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Pr Edmond Jouve : L’homme qui a soufflé l’idée du Sénat à Blaise

Pr Edmond Jouve (79 ans) : « Dès 1991, j’avais dit à Blaise de ne pas limiter le nombre de mandats présidentiels » Pr Edmond Jouve (79 ans) : « Dès 1991, j’avais dit à Blaise de ne pas limiter le nombre de mandats présidentiels »

En marge de l’installation de Naaba Panantugri (Me Titinga Frédéric Pacéré à l’état civil) le 7 janvier 2017 à Manéga, nous avons rencontré le Pr Edmond Jouve. En pleine écriture de ses mémoires, le juriste et politologue  français, membre  de plusieurs académies, parle pour la première fois de ses relations avec Blaise Compaoré, à l’oreille duquel il murmurait visiblement.

 

Quel lien entretenez-vous avec le Burkina ?

 

Je suis à ma 15e visite dans ce pays. Pour ceux qui   l’ignoreraient, car j’ai été discret jusqu’à maintenant sur le sujet mais je suis l’un des auteurs de votre Constitution (Ndlr : celle du 2 juin 1991). Le Burkina, je l’ai connu à travers  Thomas Sankara. C’est mon ami Alpha Condé, l’actuel président de la Guinée, qui m’a dit un jour : « J’ai vu Sankara et il  lisait ton livre « Que sais-je sur le Tiers- monde ?». Je lui ai dit  que ça me faisait plaisir.  Ensuite je suis venu au Burkina, j’ai rencontré Sankara  et on a même  partagé des repas pendant les grands procès télévisés. Depuis sa mort, je ne suis pas revenu une seule fois au pays sans me recueillir sur sa tombe.

 

Pourtant vous êtes resté également proche de son successeur. Parlez-vous souvent de Sankara avec Blaise Compaoré?

 

Non. Je lui ai parlé de Sankara la première fois quand il a voulu que je l’aide à faire la Constitution. J’ai dit à son émissaire à Paris que je veux le voir en tête-à-tête. Lorsqu’on s’est rencontré, il m’a dit : «Je sais que  Sankara était votre ami et qu’il étudiait sur vos livres. J’avais beaucoup d’admiration pour Thomas Sankara. Je regrette que les choses se soient passées ainsi ». Je crois que je l’ai entendu dire, ou j’ai entendu, qu’à un moment donné, c’était lui ou Sankara. Alors, on peut comprendre que les gens ne soient pas des héros ou des kamikazes. Cela étant, la mort de Sankara reste une grande blessure pour moi. Il était un peu fougueux mais c’était dû  à sa jeunesse, il a fait des réalisations importantes pour le pays.

 

Quelles étaient vos relations avec Blaise Compaoré ?

 

 Je peux dire que j’étais son conseiller juridique. J’ai collaboré plusieurs fois avec le président Blaise Compaoré, notamment pour rédiger la Constitution burkinabè, comme indiqué tantôt.  A l’époque, je lui avais dit à travers une note  écrite, que je vais publier dans mes mémoires dans quelques mois, de ne pas  mettre  de limitation au nombre de mandats présidentiels .Parce qu’un jour ou l’autre, il est jeune  et il  voudra continuer à être président et donc ça posera beaucoup de problèmes. Il m’a dit : « Mon cher professeur, je suis venu en camionnette et il y avait une table et quatre chaises.  Il suffit que je reparte avec ça. » Je lui ai dit : «C’est ce que vous pensez maintenant ». S’il m’avait suivi, la Constitution serait passée avec ça.

                      

En France, par exemple, les mandats sont aujourd’hui limités. Pourquoi avoir alors demandé à Blaise Compaoré en 1991 de sauter le verrou limitatif du mandat présidentiel ?

 

J’enseigne le droit constitutionnel et je peux vous dire que ce n’est pas la limitation des mandats qui fait qu’un pays est démocratique ou non.

 

Vous êtes donc contre le principe de la limitation du nombre de mandats ?

