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Les Obsèques de Gérard Kango

Cher Wambi,

Bon Dieu n’a certainement pas voulu que ses enfants s’épuisent en prières et en complaintes pour faire descendre sa grâce. Le calvaire avait en effet trop duré, une semaine, si je ne m’abuse, et les agriculteurs commençaient à se demander de quoi demain serait fait à Pibaoré où seul le travail de la terre fait vivre. Chaque chose en son temps, dit-on, cher cousin, et hier seulement, avant même que j’aie pris ma plume pour t’écrire les présentes lignes, les nuages avaient fini d’investir l’horizon, signe avant-coureur d’imminentes halebardes. Je n’eus le temps que de sauver mon portail que le vent menaçait d’emporter, et il y eut une pluie torrentielle sur la capitale où l’administration, les commerces et le secteur informel sont demeurés vides de monde toute la matinée.

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Une histoire sans tête ni queue

Cher Wambi,

Le jour refuse toujours de se lever sur Bonyolo, tant les populations baignent encore dans l’horreur du site d’orpaillage de Guido où, tu te le rappelles, le sieur Victor Zoundi a écrit son nom en lettres de sang dans l’agenda de ce mois de février.
Hélas, cher cousin, face au pognon, ils sont une quantité non négligeable, dans ce pays dit des hommes intègres, qui n’hésiteraient pas à offrir leur mère en sacrifice tel au Far-West.
Visitez seulement nos Maisons d’arrêt et de correction, bonnes gens, et vous en conviendrez.
Oui, Victor Zoundi est de cette race qui, pour 300 000 F CFA, avec une froideur inénarrable, a décapité une femme, sa copine, s’il te plaît, cher Wambi, en cette nuit du vendredi 3 février.

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