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Procès gouvernement Tiao : Blaise Compaoré absent… exilé

Les ex-ministres comparaissant devant la Haute cour de justice Les ex-ministres comparaissant devant la Haute cour de justice

Le procès des membres du dernier gouvernement de Blaise Compaoré s’est ouvert ce jeudi 27 avril 2017 devant la Haute Cour de justice dans une salle d’audience du Tribunal de grande instance (TGI) de Ouagadougou. Et comme nous le prévoyions déjà dans notre édition d’hier, le dossier a été renvoyé au jeudi 04 mai 2017 à cause de la rentrée du barreau burkinabè.

 

Hier matin, la sécurité a bouclé la zone du palais de justice de Ouagadougou sis sur l’avenue Kwamé-N’krumah, non loin du rond-point des Nations unies. Les entrées étaient filtrées avec des fouilles au détecteur de métaux. Mais la longueur du rang et les trombes d’eau tombées sur la capitale n’ont découragé personne puisque tout le monde tenait à vivre l’inédit événement qui doit se dérouler devant la Haute Cour de justice.

Car, depuis qu’elle a été créée en 1995, la Haute Cour de justice, ce tribunal d’exception chargé de juger le chef de l’Etat et les membres du gouvernement pour les fautes pénales commises dans l’exercice de leurs fonctions, n’a jamais été opérationnelle et n’a donc jamais été saisie d’un dossier pour jugement.

Mais voilà, un vent fort d’insurrection populaire a soufflé entre- temps sur le Pays des hommes intègres où, désormais, selon le slogan à la mode, «plus rien ne sera comme avant». Et les bourrasques de la colère du peuple ont emporté le régime presque trentenaire (27 ans) de Blaise Compaoré. Les institutions de la Transition ont alors décidé de poursuivre devant la Haute Cour de justice les dignitaires du régime déchu. Ainsi, les membres du dernier gouvernement de Blaise Compaoré ont été inculpés, dans le cadre de la répression de l’insurrection populaire, pour homicides volontaires, coups et blessures volontaires ou pour complicité de ces deux infractions. Du coup, la Haute Cour de justice, présidée par Mathieu Ouédraogo, a eu du grain à moudre.

L’engouement autour de ce procès est dû au fait que c’est une première mais pas seulement. La qualité des accusés aussi y est pour quelque chose. Du coup, il n’était pas facile de trouver une place dans la salle d’audience.

C’est à 9h10 que la Cour a fait son entrée au prétoire. Présidée par le député Mathieu Ouédraogo du MPP (Mouvement du peuple pour le progrès), la Haute Cour de justice compte 6 juges parlementaires et 3 magistrats professionnels de grade exceptionnel.

Après avoir déclaré l’ouverture de l’audience, le président Mathieu Ouédraogo a procédé à l’appel nominatif des accusés avec en tête l’ex-Premier ministre Luc Adolphe Tiao. Ce dernier était assis, stoïque ou serein, c’est selon, aux premières loges sur le banc des accusés. A la presse, juste avant le début de l’audience, Luc Adolphe Tiao avait déclaré, à propos de sa comparution à la barre, que «dans la vie, on ne peut rien prévoir».

Puis vint le tour de Blaise Compaoré, poursuivi en sa qualité de ministre de la Défense au moment des faits. A l’appel de son nom, il y a eu un silence avant que des gens éclatent de rire dans la salle. Evidemment, le mari de Chantal n’était pas présent, lui qui, depuis sa chute, a trouvé asile en Côte d’Ivoire et a même acquis la nationalité de ce pays. Blaise Compaoré était donc un absent exilé, pardon excusé si on ose le dire ainsi. Toutefois, il ne fait aucun doute que son ombre planera sur la salle tout au long de ce procès.

Comme lui, répondront également aux abonnés absents, les ministres Assimi Koanda, Lucien Marie Noël Bembamba, Salif Kaboré, Tinga Jérémie Ouédraogo et Koumba Boly.

