Menu
TANGUI IMMOBILIER SARL
FLASH INFOS

PAREN : La famille se déchire

Le Parti de la renaissance nationale (PAREN) a tenu les 29 et 30 juillet 2017 à Ouagadougou son 4e congrès ordinaire sous le thème : « La réconciliation, condition de la fraternité retrouvée pour l’unité d’action. Au terme des travaux, un nouveau bureau de 33 membres dirigé par Pouswende Michel Béré a été mis en place. Autant dire que la famille se déchire, puisque Tahirou Barry, président du PAREN en principe jusqu’en 2019, a été débarqué et exclu avec trois autres membres du parti, ce qui marque le divorce entre lui et le fondateur de la formation politique, le Pr Laurent Bado.

 

S’achemine-t-on vers un second clash au PAREN après le mémorandum incendiaire du fondateur du parti en août 2016 à l’encontre de son président ? C’était la question posée dans « Une lettre pour Laye » de la semaine écoulée, quand son congrès ordinaire a été programmé par Laurent Bado « sans que les responsables actuels du parti en soient officiellement informés ».

On se doutait bien que ledit congrès n’allait pas se tenir sans turbulences et c’est bien ce qui justifiait la présence remarquée d’éléments de la Compagnie républicaine de sécurité (CRS) bien armés samedi matin à l’Atelier théâtre burkinabè (ATB), prêts à toute éventualité. La mobilisation peinait à prendre corps pour l’ouverture officielle de la rencontre. Cela a sans doute été la principale raison du retard accusé par les organisateurs dans le lancement des travaux. La cérémonie a finalement débuté avec l’arrivée de Laurent Bado, accompagné de ses proches collaborateurs.

Civilités aux représentants des partis amis invités parmi lesquels le chef de file de l’opposition politique (CFOP), par ailleurs président du l’Union pour le progrès et le changement (UPC), Zéphirin Diabré. Salut militant à la salle, installation au présidium et la cérémonie pouvait commencer avec l’annonce du programme par le présentateur du jour. Point central, l’intervention du fondateur du parti, Laurent Bado himself.

Dès l’entame de son discours, il a été interrompu par une voix, puis une deuxième, une troisième. Elles ont toutes demandé une motion pour s’élever contre la tenue du 4e congrès du PAREN, jugé illégal selon elles. Au regard  du désordre que les protestataires ont voulu créer dans la sale, ils ont purement et simplement été éconduits par la police qui veillait au grain. Laurent Bado qui a en vain demandé de les laisser pour qu’il puisse leur apporter une réponse appropriée pouvait alors poursuivre son intervention, bâtie essentiellement autour du mémorandum sur la gestion du PAREN par Tahirou Barry.

En rappel, dans une déclaration commune signée de lui et de Barry, s’agissant de la création de leur parti, il a été souligné que « le but premier et immédiat serait d’éveiller les consciences, loin des ambitions politiques carriéristes personnelles en vue de préparer le peuple à affronter les temps incertains qui s’annonçaient ».

Le Pr Bado, en son temps, a prôné, entre autres valeurs, la démocratie gouvernante au sein du parti, laquelle passe par l’alternance ethnique et du genre, de manière à faire comprendre aux militants que le parti est leur propriété commune et non la chose du fondateur, encore moins des autres dirigeants à venir. Pour une alternance sans accrocs, sans compétition haineuse et sordide, a dit Laurent Bado, il a réclamé lors de la tenue du 2e congrès du PAREN, des prérogatives. Lui seul propose aux congressistes le nouveau candidat à la tête du parti. Lui seul le gère en cas de crise grave. Il est membre de toutes les instances du parti de plein droit et le président du parti doit l’informer de toute initiative, de toute question importante.

 

Tahirou Barry et trois autres exclus

 

En application de ce principe d’alternance, le PAREN a connu quatre présidents de 1999 à 2010. La déclaration commune précise que « depuis un certain temps, des faits et gestes de certains acteurs du parti, souvent incompréhensibles, ont affecté la dynamique interne du PAREN. Bado et Barry, reconnaissant humblement les faits et donc les erreurs, les faiblesses et égarements commis, ont choisi de tourner la page, dans l’intérêt supérieur du parti. Cela n’a été que de courte durée, puisque le 4e congrès ordinaire des 29 et 30 juillet 2017, convoqué pour que les militants fassent leur introspection et renouvellent avec entrain leur engagement au parti, a consacré l’exclusion de Tahirou Barry et de trois de ses lieutenants. La confiance retrouvée et la fraternité restaurée entre le professeur et son ancien étudiant ont donc fait long feu.

Aujourd’hui, Tahirou Barry qui a été désigné par Laurent Bado comme président du PAREN lors du 3e congrès, est accusé par celui-ci de « vouloir le discréditer pour mieux accréditer son appropriation, sa patrimonialisation du parti. Le professeur Bado, qui promet de revenir plus en détail au cours d’une conférence de presse sur la crise qui les oppose, indique qu’au total, la présidence de Tahirou Barry a été « une catastrophe due à sa soif boulimique du pouvoir, à sa nature double (un volcan couvert de neige) et à son penchant psychopathe pour le mensonge et la ruse ». Selon Bado, son ancien étudiant a accaparé le parti, s’identifiant à lui jusqu’à la personnification. Il cherche, par tous les moyens possibles et imaginables, à créer un parti à lui sur les cendres fumantes de son parti à lui Laurent Bado. Il lui est reproché sa gestion financière qui, dit-il, a été d’une opacité incroyable.

