ses conversations avec les Internautes, notre président a annoncé l’imminence d’un remaniement ministériel. Mais sans pour autant dévoilé le nouvel organigramme de la future équipe gouvernementale, le chef de l’Etat a laissé savoir qu’il consacrerait un portefeuille à part entière à la Sécurité intérieure ; une initiative que nombre de Burkinabé appelaient de leurs vœux au regard de la succession d’attaques terroristes enregistrées ces douze derniers mois.

Cher cousin, voici une nouvelle qui risque de mettre l’oncle Sotissi dans tous ses états, lui qui n’a pu occire un cochon pour sa famille à l’occasion de Noël, faute de moyens.

En effet sache qu’il y a quelques jours de cela, les députés sont passés à la caisse, non pas pour percevoir leurs émoluments mais pour ce qu’on a appelé pudiquement «appui pour permettre d’assurer comme il se doit la redevabilité de l’élu vis-à-vis des populations de sa circonscription ».

Et chacun des 127 bénéficiaires de cette libéralité bien burkinabè s’en est tiré avec une enveloppe d’un million de francs CFA.

Même si cette affaire titre sa source de la loi de finances gestion 2016 et relève d’une tradition observée dans toutes les législatures comme l’a souligné un communiqué de la direction générale des médias de l’Assemblée nationale, reconnaissons que c’est gênant.

Comment peut-on donner de l’argent à quelqu’un pour qu’il aille rendre compte d’un travail pour lequel il est déjà payé ?

L’annonce de la nouvelle a fait l’effet d’une bombe, d’autant plus que l’on croyait que de telles pratiques, décriées, avaient pris fin avec la chute du régime Compaoré.

Avec cet « appui » qui tombe opportunément à pic, c’est-à-dire à la période des fêtes de fin d’année, il y a plus de chance de qu’il serve à remplir les caddys de vins capiteux et autres produits alimentaires de luxe qu’à arpenter les sentiers villageois au risque de cabosser les rutilants 4x4.

 

Cher Wambi, il n’y a pas que mes informateurs qui m’ont lâché, pour emprunter une expression bien de chez nous, en cette période de fêtes. Même Tipoko l’Intrigante semble être de la partie. Juge-en toi-même à travers son carnet secret, moins garni que d’habitude.

 

-Depuis quelque deux semaines, il y a comme un appel d’air de beaucoup de jeunes Burkinabé vers le Mali. Et l’ampleur du phénomène est beaucoup plus grande du côté des provinces du Ziro et de la Sissili, où nombre de jeunes vendent biens et même bœufs de labour pour se rendre dans la zone frontalière avec le voisin malien pour des emplois qu’offrirait un Blanc.

Mais les candidats à cette aventure ignorent tout de la nature du travail pour lequel ils bazardent leurs biens pour s’en aller et c’est là que le bât blesse.

En ces temps qui courent, où les mouvements djihadistes pullulent dans la zone concernée, il faut craindre que cette étrange offre d’emploi soit un moyen déguisé d’enrôlement de jeunes à des fins terroristes.

 

-Le Burkina, comme on le sait, est victime depuis plusieurs mois d’attaques terroristes. Ces actes, pour la plupart djihadistes, ont occasionné de nombreuses pertes en vie humaine comme ce fut le cas à Nassoumbou. Face à ce péril, de nombreuses mesures ont été prises, comme les contrôles d’identité et des bagages au niveau des postes frontaliers. Mais depuis un certain temps, de nombreux passagers sur les axes routiers Burkina-Mali et Burkina-Niger disent être victimes de rackets à grande échelle de la part d’éléments indélicats des FDS.

Selon des témoignages concordants, chaque passager de car est sommé de verser les sommes de 1000 FCFA ou 2000 pour ceux qui sont étranger, qu’ils soient en règle ou pas.

Une situation qui a fini par provoquer le ras-le-bol de certains transporteurs de Bobo-Dioulasso qui dénoncent ces exactions et autres spoliation dont sont victimes leurs clients.

 

-Plus rien ne va chez les cotonculteurs du Burkina qui sont depuis quelques mois empêtrés dans une crise qui est loin de connaître son dénouement. Les opposants au président de l’Union nationale des producteurs de coton (UNPCB), Karim Traoré, sont de nouveau montés au créneau en installant cette fois, un bureau de transition. Car pour ces derniers, le mandat du président contesté est arrivé à échéance et par conséquence il ne devrait plus agir au nom de la faitière.

