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Nouvel appel à la grève au Trésor : Le gouvernement menace de sévir

Des agents du Trésor lors d'une grève à Ouagadougou Des agents du Trésor lors d'une grève à Ouagadougou

Nous avons reçu du service d’information du gouvernement (SIG) une déclaration signée par le ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, relative au mouvement annoncé par le syndicat autonome des agents du trésor du Burkina (SATB). Dans cette adresse, le porte-parole du gouvernement « condamne fermement les actions en cours et invite tous les travailleurs de bonne foi à s’en démarquer».

Suite à l’appel du Syndicat Autonome des Agents du Trésor du Burkina (SATB) à un mouvement de débrayage général dans tous les services de la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique (DGTCP), au motif d’une remise en cause par l’administration de la mise en œuvre du protocole d’accord signé le 29 mai 2017, le Gouvernement par la présente déclaration tient à apporter l’information juste aux travailleurs du Trésor public, aux usagers et à l’opinion nationale.

Cet appel au débrayage intervient dans un contexte de relecture des arrêtés portant conditions et modalités de répartition du Fonds Commun (FC) des agents de la DGTCP et de la Direction générale des impôts (DGI).

En rappel, l’un des engagements du protocole d’accord est relatif à la relecture du texte portant conditions et modalités de répartition du Fonds Commun des agents de la DGTCP. Dans cette même dynamique, le Syndicat National des Agents des Impôts et des Domaines (SNAID) a également demandé la relecture de l’arrêté portant conditions et modalités de répartition du FC des agents de la DGI.

Il convient de noter que la relecture de ces textes devait se faire dans un processus participatif et consensuel. A cet effet, des concertations impliquant des représentants du SATB, du SNAID et de l’administration ont eu lieu au sein des directions générales concernées et  se sont poursuivies au niveau  du groupe de négociation mis en place , afin de concilier les propositions faites par ces syndicats avec les principes de solidarité, d’équité, d’unicité et de non-discrimination qui ont toujours gouverné la répartition du FC. En dépit de cette série de concertations, les syndicats sont restés inflexibles sur leurs positions.

En l’absence de consensus et afin de respecter les engagements du Gouvernement notamment le paiement du FC du premier trimestre 2017 au plus tard le 15 juillet 2017 et le relèvement de son taux de 70 à 100% pour la DGTCP et de 75 à 100% pour la DGI, le Ministre de l’économie, des finances et du développement a instruit le Directeur Général du Trésor et de la Comptabilité Publique et le Directeur Général des Impôts de procéder au paiement du Fonds Commun au taux de 100% et selon les modalités de répartition définies par les arrêtés en vigueur.

Le Gouvernement tient à souligner le caractère illégal du mouvement de débrayage général initié par le SATB car n’ayant fait l’objet d’aucune autorisation préalable comme l’exigent les textes en la matière et  dénonce toute velléité d’extension de ce mouvement à tout autre syndicat.

Il tient à porter à la connaissance de l’opinion que les motivations de ce mouvement qui comportent entre autres exigences le départ de certains responsables administratifs, comme l’ont demandé le SATB et le SNAID dans une lettre conjointe adressée au chef du gouvernement, ainsi que les velléités d’extension de cette liste, portent en elles-mêmes des signaux d’une tentative de déstabilisation que le Gouvernement ne saurait tolérer

Le gouvernement rappelle que le premier semestre de l’année 2017 a été jalonné de mouvements sociaux dans plusieurs départements ministériels dont le ministère de l’économie, des finances et du développement, avec des conséquences négatives sur notre économie.

Afin d’apaiser le climat social et d’améliorer les conditions de vie et de travail des agents, le gouvernement a consenti d’énormes efforts et ne saurait tolérer que pour des questions de répartition interne des éléments de motivation, le fonctionnement des structures publiques soit pris en otage, à des desseins inavoués.

Par conséquent, le gouvernement condamne fermement les actions en cours et invite tous les travailleurs de bonne foi à s’en démarquer.

Le gouvernement sait compter sur le sens de responsabilité des travailleurs.

Il tient à rassurer tous les travailleurs et usagers des services du ministère de l’économie, des finances et du développement et particulièrement du trésor public et des impôts que les dispositions seront prises pour assurer  leur accès auxdites administrations.

En tout état de cause, toute absence non justifiée sera sanctionnée conformément aux dispositions réglementaires.

Le gouvernement réaffirme son entière disponibilité au dialogue social dans le respect des lois de la République.

                                                               

   Ouagadougou, le 16 juillet 2017

 

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement,

 Porte-parole du gouvernement

 