 

Moi, j’étais pour un mandat de 7 ans, comme l’avait voulu le Général de Gaulle. Parce que si après 4 ans, 5 ans de pouvoir, le président doit repartir en campagne électorale pour un second mandat, c’est trop.

Mais au fond, je suis pour un nombre de mandats illimité, parce que si on est en démocratie et si on laisse jouer le jeu démocratique, si vous n’avez pas fait leur affaire, les gens ne voteront plus pour vous mais  pour  un autre. Si vous avez bien travaillé, fait du bien au pays, diminué le chômage, ils revotent pour vous. Où est le mal ? Il  n’y a pas de mal à ça.

 

Avez-vous fait d’autres "consultations" pour Blaise Compaoré ?

 

J’ai,  par exemple, proposé au Président d’ajouter une deuxième chambre : le Sénat. Et  cette fois, il m’a suivi.

 

Pour son malheur, il faut dire. Comment est née l’idée de cette deuxième chambre ?

 

Un jour, je suis venu  voir le Président Compaoré et il m’a dit qu’il avait des problèmes avec tout le monde : les anciens chefs d’Etat, les femmes, la chefferie traditionnelle, etc. Je lui ai alors dit : « vous n’avez qu’à faire un Sénat, comme ça, les gens qui ne sont pas d’accord avec vous, vous les mettez dedans et vous êtes tranquille.

Je peux même vous raconter une anecdote qui n’est pas connue parce que je ne l’ai pas  encore rapportée. Un jour, j’étais dans mon village à Nadaillac-de-Rouge. Il m’appelle et   me dit : «Il faut venir tout de suite à Ouaga ».  Je lui ai dit : «Monsieur le Président, je ne vous ai jamais rien refusé, c’est vrai, mais là, je ne peux pas. Je suis dans mon village, nous avons une fête et il faut que j’y sois car je suis le doyen». Il s’est fâché et a  raccroché. Il me rappelle 5 ou 6 minutes après et me demande s’il peut m’envoyer ses deux conseillers juridiques. Je  lui ai dit que je les recevrais bien. Je lui ai demandé pourquoi  il voulait m’envoyer ses deux conseillers. «C’est la catastrophe, j’ai adopté votre deuxième chambre mais mes conseillers juridiques n’ont pas vu qu’il y  avait des conséquences dans toute la Constitution. Ils pensaient qu’avec le  vote de la loi, c’est fini», m’a-t-il répondu. Il y a des conséquences.

Trois jours plus tard, ses deux émissaires sont venus et  nous avons travaillé huit jours à Nadaillac. On a fait ces modifications. Le projet de Constitution avait été déjà  diffusé à plus d’un million d’exemplaires, donc ils ont dû retirer tout ça  et après on a mis le bon texte avec les conséquences qui vont avec. Maintenant que vous le direz, les gens le sauront, mais un jour chez moi, on posera une plaque en marbre, à Nadaillac-de-Rouge où il sera gavé : « Ici ont eu lieu des travaux préparatoire de la Constitution du Burkina Faso ». Lors d’une visite à Paris, j’ai rencontré le Président Compaoré dans un café sur les Champs-Elysées et il m’a félicité parce qu’on a bien travaillé.

 

A l’époque où l’Assemblée nationale adoptait la création d’un Sénat, l’article 37 était déjà au centre du débat. Blaise Compaoré a-t-il recueilli votre avis à ce moment-là ?

 

Non, j’ai fait 2 ou 3 consultations avant mais pas en 2014. Il ne  m’a pas consulté parce que peut-être il connaissait ma réponse. A partir du moment où le peuple était contre,  dans ce cas, il ne  fallait pas le faire. Je n’ai pas d’opposition a priori mais là, le peuple avait fait des manifestations, il avait des craintes, il fallait laisser tomber. Même en droit constitutionnel, il n’y a pas de Constitution acquise une fois pour toute. On étudie le texte et  les conditions. C’est au niveau des conditions qu’il a fait une faute.