Mais l’initiative n’aurait pas reçu l’onction des autorités, qui estiment que l’érection de ce bureau s’est faite en violation des textes régissant la vie de l’Union. Les services du gouvernorat des Hauts-Bassins ont décidé alors de la fermeture du siège de l’UNPCB en attendant d’en savoir davantage sur le rebondissement de la crise. Il n’en fallait pas plus pour provoquer la colère des frondeurs, qui s’en prendront ouvertement au gouverneur de la région sur les antennes d’une radio FM de la place par des propos.  

Accusé d’être de connivence avec le président Karim Traoré, Antoine Attiou, puisque c’est de lui qu’il s’agit ici, a été comparé à Laurent Gbagbo.

Les mêmes antennes ont servi à déverser des propos dont la gravité traduit la haine viscérale que certains nourrissent à l’encontre du président Karim Traoré.

Raison pour laquelle il se susurre que l’affaire recèle beaucoup de non-dits. D’autant plus que le renouvellement statutaire du bureau de la faîtière est prévu pour le mois de février prochain. Et d’aucun de se demander pourquoi ne pas attendre les élections, si proches, pour la mise en place d’un nouveau bureau.

 

-Dans le cadre de la sécurisation des fêtes de fin d’année, la Police nationale a mis en place un dispositif spécial dans la ville de Ouagadougou : plus de 1 500 éléments sont mobilisés pour réglementer la circulation, effectuer des patrouilles et protéger les lieux de culte.

Ces mesures, selon le commissaire central de la ville de Ouagadougou, Irnou Kambiré, ont permis de réduire le nombre d’accidents lors de la fête de la Nativité.

En effet, entre le 24 et le 25 décembre derniers, la police a recensé 92 cas d’accidents de la circulation dont le bilan fait état de : 31 blessés légers, 11 blessés graves et un décès ;

pour la même période en 2015, 88 accidents avaient été enrégistrés dans la capitale. Elles ont occasionné 35 blessés légers, 12 blessés graves et 3 décès.                                                                    

Quant aux actes de vandalismes commis du 24 au 25 décembre 2016 dans la ville, on dénombre 49 cas de vol, 4 cambriolages, 2 agressions, 9 cas de coups et blessures.

 

-Un éboulement survenu sur le site d’orpaillage artisanal du village de Oualga (situé à 15 km de Kaya), dans la nuit du mardi 20 au mercredi 21 décembre 2016, a fait 4 morts et 1 blessé de 11 ans. Les corps sans vie, dont celui du plus jeune, 15 ans, ont été extirpés des décombres et inhumés dans la matinée du mercredi après constat de la Gendarmerie. Le maire de Kaya, Boukaré Ouédraogo, dit Burky, s’est rendu sur les lieux du drame afin de témoigner sa compassion aux familles éplorées.

 

- Hier jeudi 29 décembre 2016, deux couples de futurs mariés ont coulé des sueurs froides à la mairie de Saponé. S’étant rendus de Ouagadougou sur les lieux afin d’officialiser leurs unions, les tourtereaux, leurs parents et amis ont dû poiroter plusieurs heures avant que n’apparaisse le célébrant. Les cérémonies nuptiales ont finalement eu lieu au terme d’une concertation dans la cour royale de Saponé entre conseillers de l’opposition (UPC et CDP) et ceux du MPP dont la guéguerre continue de bloquer le fonctionnement du conseil municipal de la commune.

Les deux camps sont en conflit au sujet de la répartition des postes de l’exécutif local. L’opposition accusant le camp de la majorité d’avoir fait main basse sur l’équipe dirigeante nonobstant l’existence d’un accord tacite de répartition desdits postes. Et depuis, le maire, Idrissa Ouédraogo, et ses collaborateurs n’arrivent pas à installer leurs pénates à l’hôtel de Ville, malgré les nombreuses médiations.

 

-Que se passe-t-il à l’Agence nationale de l’aviation civile ? Le moins qu’on puisse dire, c’est que le ciel n’y est pas des plus sereins, où une gronde commence à monter contre le maintien de trois hauts responsables à leurs postes bien qu’ils soient tous frappés par la limite d’âge du départ à la retraite.

Aux yeux de certains membres du personnel, la situation est d’autant plus intolérable que les intéressés ne font l’objet d’aucune réquisition, et qui plus est, compromettent la carrière d’autres cadres de la structure.

 

Tipoko l'Intrigante n'apprend rien d'elle-même, elle n'invente jamais rien. Tipoko l'Intrigante est un non-être. Elle n'est ni bonne en elle-même, ni mauvaise en elle-même. Elle fonctionne par intuition, car "l'intuition c'est la faculté qu'a une femme d'être sûre d'une chose sans en avoir la certitude..."