Au cours des travaux du 4e congrès ordinaire du PAREN qui a duré deux jours, les congressistes qui se sont penchés, entre autres, sur le militantisme et l’autonomie financière du part ont voté au terme de la rencontre des motions dont une porte sur l’exclusion des rangs du parti quatre militants au total. Il s’agit de Tahirou Barry, d’Adjaratou Gnêgnê, de Carlos Toé, et d’Honorine Ouédraogo, député du PAREN à l’hémicycle. Le fondateur, Laurent Bado, a choisi Pouswende Michel Béré comme nouveau président de sa formation politique.

Le nouveau promu dit accepter la charge dans un esprit de rassemblement, de réconciliation et de solidarité. Pour l’aider à assumer sa lourde responsabilité, il sollicite le soutien de tous les militants, cela en vue du bon fonctionnement du bureau. Pour lui, il ne saurait tout seul accomplir correctement son devoir sans ce soutien. Convaincu que l’union fait la force, il dit attendre des uns et des autres des critiques constructives, être conscient de ce qui l’attend et d’avoir le devoir d’apaiser les cœurs. P. Michel Béré avoue se soumettre aux statuts et règlement intérieur du parti et est déterminé à lutter pour la doctrine du PAREN, fondée sur le « Tercerisme ». Le tout nouveau président veut restaurer et conserver les valeurs et les cultures africaines.

 D. Evariste Ouédraogo

 

                                                                                   

 

 

Encadré n°1

CV expresse du nouveau président

 

Pouswende Michel Béré, qui a la quarantaine, est natif de Ouagadougou. Il a poursuivi ses études aux Etats-Unis et est titulaire d’un master en Ingénierie Génie Logiciel des USA. Il a également un diplôme d’ingénieur en Electronique/Concepteur de Système d’information informatique de l’institut d’Ingénierie informatique de Limoge (3iL). Monsieur Béré a travaillé aux USA comme ingénieur d’application management de données et enseigne dans des universités aux Etats-Unis et au Burkina Faso. Il est juge scientifique et est certifié en banque, réconciliation et traitement de taxes impôts. P. Michel Béré aime le sport, la lecture et la musique  

 D.E.O.

 

 

Encadré n°2

Le nouveau bureau du PAREN

 

Les membres du Bureau exécutif

1 Président : Michel Béré

1erVice-président : Yacouba Sawadogo

2ème Vice-président : Ismaël Sana

1 Secrétaire général : Maurice Zongo

1 Secrétaire général adjoint : Lassané Sawadogo

1 Trésorier général : Mme Assèta Wangré / Naré.

1 Trésorier général adjoint : Angelle Nion

1 Secrétaire chargé de l'organisation et de la mobilisation : Moussa Konfé

2 Secrétaires adjoints chargés de l'organisation et de la mobilisation : Adamas Ouédraogo

1 Secrétaire chargé de la communication, porte-parole du parti : Kossé Gnagré

1 Secrétaire adjoint chargé de la communication, porte-parole du parti : Ousséni Samaké

1 Secrétaire chargé des relations extérieures :

Halidou Rouamba

1 Secrétaire adjoint chargé des relations extérieures :

Jean Gorbert Traoré

1 Secrétaire chargé des questions politiques, juridiques et de la formation : Ange Louis Paré

1Secrétaire adjoint chargé des questions politiques, juridiques et de la formation : Julius Sékoné

