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Déclaration du PPR sur les démissions du CFOP : Messieurs les présidents du PEDN, du PCDP, du PF et du PDF/Laafi

François Tambi Kaboré au (centre), le président du PPR François Tambi Kaboré au (centre), le président du PPR

Le peuple burkinabè est fatigué de la politique pratiquée par certains hommes politiques. Depuis notre indépendance, plus de 40% des électeurs boycottent les urnes. Pour différentes raisons ces personnes refusent de participer au choix de leurs dirigeants et aux décisions qui concernent l’évolution de leur pays.

 

La raison, la majorité des politiciens font de la politique pour accéder au pouvoir, pour se remplir les poches, pour se hisser au sommet des organes de décision d’où ils manœuvrent pour leur prospérité, celle de leur famille, et de leur clan au lieu de servir le peuple, de travailler à satisfaire les préoccupations majeures des Burkinabè.

Aujourd’hui au Burkina Faso, nous constatons que cette façon de faire la politique se poursuit et se consolide. Certains politiciens n’hésitent pas à tromper le peuple, à trahir des camarades de combat et à conclure des alliances contre-nature avec pour toute finalité d’accéder au pouvoir d’Etat. Certains de nos hommes politiques n’ont plus de dignité, de conscience morale.

Plus de 6 millions de Burkinabè vivent avec seulement 500 F CFA par jour. Plus de 10 millions de Burkinabè ne parviennent pas à offrir les trois repas par jour à leur famille. Cette situation de pauvreté absolue a inculqué dans l’esprit de certains Burkinabè une façon malsaine de faire la politique. En réplique aux politiciens sans morale ni éthique, une bonne partie de la population considère la politique comme un moyen de résoudre, de façon ponctuelle, des problèmes purement alimentaires. Comment pouvons-nous demander à une personne qui n’a pas mangé, ou à une mère de famille, ou à un père de famille dont l’enfant a faim et qu’il n’arrive pas à le soigner et qui ne l’inscrit pas à l’école de refuser 500 ou 1000 F CFA. Ventre affamé n’a point d’oreille ! A cause de cette pauvreté permanente, des Burkinabè vendent leur voix ; à cause de cette pauvreté, des Burkinabè répondent à des mots d’ordre de politiciens sans scrupules ; à cause de cette pauvreté, des associations sont créées pour canaliser la manne générée par la politique au Burkina Faso.

Il y a des hommes et des femmes qui ont le courage de faire de la politique dans le seul but d’offrir aux Burkinabè des solutions durables à leurs conditions de vie. Le plus souvent ces personnes prêchent dans le désert ou sont tournées en dérision. Ceux qui ont pu accéder au pouvoir d’Etat et qui ont voulu changer cette manière de faire la politique ont été soit écartés de la scène politique à l’issue d’un processus de dénigrement, soit froidement éliminés.

Peuple du Burkina Faso, pour un développement prospère de notre pays, pour le bien-être de nos enfants, nous devons changer notre manière de faire la politique, quoi que cela pourrait nous coûter. Chaque fois que nous refusons de faire ce pas décisif, nous augmentons le coût économique et social de ce changement qui devra intervenir tôt ou tard.

Peuple du Burkina Faso, tournons le dos à la classe politique qui utilise la politique pour se servir au lieu de servir le peuple ; tournons le dos à cette façon de faire la politique, seulement l’intérêt suprême des populations doit nous guider dans notre façon de faire la politique, dans notre participation au processus de développement économique et social.

C’est dans la ligne de ce changement fondamental qu’il nous appartient à tous d’y contribuer, que le PPR doit féliciter les présidents du PEDN, du PCDP, du PF et du PDF/LAAFI pour avoir eu le courage de dénoncer la politique politicienne de l’Opposition politique burkinabè actuellement sous la roulette de l’ancien nouveau chef de file de l’Opposition. Aujourd’hui, le CFOP vous qualifie de « menu fretin ». Hier, ce même CFOP vous comptait fièrement parmi la trentaine de partis composant l’opposition politique. Le CFOP devrait bien relire la liste des partis de l’Opposition, car dans ses rangs il y a toujours des partis qui n’ont ni député ni conseiller ; il y a des partis qui ont appartenu au front républicain. Le chef de file de l’Opposition politique devrait faire profil bas, éviter des déclarations malheureuses, inopportunes, lui qui a désigné à la CENI comme représentant des partis extraparlementaires un président de parti qui n’a obtenu ni député ni conseiller aux élections de 2015 alors que certains desdits partis en ont eu plusieurs.

Aujourd’hui, nous devons comprendre que l’Opposition politique, notamment sa branche CFDC, a opté de tout faire pour déstabiliser le pouvoir actuel. Malheureusement, les méthodes utilisées, loin de discréditer les actions du gouvernement, mettent à nu les objectifs réels de l’Opposition politique. En effet, le mémorandum de l’Opposition sur les 100 jours du président Kaboré est un ramassis de critiques faciles sans solutions alternatives qui devraient permettre à l’opinion nationale et internationale d’apprécier la crédibilité et la pertinence de l’Opposition politique. A cet effet, j’invite le chef de file de l’Opposition à relire son discours de prise de fonction en avril 2013. En s’interrogeant sur les critères que l’Opposition devrait remplir pour mériter la confiance des Burkinabè, il répondait : « L’opinion ne cherche pas uniquement à entendre notre position commune sur tel ou tel évènement politique ou social, mais plutôt à connaître ce que nous entendons faire si demain ce pays nous était confié ».

Le meeting de l’Opposition du 29 avril 2017 qui nous rappelle celui du 29 juin 2013 est une tentative de plus, pour tromper le peuple burkinabè, pour noyer le poisson dans l’eau. Ce meeting est une pirouette imaginée par l’Opposition singulièrement sa branche CFDC pour :

1) faire oublier sa trahison de l’esprit de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 ;

2) faire oublier qu’elle n’a pas été capable de s’assumer en tant que prétendant à la fonction suprême au moment qu’il fallait ;

3) se moquer du peuple burkinabè qui aspire à une vie tranquille et à la paix ;

4) sacrifier une fois de plus, le bien-être général des Burkinabè aux ambitions égoïstes et claniques ;

5) renforcer les alliances contre-nature dont le seul but est de satisfaire des ambitions partisanes.

Messieurs les présidents du PEDN, du PCDP, du PF et du PDF/Laafi, vous avez eu raison de prendre vos responsabilités devant l’histoire en vous démarquant de cette duplicité, car demain les responsables devraient rendre compte de leur comportement anachronique et contraire à l’intérêt général.

Que Dieu bénisse le Burkina Faso !

 

Pour le Bureau exécutif du PPR

François Tambi Kaboré, président

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