 

Vous attendiez-vous quand même à ce qu’il soit emporté par une insurrection populaire ?

 

Pas vraiment. Je suivais les affaires du Burkina. J’ai des gens qui m’informent. Je savais qu’il y avait des problèmes, notamment avec le journaliste assassiné (Ndlr : Norbert Zongo), avec ceci ou cela. II n’a peut-être pas géré   avec suffisamment d’autorité. Mais je connais un peu la tradition ici : si s’est le frère (Ndlr : parlant de François Compaoré), on doit l’aider, on ne doit pas l’accabler.

 

Avez-vous gardé des liens avec Blaise Compaoré ?

 

J’ai parlé avec lui deux heures et quart, il y a quelques mois à Abidjan. Je l’ai trouvé très reposé, comme si nous nous étions quitté la veille parce que nous sommes devenus amis. Il m’a dit que je pouvais venir quand je voulais. Au fond, il s’est retiré dignement. Je pense que vous devez lui en être reconnaissants parce qu’il  aurait pu mettre le pays à feu et à sang.

 

Entretien réalisé par

Hugues Richard Sama

 

 

 

Encadré 1

Un ami de la Corée du Nord

 

Edmond Jouve a  posé ses valises dans 127 pays sur tous les continents. Il est un des rares universitaires français à entretenir encore aujourd'hui des  relations avec la Corée du Nord. Il est, depuis plusieurs années, le directeur de la Société européenne pour les idées du Juche, l'idéologie officielle du pays stalinien, et continue d'effectuer plusieurs séjours chez les Kim.  Dans le N°83 de juin 2012 de la revue Juche éditée par l'Institut International des Idées du Juche, Edmond Jouve affirme :  «Le Président Kim Il Sung est un formidable penseur et théoricien qui a apporté à l'humanité un brillant avenir». Invité le 20 décembre 2011 sur le plateau de la chaîne d'informations France24 pour commenter la mort de Kim Jong-II et le devenir du régime, il  affirma que la Corée du Nord était un « Etat de droit ».

L’ancien secrétaire général de l’Association des écrivains de langue française est également l’auteur d’un livre d’entretien avec Mouammar Kadhafi.

        

Source : Internet

 

 

Encadré

Des archives africaines à Nadaillac-de-Rouge

 

Au cours de cette interview, le Pr Edmond Jouve nous a affirmé avoir un projet de construction d’un bâtiment d’archives africaines dans son village. «En 40 ans, j’ai accumulé beaucoup d’archives touchant à l’Afrique. Ce bâtiment  va permettre aux générations africaines de consulter mes documents, notamment les notes sur le Burkina ». Sur les 100 000 euros nécessaires à l’érection de la bibliothèque, il affirme avoir réuni pour le moment 70 000 euros. Il compte donc sur les bonnes volontés pour l’aider dans cette initiative.

 

  1. R.S.

Commentaires   

0 #11 LE JUSTE 11-01-2017 11:29
J'aimerais savoir qui étaient les conseillers Juridiques qui l'ont rejoint dans sont village.Peut-et re en trouverons nous certains qui ont été acteurs de la l'Insurrection, de la Transition ou qui sont dans le pouvoir actuel ! ! !
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0 #10 Mechtilde Guirma 10-01-2017 18:54
Enfin la lumière s’en vient comme diraient les canadiens, et petit à petit. J’aurais aimé avoir un peu plus de précision sur les dates où Mr. Jouve a fait les propositions de Sénat à Blaise ? Moi je sais que ma proposition de Constitution à Blaise date de janvier 1991. En effet depuis juillet 1990 (après la visite du Pape Jean Paul II le 29 janvier 1990), j’ai déposé sans succès mes demandes d’audience à Blaise. Puis enfin de compte il m’a reçu le 18 janvier 1991. Je suis partie le voir avec deux femmes : Solange Tanpsoba (la sœur d’Achille Tanpsoba du CDP) et Josephine Sankara née Kaboré. J’avais auparavant consulté le Cardinal Paul Zoungrana qui m’avait accordé son soutient et sa bénédiction. C’était parce que Blaise avait alors laissé entendre la possibilité de la convocation d’une Assemblée Constitutive bien avant la rencontre de la Baule (20 juin 1990), peu après les évènements du 18-19 septembre 1989 suite aux troubles provoqués par les assassinats des Lingani et Zongo.