 

Ainsi va la vie.

Au revoir.

 

Ton cousin

Passek Taalé

Commentaires   

0 #4 Arthur 03-01-2017 16:56
Attention aux erreurs sur les appréciations et jugements de valeur. Il se mène un faux débat sur le profil des ministres en charge de la défense et de la sécurité. L’argument qui tend à faire croire qu’il faille nécessairement un homme de tenue à la tête de ces deux ministères, ne répond à aucune logique d’efficience. Le président du Faso a bien eu une vision de discernement sur cette problématique en disant à la presse le 29 décembre 2016, qu’il ne voit pas la nécessité de confier le ministère de la défense à un militaire. Un civil, tout comme un militaire, peut diriger avec succès les ministères de la sécurité et celui de la défense. C’est juste une question de capacité organisationnel le des ministres choisis pour mobiliser et motiver les troupes avec des moyens conséquents. Des failles existent aussi chez des hommes de tenue en ce qui concerne la qualité du commandement. C’est avec un ministre militaire de la sécurité sous la transition, que le coup d’Etat du RSP a été perpétré le 16 septembre 2015.La nomination d’un nouveau chef d’Etat major général des armées, est intervenue le 28 décembre 2016.Il a été maladroitement présenté par une certaine opinion régionaliste, comme étant originaire de Djibo, dans l’hypothèse de mieux contrer les attaques terroristes dans cette région sahélienne du Burkina. Cela n’a pas empêché une nouvelle attaque armée mortelle dans la nuit du 1er janvier 2017 à Djibo.Il faut être objectif. Le ministre de la sécurité, Simon Compaoré est en train de réussir une réorganisation qualitative des services de sécurité. Les résultats de cette tâche remarquable ont permis d’instaurer le réflexe du respect des feux tricolores à Ouagadougou avec un effet induit sur la réduction des accidents de la circulation. Le rôle des Koglwéogo et dozos, tend à réduire les vols et le phénomène des coupeurs de route à l’intérieur du pays. La lutte qu’il a menée contre les pétards, a également permis de réduire l’usage massif de ces explosifs lors des fêtes de fin d’année comparativement aux années antérieures. Cependant, les forces de l’ordre devront continuer de mener des investigations contre les groupes de jeûnes qui ont enfreint à la loi, en usant de pétards de façon sporadique et en bande organisée sur des motos, dans la ville de Ouagadougou les 31 décembre 2016 et 1 janvier 2017.Cela ressemble à des actions délibérées ,visant à saper le succès des actions sécuritaires du ministre de la sécurité. Comme le Chef de l’Etat l’a dit, il n’y a pas que des ennemis extérieurs qui veulent semer l’insécurité au Burkina. Il existe aussi des ennemis intérieurs. Par conséquent, il y va de l’intérêt de tous les citoyens, de coopérer avec les forces de défense et de sécurité pour une lutte efficace contre les anarchistes égocentriques, qui cherchent à rendre le pays ingouvernable pour espérer parvenir au pouvoir.au mépris des sacrifices de vies humaines.
Citer
0 #3 Sacksida 02-01-2017 12:51
Cette conférence de presse présidentiel a été un exercice de bonne facture; hormis la question mal à propos qui suggerait au Président du Faso si il pouvait "aller rencontrer Blaise à Abidjan pour discuter"; comme s'il s'agissait simplement d'un différent personnel entre deux personnalités; alors qu'il s'agit des questions d'importance et d'ordre national et judiciaire touchant à la morale et à la réconciliation nationale du peuple Burkinabé et ses ex-dirigeants durant une période de 27 années. Au demeurant et sur le plan de la relance économique, il faut impliquer toutes les personnes ressources et les compétences nationales pour accélérer la faisabilité et les dossiers du PNDES afin de pouvoir les mettre rapidement en euvre dans le courant du premier trimestre 2017. Car les attentes sur le plan économique et social restent urgentes et une accélération des ryhmes des réformes sont d'une nécéssité absolue afin de donner plus de confiance et espoir au peuple Burkinabé. Bonne et Heureuse Année 2017 Courage à tous! Sacksida
Citer
0 #2 Kanzim 01-01-2017 17:29
