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Une lettre pour Laye : Ballet politico-judiciaire au chevet de Bassolé

Cher Wambi,

C’était un des éléments-phares du carnet secret de Tipoko l’Intrigante de vendredi dernier ; je veux parler de l’annonce de l’évacuation imminente de Djibrill Bassolé à l’étranger pour des soins plus appropriés. Mais depuis ce temps, que de rebondissements !

Dès la parution de cet élément la semaine dernière, le jour même où tu recevais la lettre, j’ai appris par le truchement d’une de mes sources qu’un démenti était en préparation au niveau des autorités politico-judiciaires. Ce qui fut fait sans tarder.

 

« Et pourtant il sera évacué », rétorquait le journal de ton oncle Nakibeuogo avec force détails que je m’étais gardé de te fournir la semaine dernière.

En effet, cher cousin, dans sa livraison du lundi 13 mars 2017, le journal précisait que l’évacuation de l’illustre malade interviendrait le même lundi ou le mercredi suivant et qu’il devait passer par Abidjan avant de se rendre à Paris.

Le canard ajoutait que le directeur de la justice militaire, Sita Sangaré, et le commissaire du gouvernement, Alioun Zanré, s’étaient même rendus samedi auprès de l’ex-chef de la diplomatie burkinabè pour s’enquérir de son état de santé et lui annoncer une bonne nouvelle.

« Faux et archi faux », a répliqué le commandant Zanré, qui a appelé la rédaction pour dire que même s’ils sont allés à la clinique du cœur, c’était par souci humanitaire et non pour y apporter une quelconque bonne nouvelle.

Vrai ou faux, en tout cas après le duo du tribunal militaire, ce fut le tour de visiteurs encore plus prestigieux de se rendre auprès du général Bassolé lundi passé.

Et tiens-toi bien, cher Wambi, cette fois-ci il s’agissait du ministre des Affaires étrangères, Alpha Barry, de celui de la Défense, Jean-Claude Bouda, et de Nicolas Méda en charge de la Santé. Autrement dit, trois membres du gouvernement directement concernés par le dossier.

L’on s’attendait donc, après ce ballet politico-judiciaire, à ce que les choses s’accélèrent mais jusqu’à l’heure où je rédigeais la présente lettre, Djibrill Bassolé n’avait toujours pas quitté son lit d’hôpital pour l’étranger.

A l’évidence, ça coince quelque part, peut-être côté politique.

Faut-il croire que par ce jeu de touches successives, les autorités cherchent à préparer les esprits, pour ne pas dire certains esprits, qui commencent à monter au créneau contre l’éventualité de l’évacuation du général ?

Le moins qu’on puisse dire, cher cousin, est que cette affaire n’a pas fini de livrer tous ses secrets.

Mais je signe et persiste que je ne vois pas comment le malade pourrait ne pas être évacué ou, si tu préfères, ne pas être autorisé à aller subir des examens complémentaires à l’étranger, le Burkina ne disposant pas encore du plateau technique pour effectuer le diagnostic nécessaire. C’est ce qu’avait prescrit, noir sur blanc, le médecin traitant de l’intéressé, le Pr Ali Nyankara, lequel se trouve être le président de l’Ordre des médecins et officier supérieur de l’armée.

Ce n’est quand même pas un tel homme que l’on va suspecter de vouloir organiser une fuite du général, comme l’insinuent certains !

Cher Wambi, si je mets ma bouche dans cette affaire, c’est juste pour dire que mieux vaut autoriser, et le plus tôt serait le mieux, Djibril Bassolé à aller recevoir les soins adéquats que requiert son état de santé. Car si tant est que l’on veuille faire la lumière sur son implication présumée dans le putsch de septembre 2015, il faut d’abord qu’il soit vivant et même en état de comparaître devant la justice.

Cher Wambi, depuis un certain temps, les consommateurs assistent, impuissants, à une valse des étiquettes à donner le tournis.

Face à cette situation de plus en intenable pour les ménages, le gouvernement, à travers le ministère du Commerce, n’est pas resté sourd à la grogne des Burkinabè.

Ainsi, au terme de la 9e session du Cadre de concertation tripartite (CCT) tenue le mardi 14 mars 2017, il a pris des mesures qui, si elles sont suivies d’effets, nous soulageront un tant soit peu du poids de la flambée des prix.    

Je te propose donc les conclusions issues de cette rencontre.