A la fin de l’appel des membres du gouvernement, il en reste toujours un qui est assis sur le banc des accusés : il s’agit de Jérôme Bougouma, ancien ministre de l’Administration territoriale et de la Sécurité. En fait, le président avait juste omis de l’appeler. Il faut préciser que les ministres Clotilde Ki et Yacouba Ouédraogo ont bénéficié d’un non-lieu pour n’avoir pas pris part au conseil des ministres du 29 octobre 2014 au cours duquel la fameuse réquisition complémentaire, faisant recours à l’armée pour porter main forte à la police et à la gendarmerie dans le maintien de l’ordre, a été signée.

Après la liste des accusés, place à celle des témoins où on a des personnalités comme les généraux Gilbert Diendéré et Honoré Nabéré Traoré.

Après tout cela, le président de la Cour a procédé à la lecture d’une lettre datant du 18 avril 2017 dans laquelle le bâtonnier priait la Haute Cour de justice de reporter le procès à une date ultérieure à cause de la rentrée du barreau le 27 avril et des activités qui s’en suivraient durant trois jours. Accédant à la requête du bâtonnier, le président Mathieu Ouédraogo a alors proposé que l’audience soit renvoyée au mercredi 3 mai 2017.

Mais visiblement cette date ne convenait pas aux avocats qui ont souhaité que le dossier soit renvoyé sous quinzaine, plus précisément le 11 mai.

Refus du procureur général, Armand Ouédraogo, qui a estimé qu’un long report allait entraîner des frais supplémentaires puisque beaucoup de choses sont en location pour ce procès (les chaises, la sonorisation, les climatiseurs, etc.).

C’est alors que les avocats ont fait remarquer qu’il y a à peine 2 jours qu’ils ont eu l’entier dossier de ce procès et que, par conséquent, ils sollicitaient plus de temps pour l’étudier afin de mieux préparer la défense de leur clients. Argument de poids : les décisions de la Haute Cour de justice étant inattaquables, les avocats ont déclaré qu’il n’y avait aucun mal à accorder plus de temps à la défense.

Finalement, après concertations sur le siège, le président a tranché, l’audience sera reprise le jeudi 4 mai 2017 à 9 heures.

Les avocats ont marqué leur accord et c’est sur ces entrefaites que ce premier jour du procès a été clos seulement une heure après son ouverture.

A jeudi prochain donc pour entrer dans le vif du sujet de ce procès inédit dans notre pays.

 

San Evariste Barro

Abdou Karim Sawadogo

Aboubacar Dermé

Hugues Richard Sama

 

Encadré 1

Les généraux en vedettes

 

Dès 7h ce 27 avril 2017, Luc Adolphe Tiao, l’ex-chef du gouvernement poursuivi, a pris place dans les premières rangées de chaises prévues pour les prévenus. Quelque temps après, ont pris place à ses côtés les ministres Salif Ouédraogo, Diemdoda Dicko et Jérôme Bougouma. C'est à 8h 45 que le reste du groupe a fait son entrée dans la salle d'audience N° 2 du TGI. Quelques minutes avant, c’est-à-dire aux environs de 8 h30, une entrée va prendre tout le monde ou du moins les journalistes de court : il s'agit de celle du général Gilbert Diendéré, auteur du putsch manqué du 16 septembre 2015. Il était suivi du général Djibrill Bassolé. Si le premier comparaît comme témoin, le second sera sur le banc des accusés en tant qu’ancien ministre, chef de la diplomatie du dernier gouvernement de Blaise Compaoré.

«C'est le général, c'est le général », entend-t-on dire par plus d'un dans l'assistance. Après les accolades données à Luc Adolphe Tiao avec qui il a échangé quelques mots, Gilbert Diendéré a pris place non loin des ex-ministres sous le crépitement des flashs des chasseurs d'images qu’il n’a cessé de gratifier d'un léger sourire.

A l'appel de son nom en tant que témoin, celui-là même qui était fourré dans une chemise pagne de manches longues répond d'une voix forte et à la manière des militaires : «présent». Cela a suscité des applaudissements d'une partie de la salle. Les journalistes qui espéraient arracher quelques mots de lui n'ont eu droit qu’à des sourires non dissimulés et à des salutations à distance.

«Qu'est-ce que vous voulez que je dise», a-t-il demandé avant de s'éclipser.