La conférence de presse du Jeudi 29 décembre a compoté des contre-performa nces dont la plus inexplicable est l’absence d’une FEMME journaliste parmi ces 10 « interrogateurs ». J’en connais de femmes journalistes, qui auraient été plus percutantes. A delà de l’insulte au genre, il y a la qualité des questions. Le deuxième animateur répliquant au premier n’ayant mentionné que la présence de deux journalistes qu’il y a huit « zautres » journalistes, donnant ainsi le ton sur la médiocrité organisationnel le de la conférence de presse. Le même journaliste qui parle plus pour s’écouter, se permettra des mimiques et une gestuelle inappropriées, pire que les jambes croisées d’un Remis Danguinou devant un Président du Faso, Blaise COMPAOE. On ne doit pas faire dans le vedettariat quand on est face au Président du Faso et surtout si ce Président est Rock COMPAORE dont la simplicité, la modestie et le respect dans le ton. Autrement on crée des « parasites » et des répétitions dans le dialogue dont le fil insaisissable finit par lasser. Un journaliste doit plus chercher faire parler celui qu’il interviewe, que de s’accrocher au besoin maladif d’exposer des connaissances. Ce faisant, il oblige au silence les bons journalistes, comme un certain M Ousséni ILBOUDO et certainement d’autres bons journalistes n’a pu s’exprimer que deux ou trois fois. Le nombre de journalistes était pléthorique et quand une volubilité maladive prend les animateurs, c’est le peuple qui perd. Une petite leçon de journalisme aux journaleux : quand un interviewé dit chaque fois que « comme je l’ai déjà dit » ou je « je vous répète que », il y a alors de quoi s’inquiéter et revoir le protocole de l’entretien. Enfin, bonne arrivée au Colonel SAADOU. Bonne suite au Général ZAGRE. Le pouvoir doit savoir que la leçon élémentaire de la dialectique nous enseigne que le changement par= les bouts n’est ni productif, ni durable. Pour paraphraser, le Général El Hadj Sangoulé LAMIZANA, je dirai que ce n’est pas parce qu’il y a de la neige sur le toit qu’il ne ait pas trop chaud à l’intérieur.
Citer
0 #1 Neilson 30-12-2016 17:25
Héhéhé, comme pour les tablettes, nos députés toutes tendances confondues se sont jetés sur nos maigres ressources sous prétexte que c’est prévu par le budget 2016 voté par le CNT ! Vous n’avez pas honte ? Les mots austérité, pression fiscale ne vous disent rien ? Avez-vous exécuté, en l’état, tout ce que le CNT avait prévu avant de partir ? Eux, ils étaient là pour 01 an et n’ont pas bénéficié de cette « prime de fin d’année », vous vous êtes là pour au moins 05 ans peut être renouvelables ! Vous êtes sensés faire le toilettage de toutes nos lois « tordues » qui ne sont pas en phase avec l’esprit de l’insurrection afin de doter notre peuple de textes et lois dignes et intègres, au lieu de cela que voit-on ? Des gloutons qui veulent avaler à qui mieux-mieux, piller au plus vite nos maigres ressources ! Devoir de rendre compte à la base ?! Vous pensez bien que si le paysan savait que c’est son argent (impôts) que vous prélevez à chaque fois que vous lui rendez visite, à chaque fois que vous lui tendez un billet, ce qui est rare puisse que vous préférez tout garder pour vous et vos enfants, à chaque fois que vous venez faire vos meetings et campagnes politiques c’est pour l’appauvrir d’avantage, c’est à coup de pieds ou de cailloux qu’il vous aurait chassé, et ça, n’en doutez point ! Aussi, remettez ces sous au plus vite car ce qui est arrivé aux derniers députés sous Blaise n’est rien par rapport à ce qui va vous arriver à vous ; vous êtes là parce que des gens ont sacrifié leur vie (paix à leurs âmes), aussi, faites très attention à vos actes et paroles! Vous criez partout que les caisses de l’état sont vides et vous vous comportez en flibustiers ; comprenez maintenant pourquoi il y a une tension sociale à presque tous les niveaux ? Bandes de voraces, si avec tout ce que vous gagnez par mois, vous ne pouvez pas retourner à vos bases rendre compte à ceux qui vous ont élu, laissez tomber et on verra si à la prochaine législature vous serez à l’hémicycle ! Dieu vous voit !
PS : webmaster, tu veux nous « bâillonner » sur le sujet ou quoi ? Bonne et heureuse année 2017 tout de même.
Citer

Ajouter un Commentaire

Recopiez le code dans la cage au bas du formulaire avant d'enregistrer votre message. Merci!

Code de sécurité
Rafraîchir

© 2011-2014 - Observateur Paalga - Tous droits réservés I Conception: CVP Sarl.