J’avais donc fait part à Blaise de ma vision d’une démocratie qui répondrait à notre identité culturelle, et la nécessité d’une deuxième chambre qui ne soit pas mimétique de l’Occident. Pendant les travaux, j’étais donc aux côtés de Son Éminence pour les suivre scrupuleusement . C’est alors que sous l’autorité de l’Église conduite par l’Abbé Paul Ouédraogo (aujourd’hui Mgr. Paul) la deuxième chambre fut acceptée. Par la suite le Collège des sages demanda son amélioration après leurs travaux suite à l’assassinat de Norbert Zongo, le 13 décembre 1998. Ce ne fut qu’après tant de tripatouillages qu’on voulut nous imposer un Sénat concocté dans les ombres des arcanes du pouvoir. En effet la composition prévue n’était pas celle qu’on voulut lui attribuée par la suite.

Dans ma candeur, j’avais vu en maître Pacéré un interlocuteur valable même précieux. C’est pourquoi je lui avais refilé une copie de ma proposition pensant qu’on pouvait en discuter ensemble. Il se contenta d’un merci mou et quand je le lui ai rappelé il m’a dit : «oui je travaille pour la démocratie». Je l’ai même amené à Guirgo chez le roi pour enregistrer la tradition. Je ne le revis qu’à la rencontre du projet du Larllé sur son magazine : Tradition et modernité et il était d’une froideur…

Heureusement, j’avais eu la merveilleuse idée d’interpeller l’Ambassadeur de France Son Excellence Alain Deschamps sur la question d’une démocratie qui devrait tenir compte de nos réalités culturelles. Il répondit très positivement à mon interpellation, et me fit donner une conférence au centre culturel Georges Méliès dans une salle comble. C’était la première fois que je donnais une conférence, en plus de cela je devais suivre les travaux des femmes, que j’avais initiés avec des amies ou collège du Collège Notre –Dame de Kologh-Naba en vue de la conférence nationale qui se préparait. Tant bien que mal j’ai essayé donc d’exposer au monde International (Son Excellence Deschamps avait lui –même en personne battu la campagne) comment nous devons enfin cesser de recevoir des ordres ailleurs pour penser par nous mêmes notre démocratie.

Trois questions au professeur Jouve :

Lorsque de la présidence du Faso il m’a manquée au téléphone et laisser la commission au Ministère des Affaires Étrangères me demandant de le recontacter voulait-il approfondir la question avec moi ? Je ne pense pas. Je crois plutôt, comme il m'a été rapporté, qu’il voulait simplement des nouvelles de mon mari. Je n’ai pas retourné l’appel comme il me le demandait parce que je ne l’ai jamais connu, ni vu simplement entendu parlé de lui. Tout le monde lui faisait la cours.

Pourquoi lors des travaux de la rencontre de son association à Ouagadougou, du 31 août-7 septembre la parole m’a été refusée n’eût été l’intervention de son Excellence Yé Bongnessian ?

Peut-il expliqué pourquoi a-t-il affiché en page 7 de leur livret, le dessein de mon frère et de quel droit a-t-il doté de paroles les personnages ci-dessus ? Alors que mes frères ont bel et bien boudé sa rencontre ?