Si beaucoup ont noté la pleine forme de l'ancien patron du RSP, ce n’était pas le cas pour le premier général de gendarmerie, Djibrill Bassolé, qui, visiblement, a pris un coup de vieux et présente des signes de santé précaire.

Une des images fortes que ce dernier a laissée aux reporters, ce sont ces chaleureuses accolades avec le général Honoré Nabéré Traoré qui, lui, est cité comme témoin.

 

Abdou Karim Sawadogo

 

 

Encadré 2 :

Les deux Baba sans avocat

 

Pour se tirer d’affaire, les anciens ministres se sont attaché les services de sommités du Barreau burkinabè. Le prix à payer pour avoir une défense en béton a-t-il contraint certains ministres à renoncer à recourir aux services d’avocats ou est-ce simplement un choix philosophique ? En tout cas, hier lors de l’appel des accusés, on a constaté que les deux Baba (Diémé des Transports et Hama de la Culture et du Tourisme) n’avaient pas de conseils.

Au juge qui lui a demandé s’il souhaitait avoir un avocat commis d’office, Baba Diémé a marqué son accord. Quant à Baba Hama, à la question de savoir s’il n’avait pas réellement d’avocat, l’ancien journaliste de la radio nationale a répondu, le ton ferme, « Non !». Le tribunal a voulu de ce fait lui commettre un avocat, il a objecté de la tête, se sentant capable de se défendre tout seul.

Cette attitude des deux ministres s’explique-t-elle vraiment par une question d’argent? Ou bien cela procède-t-elle d’une volonté de montrer qu’ils n’ont rien à se reprocher ou encore qu’ils n’ont pas besoin d’être défendus par une tierce personne ? Difficile de le savoir.

Mais quoi qu’il en soit, les avocats présents ont rappelé qu’en matière criminelle, les accusés doivent forcément se faire assister. C’est dire que Baba Hama et Baba Diémé seront donc défendus par des avocats commis d’office si entre temps ils ne se sont pas attaché les services d’avocats de leurs choix.

 

Hugues Richard Sama

 

 

Encadré 3 :

La clim d'IB Trade n'a pas fonctionné

 

Pour que le procès se déroule dans des conditions climatiques idéales en cette période de canicule, la Haute Cour de justice a eu recours aux services d'IB Trade SARL pour le conditionnement de l'air dans la salle d'audience. La veille de l'ouverture du procès (Ndlr : le mercredi) nous avons trouvé l'équipe de cette société en train de s'y activer. Cependant, les deux grandes armoires de climatisation n'ont pas fonctionné puisque à l'intérieur la chaleur avait commencé à se faire sentir bien avant 9 h ; l’heure à laquelle l'audience devait s’ouvrir. Heureusement que Dame Nature s'est invitée à travers «une pluie bienfaisante» pour reprendre l'expression de l'ancienne ministre Pascaline Tamini lors des inondations du 1er septembre 2009.

Côté sonorisation, «Armadan», qui en a la charge, s'en est tiré à bon compte. Espérons que le renvoi du procès sera mis à profit pour parfaire les choses, notamment côté climatisation de la salle.

 

Abdou Karim Sawadogo

 

 

Encadré 4 :

Kwamé N’Krumah transformé en parking

 

Tous les habitués du Tribunal de grande instance de Ouagadougou le savent : on y entre facilement après avoir garé son engin dans un des parkings alentours. Mais hier, il n’y a rien eu de tout ça. Un puissant dispositif sécuritaire à l’intérieur et tout autour a modifié les habitudes.

L’accès au palais était conditionné, en effet, à une fouille et à la présentation d’un document d’identité. Il fallait également passer sous un portique de sécurité et subir une nouvelle fouille avant d’accéder à la salle d’audience. A l’extérieur du TGI, des cargos de la CRS ont été positionnés à plusieurs endroits stratégiques. Les voies passant devant le palais ont été bloquées momentanément, et les gérants de parkings ont dû exercer leur activité ailleurs. De quoi donner des scènes inédites comme ce parking qui a été installé en plein milieu de la plus belle avenue de Ouagadougou : Kwamé N’Krumah.