1-        Pour les céréales :

-           Le CCT a invité la SONAGESS à poursuivre et à intensifier la vente du maïs et du sorgho blancs à prix social de 6000 francs CFA le sac de 50 kg dans les boutiques témoins sur toute l’étendue du territoire national ;

-           Quant au maïs et au sorgho blancs, il a été convenu qu’ils n’excèdent pas 15 500 francs CFA le sac de 100 kg comme en 2016 ;

-           Il en est de même pour le petit mil, dont le prix plafond a été maintenu à 19 000 francs CFA le sac de 100 kg ;

-           Quant au riz 25% brisure, son prix de vente maximum aux consommateurs a été fixé à 16 000 francs CFA comme l’année dernière.  

2-        Pour les huiles alimentaires, le prix plafond retenu est de 16 500 francs CFA le bidon de 20 litres et de 825 francs CFA le litre au détail.

3-        Le prix du sucre granulé SN SOSUCO ne doit pas excéder 600 francs CFA le kg ; quant au sucre en morceaux, son prix est fixé à 750 francs CFA le kg.

4-        Le savon SN CITEC n°1 sera vendu à 260 francs CFA maximum au consommateur et le savon n°2 à 365 francs CFA.

5-        Pour le ciment CPJ, le CCT a obtenu le prix plafond de 5000 francs CFA le sac de 50 kg au consommateur final, soit 100 000 francs CFA la tonne.

6-        A noter que le prix du pain fait l’objet d’une concertation élargie en commission. Il sera communiqué dès que la commission aura rendu ses conclusions dans une semaine.

 

 

Cher Wambi, à présent, je t’invite à feuilleter avec moi le carnet secret de Tipoko l’Intrigante

 

 

-Dans un communiqué rendu public mi-février, le parquet près la Haute C0our de justice avait annoncé l’imminence du procès contre Blaise Compaoré et 34 de ses ministres.  «La Haute Cour de Justice va statuer dans les semaines à venir sur le dossier de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014», pouvait-on lire sur le document.

Mais un mois après cette annonce, les Burkinabè ne voient toujours rien venir, d’où la question sur l’opportunité de cette sortie du parquet près la Haute Cour de justice. Simple effet d’annonce ?

En tout cas, d’après ce que j’ai appris, dans les couloirs de la justice la publication ce communiqué est jugée trop hâtive puisque l’ordonnance de clôture des juges d’instruction, préalable à la tenue du procès, n’était pas encore prête au moment de la publication du scoop du parquet.

 

 

-Un militaire, précédemment en service à la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA), est depuis vendredi dernier détenu à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO) pour une affaire d’engin à deux-roues. Contacté par une connaissance pour aider à retrouver la moto 135 volée d’une dame, le bidasse a exigé une somme préalable de 70 000 FCFA. Mais lors du rendez-vous pour empocher l’argent, il se présente le visage caché. Intriguée par un tel comportement, la femme refusa de remettre le montant convenu, préférant passer par l’homme qui l’avait mise en contact avec le garde-chiourme. Mais une fois la somme empochée, le militaire n’a pas trouvé mieux à faire que de disparaître dans la nature.

Une attitude qui a révolté des jeunes de son quartier, qui l’ont rejoint une nuit dans sa cour pour lui rendre la monnaie de sa crapulerie. Après un mauvais quart d’heure passé entre les mains des « justiciers », l’homme de tenue a été conduit manu militari à la gendarmerie d’où il a été transféré à la MACO.

 

-Au Conseil des ministres du jeudi 9 mars, Chériff Sy, ancien président du Parlement de la Transition, a été nommé haut représentant du chef de l’Etat. Il aura pour mission de représenter le « président du Faso, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du territoire national et toutes autres missions à lui confiées par le Président du Faso ». Moins que « l’expérience politique, administrative et socio-économique du promu », c’est la dénomination de la fonction qui est objet de toutes les conjectures. Ce haut représentant du chef de l’Etat serait-il un vice-président qui ne dit pas son nom ou un ambassadeur itinérant, ou encore, comme disait Toégui, « plénipotentiaire extraordinaire » ? On sera situé quand l’ex-patron du CNT prendra fonction.

 

 

-Mais en attendant, sous Maurice Yaméogo, il y a eu pareille création avec le poste de « substitut du président de la République » avec résidence à Bobo. Une fonction assumée par Arthur Kaboré, père de la femme d’affaires Henriette Kaboré. Toutes les personnalités de passage dans la capitale économique étaient reçues par le « substitut du président de la République » avec tout le protocole qui seyait avec. Mais après la chute de Maurice, le poste fut purement et simplement supprimé.

 

- «Les avocats assistent leurs clients dès leur interpellation, durant l’enquête préliminaire, dans les locaux de la police, de la gendarmerie ou devant le parquet. A ce stade, aucune lettre de constitution ne peut être exigée de l’avocat.» Voilà ce que dit l’article 5 du règlement n°05/CM/UEMOA relatif à l’Harmonisation des Règles régissant la profession d’avocat dans l’espace UEMOA. Ce texte est entré en vigueur depuis le 1er janvier 2015 dans les huit Etats de l’Union.