Je vous remercie d’avance.
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0 #9 Anta 10-01-2017 17:23
Monsieur le juriste qui conseille aux gens de faire le mal, combien le burkina faso vous a payé pour le mettre dans ce chaos? Ne mentez pas: vous avez certainement recommandé à Blaise de tirer sur la population , c'est plutôt notre peuple qui était déterminé.Quel cynisme! Edmond Jouve, Yahya Jammeh recherche des juges pour venir confirmer sa forfaiture, voilà un bon business pour vous, car de toutes façons, c'est un pays de "bougnoules"..
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0 #8 Neilson 10-01-2017 16:46
Pr. Jouve, dans votre beau pays, la France, quel est le président qui est resté sans rupture au pouvoir pendant trois mandats de sept ans ? Personne, pas même le grand Charles de Gaulle ! Même les USA qui est une grande nation de démocratie limite à deux le nombre de mandats à faire d’affilés. C’est vous-même qui nous enseignez que «le pouvoir use » ; alors faire sauter la limitation du nombre de mandat dans les pays Africains et dans les pays du tiers monde, où l’analphabétism e se bouscule à l’ignorance et à la jeunesse de nos démocraties bananières, au lieu de souffler dans l’oreille de Blaise, vous auriez dû le mordre afin de le réveiller, la preuve ? les « quatre glorieuses » ! J’espère que vous n’allez pas conseiller Naaba Panantougri !
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0 #7 pawit riime 10-01-2017 15:05
L'homme qui a conseillé Blaise pour sa Chute. Merci encore.
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+1 #6 mobutu 10-01-2017 13:58
félicitations à ce monsieur JOUVE. N'eut été ses mauvais conseils qu'il donnait à BAISE, ce dernier serait toujours président. le renégat nie avoir suggéré à Blaise de modifier la constitution alors qu'il l'a fait. comme ça n'a pas marché, il ne veut pas se reconnaitre dedans. de toute façon, c'est BLAISE le grand perdant puisque ce conseiller occulte peut venir librement au BURKINA et même avoir le culot de demander l’aumône pour son machin de boutique. c'est en même temps un avertissement qu'il donne aux dirigeants AFRICAIN qui font confiance à ces soit disant conseillers obscures
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0 #5 SOMPA 10-01-2017 13:35
Ne faudrait-il pas fermer l'UFR Sciences Juridiques et Politiques??!!! Toute notre constitution dont on devrait s'en orgueillir a été écrite par un Tiers Juriste pendant que pullulent dans nos universités des constitutionnal istes de renom. Je croyais qu'on les formait pour servir le pays. Qu'est-ce qui n'a pas marché pour que nos illustres constitutionnal istes et autres juristes n'aient pas été consultés? Pauvre de nous, Gondwanais!!!
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+1 #4 yé ! 10-01-2017 12:16
Vite, une autre médaille pour ce brave Monsieur ! Pour service rendu à la Nation.

Un sénat hein ? Pour y mettre tous ceux qui n'étaient pas d'accord avec BC. Alors qu'il avait des problèmes avec tout le monde, comme il dit. Donc un sénat de 17 millions de sénateurs environ ! Lumineuse idée... Je serais sans doute devenu sénateur. Et peut-être Toégui aussi... De quoi regretter le départ de BC.

Mais c'est peut-être pour que Toégui ne soit pas sénateur que les insurgés...se sont insurgés. L'histoire du pays s'éclaire sous un jour nouveau, jusque là inédit... Historiens, à vos plumes !
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+3 #3 Kôrô Yamyélé 10-01-2017 11:56
- Bof ! Ce sont ces vieux blancs fatigués qui ont toujours fait monter les têtes á nos Chefs d'États en Afrique. Ils se baladent partout et on leur offre le tapis d'honneur !

Par Kôrô Yamyélé
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+2 #2 St Antoine 10-01-2017 10:54
Voilà le genre de personne qui préfère mettre le feu en Afrique au profit de leurs intérêts égoïstes. Pourquoi n'avoir pas proposé la limitation de mandats dans ton pays la france mais aux pays africains;je sens ta silhouette au Gabon du coté de Ali Bongo et bien d'autres pays.Honte à toi
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