 

Hugues Richard Sama

 Encadré 5 :

Des désagréments dans les rues voisines

 

Pour des raisons de sécurité, un cordon a été mis en place par la police dont les barrières n'ont pas manqué de créer des bouchons sur des artères menant au périmètre du palais de justice. Des gens de tous bords et de toutes conditions sociales s'y sont rués pour ne pas se laisser raconter l'événement. Nul doute que des désagréments ont été créés avec les bouchons à divers endroits. Même certains détenus en ont été victimes, à l’image d’Alain Edouard Traoré qui a dû garer son véhicule derrière l’UEMOA pour faire le reste du chemin à pied s’il vous plaît.

Le dispositif sécuritaire n'a été débordé à aucun moment. Le public, composé notamment des activistes de la société civile, s'est bien comporté si bien qu'il n'y a pas eu à notre connaissance d’incident quelconque. Mais si à la reprise du 4 mai le procès devait s'étirer en longueur, sur plusieurs jours, les usagers de la route et surtout les services environnants devraient en tenir compte, et compter pour perdu le temps de ce rendez-vous judiciaire.

 

Abdou Karim Sawadogo

 

 

Réactions à l’issue du renvoi du procès

 

Hervé Ouattara, Président du Citoyen africain pour la renaissance (CAR)

«Je vais contribuer autant que je peux à l’éclatement de la vérité»

 

« J’aborde ce procès avec optimisme, nous l’avons attendu avec impatience et nous espérons que ce sera l’occasion de dire aux Burkinabè ce qui s’est réellement passé. Nous espérons aussi que la justice sera à la hauteur des attentes des Burkinabè, on ne peut que faire confiance à la justice, et cela nous permettra d’écrire une nouvelle page de l’histoire de notre pays. J’ai été cité comme témoin, et je vais contribuer autant que je peux à l’éclatement de la vérité».

 

Aboubacar Dermé

 

 

Victor K. Pouahoulabou, Président des familles des victimes de l’insurrection populaire et du coup d’Etat

«C’est un début de justice pour les victimes»

 

« Nous pensons que la Haute Cour de justice va faire son travail, j’ai cette conviction que le droit sera dit. C’est un début de justice pour les victimes de l’insurrection populaire, un début de justice pour l’ensemble des Burkinabè et un début de justice pour le développement du pays. Sans la justice, il n’y aura pas de développement, il n’y aura pas de paix, des gens vont continuer à piller, et d’autres vont continuer à mourir sans qu’il y ait de suite ».

 

Aboubacar Dermé

 

 

Aziz Dabo, secrétaire général adjoint aux relations extérieures de la NAFA

«Je souhaite que ce procès soit la porte ouverte à la réconciliation»

 

« J’espère que ce procès sera l’occasion d’avoir les réponses aux questions que je me pose et qu’un certain nombre de personnes se posent également. Je souhaite que ce procès soit la porte ouverte à la réconciliation, à la possibilité pour que les cœurs meurtris puissent être soulagés et puissent aller vers des lendemains meilleurs pour notre pays. Je souhaite aussi que la justice soit équitable, une justice pour tous et que ce ne soit pas une justice des vainqueurs contre ceux qui ont perdu. Ce sera la voie vers la réconciliation, vers le pardon parce qu’il y a des enfants, des jeunes, de grandes personnes qui observent, il y a l’opinion publique nationale aussi bien qu’internationale qui observe ce procès avec grand intérêt. Le Burkina Faso doit démontrer à toute cette opinion que nous sommes prêts à aller vers des lendemains meilleurs, à une vraie démocratique, à une justice équitable pour tous ».

 

Hugues Richard Sama

 

 

Tahita Salifou, secrétaire national chargé de la mobilisation de la jeunesse du CDP

«Il faut laisser le travail au professionnel du droit»

 

« Ceux qui sont accusés sont nos anciens camarades, ce sont des gens avec qui nous avons travaillé, ce sont des frères, ce sont des cousins, ce sont des Burkinabè que nous sommes venus soutenir. Nous attendons de ce procès une justice équitable, une justice qui n’est pas à double vitesse, une justice véritable pour notre pays parce que c’est un procès historique. Il est également spécifique en ce sens que c’est devant la Haute Cour de justice et l’on sait qu’elle rend des verdicts sans appel. Il faut laisser le travail au professionnel du droit sans aucune pression et sans aucune ingérence ».