En vertu de cette disposition, un avocat qui s’était rendu en mi-janvier 2017 dans une brigade de recherches à Ouagadougou pour assister son client gardé à vue s’était heurté au refus d’un gendarme de le laisser faire son travail. On se rappelle que le pandore avait saisi l’avocat au collet et l’avait traîné hors des locaux de la brigade.

Après l’indignation du barreau face à la violence verbale et physique exercée sur un de ses membres, décision avait été prise de régler cette affaire devant les juridictions judiciaires.

Eh bien, le dossier suit son cours, comme on le dit dans le jargon de la justice, puisque les différentes parties ont été auditionnées par le parquet de Ouagadougou il y a une dizaine de jours. Cette procédure aboutira-t-elle à un procès ? On ne le sait trop pour l’instant, car il revient au parquet, après avoir auditionné les parties, de faire juger ou de classer sans suite le dossier…

On sait que les avocats veulent d’un procès pédagogique de sorte que toutes les parties sachent l’existence du règlement de l’UEMOA sur la présence de l’avocat auprès de son client dès l’enquête préliminaire et que ce règlement soit appliqué de façon effective dans notre pays.

 

-La 5e édition du Festival sport et chants chrétiens de l’Eglise des Assemblées de Dieu de Kougrin-Louda (FESTICAD /KL 2017) se déroulera les 23, 24, 25 et 26 mars 2017 à Kaya sous le thème : « Sa fidélité dure à toujours. » Psaumes 117:2.

L’orateur principal de cette édition est le Pasteur Dramane Yankini, directeur de l’Alliance Biblique Chrétienne du Burkina Faso.

Ce festival est placé sous le patronage du Pasteur Dieudonné Sawadogo, président du Conseil Régional de l’Eglise des Assemblée de Dieu de Kaya, et sous le parrainage de Monsieur Hamado Sawadogo, statisticien et ancien de l’église des Assemblées de Dieu de Tanghin-Barrage.

Cette 5e édition consacrera l’érection du «village du Festicad/KL », dont l’ouverture interviendra le samedi 25 mars à 10 heures. Que de découvertes à faire !

Au nombre des activités:

- une course cycliste féminine ;

- le cross de la grande commission ;

Les soirées d’animation seront assurées par de talentueux groupes et chorales venus de plusieurs églises d’horizons divers. Le groupe Choosen Harmonie, Lauréat de la dernière Harpe de l’Excellence, a confirmé sa participation.

Le promoteur Paul Bamogo, diacre de l’église des Assemblées de Dieu de Tanghin-Barrage, voudrait, au nom du pasteur Nongodo Bamogo, vous compter parmi les festivaliers.

 

Tipoko l'Intrigante n'apprend rien d'elle-même, elle n'invente jamais rien. Tipoko l'Intrigante est un non-être. Elle n'est ni bonne en elle-même, ni mauvaise en elle-même. Elle fonctionne par intuition, car "l'intuition c'est la faculté qu'a une femme d'être sûre d'une chose sans en avoir la certitude..."

 

Ainsi va la vie.

Au revoir.

 

Ton cousin

Passek Taalé

Commentaires   

0 #1 Neilson 17-03-2017 17:39
Ils sont combien de professeurs agrégés en cardiologie à la Clinique du Cœur ? Et à l’heure des TIC, ou même les opérations les plus lourdes se font par téléconférence, si toutes ces têtes bien pleines que compte la clinique ne sont pas capables de poser un diagnostic, ils n’ont qu’à rendre leur parchemin à leur Maîtres et fermer boutique ! Et puis, Niankara peut-il nous rassurer que son « malade » va rentrer après les soins ? La réponse est certes, non ; donc !
Dans les pays où la bonne gouvernance coule de source, on n’a pas besoin de faire tous ces salamalecs pour obtenir les renseignements sur la sécurité et la stabilité du pays que ces deux généraux détiennent par devers eux car ils auraient dû les faire enregistrer et consigner après chaque « mission » et briefer leurs remplaçants ou successeurs afin que ces derniers aient une base pour continuer au lieu de partir de zéro ; et il faut donc que ces deux messieurs refilent ces « renseignements et carnets d’adresses etc. », en fait tout ce qu’ils nous cachent là, parce qu’ils avaient été commis et payés pour cela à un moment donné de leur carrière par l’Etat à ces fonctions précises, on est d’accord que si un cultivait ses champs d’ignames et l’autre arrosait ses jardins d’oignons on ne leur aurait rien demandé ; donc ils détiennent par devers eux des « choses » qui ne leur appartiennent pas ou plus et qu’il leur faut remettre au plus vite au vrai propriétaire qui est l’Etat !
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