Rémis Fulgance DANDJINOU

Officier de l’Ordre national

Commentaires   

0 #6 Mafoi 17-07-2017 13:29
Quand on a un gouvernement mouta-mouta,il ne faut jamais s'attendre à de la rigueur au niveau de la gestion de l'Etat.Le président Erdogan a mis aux arrêts des milliers et des milliers de fonctionnaires indélicats mais la Turquie ne s'est pas écroulée pour autant.Plus près de nous,le président tanzanien a rayé d'un trait de plume plus de 7000 faux fonctionnaires avec leurs faux diplômes en avril et pourtant la Tanzanie n'est pas rayée de la carte du monde,elle respire même mieux maintenant.Dans la vie quand on est un homme d'Etat,il faut savoir se faire respecter.Parmi tous ces gâteux galeux qui passent leur temps à nous pourrir la vie,combien possèdent réellement de vrais diplômes?Ils ont passé leur temps à tricher et continuent de tricher avec nos maigres ressources.Trop c'est trop,il est temps de mettre le holà
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0 #5 Anesthésiste 17-07-2017 11:49
Une rupture de produits pour les anesthésies se constate de façon récurrente depuis un certain temps dans des centres hospitaliers publics du Burkina. C’est la Centrale d’Achat des Médicaments Essentiels Génériques(CAME G) qui est chargée de l’approvisionne ment de ces produits. La conséquence des ruptures prolongées de ces produits empêche des opérations chirurgicales dans de nombreux blocs opératoires. Ainsi, des gens sont obligés de faire le tour de plusieurs hôpitaux (Yalgado,Bogodo go,Blaise Compaoré etc…) à la recherche du produit manquant afin de pouvoir effectuer les chirurgies souvent urgentes. L’auditeur qui se plaignait à l’émission afferage de Ouaga FM le lundi 17 juillet 2017, du fait que le service des urgences viscérales du CHU Yalgado ne fonctionnait pas à plein régime depuis près d’un mois, doit comprendre que la principale cause est due au manque de la fameuse molécule d’anesthésie. Par ailleurs, ce service de l’hôpital connait des travaux temporaires de rénovation qui ralentissent certaines prestations de soins. On constate que certaines personnes font le tour des radios ,pour s’en prendre aux responsables et médecins de l’hôpital Yalgado ,en occultant les nombreux efforts consentis par ces derniers pour des travaux de rénovation de ce vieil hôpital et pour des soins de qualité ,à des coûts relativement bas, en comparaison à d’autres structures sanitaires(hôpi taux publics, cliniques privées).Ces actions de délation ressemblent plutôt à des règlements de comptes personnels et téléguidés ,loin de toute objectivité. Les gens doivent plutôt déplorer le fait que le gouvernement ait quasiment délaissé Yalgado en permettant même que des équipements qui lui étaient destinés, soient confisqués au profit de l’hôpital de Bogodogo.
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0 #4 Kanzim 17-07-2017 11:07
Voilà que les balourds sortent de la léthargie et de la lourdeur qui plombent l’action. Un plombage justifié par ce que leur cœur et leur esprit fonctionneraien t au diésel. Sans engagement dans une analyse sociale la proactivité a tellement fait place à la réactivité du pouvoir assis et attendant le cours des choses, que l’on se disait qu’il était ainsi pris dans l’ennui de l’inaction, à tel point que SEM M Paul Kaba THIEBA dans son noble esprit de solidarité et de magnanimité, avait trouvé un formidable remède qui consistant à jouer au football sans pour autant nous dire si on devait ou pas jouer sur les abords et bas-côté du terrain ou en plein champ. Ceci dit, il faut se féliciter de ce début de fermeté, et espérer que le cocotier sera secoué chaque fois que de besoin. Il me souvient encore cette image de citoyens insolents dans l’habillement et dans le verbe, invectivant leur ministre et le gouvernement, et s’entourant d’une logique de violence physique à l’endroit d ceux de leurs collègues qui voulaient manifester leurs droits de ne pas grever. C’est le lieu de féliciter encore ce policier qui a su résister aux menaces proférées par des soi-disant militants de syndicats, qui confondent le ministère à leurs lavabos. Et pendant tout ce temps, le flegme populiste du gouvernement le maintenait dans un retranchement incompréhensibl e. Alors qu’il eut fallu appliquer les règles et sévir, le gouvernement se retranchait dans un étonnant flegme. Nul n’est au-dessus de la Loi, et nul n’est indispensable au Burkina. Les ressources du pays appartiennent au peuple et, autant que le gouvernement n’a pas le droit de vivre au-dessus de se moyens par vols et autres détournements, autant les fonctionnaires n’ont pas le droit d’exiger l’incroyable, à savoir la satisfaction dispendieuse de leurs gosiers au détriment du plus grand nombre. A moins que, entre gouvernants et syndicats il n’y ait un deal touffu et caché. C’est pourquoi Par contre, M le Ministre DANGUINOU ne peut pas prendre l’opinion publique à témoin, pouce que le public n’est pas informé de ce qui se passe avec les accords. Comme ceux relatifs aux magistrats. Je suis d’accord avec M le Ministre Clément SAWADOGO, qu’il faut peut-être un jour, mettre tout à plat face à tous les burkinabè, e répartir le gâteau national de façon équitable et non honteuse. Nul n’est indispensable. Pas même ce syndicat de taximen qui refuse d’appliquer les règles sur la non utilisation du gaz, ou ces agents du ministère des finances qui oublient qu’on peut former en6 mois des remplaçants très et peut-être plus valables et compétents.
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0 #3 Sidzabda 17-07-2017 09:45
ça commence à venir. si des agents qui se croient tout permis veulent bloquer le fonctionnement de tout un pays, il faut vraiment s'inquiéter. Heureusement que toute chose a une fin, à commencer par la présente.
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0 #2 Naba2 17-07-2017 07:52
Enfin, le Gouvernement se réveille et dit tout haut ce que les gens pensent tout bas: ce sont des tentatives de déstabilisation . Roch ne parle jamais au hasard, s'il le dit c'est qu'il a la preuve. Il n' y a que les CDPistes et apparentés qui veulent faire croire que c'est une simple lutte syndicale car même les anciens syndicalistes vous le diront, les grèves actuelles ne sont plus du syndicalisme. Il y a juste quelques comparaisons à faire: combien de jours ce syndicat des impôt et du trésor a travaillé en 2017 et par contre combien de points de concession ils ont eu sur l'ensemble des points de revendication!
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+1 #1 ANTA 17-07-2017 01:13
ça ne nous regarde pas.Nous on est entrain de jouer au ballon comme nous l'a demandé Paul Kaba. Gérez vos accords mouta mouta. Au lieu de nous prendre à témoins donnez-nous FC aussi!
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