 

Hugues Richard Sama

Commentaires   

0 #4 Kanzim 01-05-2017 14:12
Je partage l’avis de Sacksida sur les jugements de l’ensemble des crimes économiques et de sang depuis 1987. Nonobstant le pardon bien rémunérateur et fortement rémunéré en effet, de ceux et celles qui ont accédé au pardon « commercial » et politique organisé par le CDP. Il faudra passer aux mailles de la justice tous les crimes. Et le HCRUN ne devrait pas servir d’écran pour enfumer et insulter notre intelligence. Son mutisme et ses lourdeurs aux sens figuré et propre, amène à le suspecter de n’être qu’un simple faire-valoir ou un prétexte pour faire durer les délais quant à a manifestation de la Justice, sur ce qui requiert de la justice depuis 1987. On pourrait par exemple commencer par un mouvement descendant qui part de l’actuelle session historique, les jugements « à rebours » de tout ce qui a été commis comme crime au Burkina, sans nous divertir avec cette chose appelée HCRUN.
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0 #3 Sacksida 29-04-2017 10:32
D’abord, il faut savoir que les Burkinabé ont intériorisé l’Insurrection Populaire des 30 et 31 octobre 2014 qui a chassé l’ex-Président Blaise Compaoré et son régime constitue un événement historique et social majeur dans l’histoire politique et social du peuple Burkinabé, et même dans une certaine mesure celle de l’Afrique. Les crimes de sang commis à l’occasion de l’Insurrection populaire et ceux du Coup d’Etat du Général Diendéré qui, vont être jugés à partir du 4 Mai 2017 par la Haute Cours de Justice ne seront qu’une infime partie des affaires politico-judici aire qui attendent. En outre, le Procureur du Faso près le Tribunal de Grande Instance de Ouagadougou doit savoir et considérer que des « Dossiers de crimes économiques transmis par l’ASCE/LC courant 2016 » ne sont qu’une partie à notre sens des crimes et affaires économiques et financières dans lesquels le peuple Burkinabé est lésé. Du reste, tous les crimes économiques et de sang commis depuis le 15 octobre 1987 au 31 octobre 2014, ne sauraient être passés par pertes et profits et doivent être jugés comme il se doit et « la loi doit être appliquée sans passion mais dans toute sa rigueur ». De plus, les dirigeants actuels de l’Etat, doivent en prendre conscience et travailler dans ce sens sinon l’Histoire pourrait être un éternel recommencement car la Jeunesse Burkinabé consciente ne laissera pas son avenir hypothéqué par une certaine élite nationale. Enfin, « l’indignation des peuples devant l’injustice et l’impunité pourrait se transformer en des Révolutions Sociales » Courage et Salut !
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0 #2 BOUDA 29-04-2017 09:34
QUE DIEU NOUS AIDE TOUS.
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0 #1 Kmalo 28-04-2017 12:25
Sincerement je pense que beaucoup de ministre vaut etre acquiter certes de par leur fonction ils ont une part de responsabilité dans les evenements du 30 octobre mais avait il le choix.pour certains d'entre eux l'element intentionnel sera difficilem pas demontrable ce qui leur dera bénéficier certainem de circonstances.q uand aux premiers et a celui de de la securite,des reformes politiques,info rmation pourront difficilem s'en tirer a titre a personnel je pense qu'il seront condamner.de je pttiens a rappeler que ce proces ne doit pas etre un tpr de ce fait exclu les reglem de compte.le cas du ministre de la defense il est sans equivoque il ne purgera jamais sans peine.mais le fait qu'il soit condamner constituera politiquem parlant un coup dur pour les personnes se reclam de lui.ce qui est sur ce procès ne devrait pas trop durer le fond des simple les responsabilites de chacun seron facilm identifiable,re ste la forme qui pourrait le retarder.ce qui est sur la verite doit resortir nous pouvons que la réconciliation commence avec ce proces...
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