1 Secrétaire chargé des questions électorales : Sékou Diarra

1 Secrétaire adjoint chargé des questions électorales : Gaoussou Sory

1 Secrétaire chargé des organisations spécifiques :

 Jacob Zongo

1 Secrétaire adjoint des organisations spécifiques :

Daniel B Bénao

1 Secrétaire chargé des anciens : Mahamoudou Bambara

1 Secrétaire adjoint chargé des anciens : Madi Ouédraogo

1 Secrétaire chargé des questions féminines : Odette Sanou

1 Secrétaire adjoint chargé des questions féminines :

Béatrice Béré

1 Secrétaire chargé de la culture et de la solidarité : Siaka Sia

1 Secrétaire adjoint chargé de la culture et de la solidarité : Drissa Sangara

1 Secrétaire chargé de la mise en œuvre de l'actionnariat populaire : Robert Béré

1 Secrétaire adjoint chargé de la mise en œuvre de l'actionnariat populaire : Marcel Yaméogo

1 Secrétaire chargé des questions sécuritaires :

Vincent  K Sandwidi

1 Secrétaire adjoint chargé des questions sécuritaires :

Urbain Kyelem

1 Secrétaire chargé de la jeunesse : Juvenal L. Somé

1 Secrétaire Adjoint chargé de la jeunesse : Lassina Ouattara

Commentaires   

-1 #11 BOUBA 31-07-2017 17:49
C'est pitoyable encore l'homme le plus intelligent de la planète. Sans lui la terre arrêterait de tourner. Barry lui au moins ne lui a pas administrer un coup de tête magistral ces garnements. Bado s'il continue comme à hurler aux loups alors que lui un même un vieux chacal descendra même au premier étage mais au sous sol. Bado tu as pris ta retraite on continu d'enseigner le droit à l'Université. Il faut vite administrer un sédatif a ce type. Je l'ai fait nommé ministre il n,est même pas venu me dire merci... En attendant est ce que les dents de Barry ont poussé chez-lui. Quand l'ingénieur informaticien qui viens d'arriver... Le sort de Barry sera plus enviable... Lui dans 18 mois Bado va accrocher Bête a un cro de boucher la tête en bas.
Citer
0 #10 Naba 31-07-2017 16:15
S'il vous plait n'allez pas vite en besogne. Car en politique on ne voit toujours que la tête de l'iceberg. Moi je prefère les appeler à la réconciliation car Bado est un bon éveilleur de conscience et Barry un bon ministre.
Citer
0 #9 intègre 31-07-2017 15:28
Bravo Bado !!! Quelque soit la durée d'un bois dans l'eau il ne deviendra jamais caïman dit-on. Le chien ne change et ne changera sa manière de s'asseoir. Ce n'est pas Rasmane Bassam qui dira le contraire. Chapeau bas Pr Bado.
Citer
0 #8 LoiseauDeMinerve 31-07-2017 14:59
gageons que beaucoup de partis politiques ne seront pas frappés du nouveau "syndrome de Chiulachu".
Citer
0 #7 Kanzim 31-07-2017 13:59
La relation Bado-Barry me rappelle cette histoire de mon oncle peulh, à qui mon cousin Yarga a emprunté le pantalon pour participer à un concours de danse. Lorsque mes membres du jury s’installèrent et que les belles voix des chanteuses se lancèrent dans des youyous au rythme cadencé des tambourineurs, et lorsque l’arbitre donna le signal, les danseurs se mirent qui à virevolter, qui à dandiner, et mon cousin entama des pas majestueux dont l abeauté mobilisait la clameur générake autour de ses prouesses. Voyant que mon oncke passait pour être la vedette de la journée, mon cousin peul se mit à au bord de la scène et avec des gestes et et une voix visbles et audbles de tous, s’adtressait aini à mon cousin danseur : héyi, oum kouriga ya, ra paringuém oum kouriga yé » : autrement dit « Hé, mon pantalon-là woh, à ne pas déchirer mon pantalon-là ». « Guéssin saw bilifou bilifou nda paringuém kouriga yé ». », traduit par « danse doucement avec moins de gestes, pour ne pas déchirer mon pantalon ». Tout le monde dans le village savait que mon cousin danseur était le meilleur danseur, mais il fallait que mon oncle peulh qui ne danse pas mieux qu’une tortue, démontre que les prouesses de bon danseur de mon cousin n’étaient possibles que parce que lui il lui a donné un joli pantalon. Et le Pr Bado aura des difficultés à démontrer qu’il n’est pas comme mon oncle faiseur de bon danseur parce qu’il habillait les bonds danseurs. Pourquoi se mettre toujours en avant sans tenir compte de l’évolution des choses ? L’âge et l’expérience devraient s’enrichir des changements opérés dans la société, les sphères politiques, sociologiques et culturelles. Autrement dit on risque d’être e déphasage, et à côté du dialogue intergénération nel dont on ne peut pas s’accommoder. C’est l’incapacité à s’adapter à cette évolution qui lui a valu la gifle sonore administrée par un jeune. Les mossis disent que si « on mange de la bouillie de mil rouge avec un enfant, il vous appellera un jour pour que dans les fourrés, vous alliez « sortir » les résidus de la bouillie de mil rouge. Pourquoi ne pas faire comme des hommes politiques de haute envergure à l’image de M Ram OUEDRAOGO, Gérard Kano OUEDRAOGO ET AUTRES Issoufou Joseph CONOMBO ? En attendant une décision de justice sur ces comportements de pantins politiques communs aux hommes politiques du Burkina, le remplaçant de Tahirou BARRY devrait déjà préparer ses valises et son mot d’adieu au parti, tant que subsisteront ces puérilités chez les vieillards politiques.
Citer
0 #6 Neilson 31-07-2017 12:38
Même quand un fou guéri passe, les enfants du village crient " voila le fou, voila le fou "; sinon je ne comprends pas la position de certains. De 1999 à 2010 le paren a connu 4 changements à sa tête comme le prévoit ses textes et règlements sans que cela n'émeuve personne, pourquoi au tour de Barry il y a palabre? Si grand frère Bado pouvait parler calmement au lieu de crier, je pense que beaucoup de gens allaient mieux le comprendre, mais peut on changer la nature de cet ancien à son âge?!
Citer
0 #5 Veut savoir 31-07-2017 10:57
Ne connaissant les textes de ce parti, je voudrais savoir ce que ses statuts disent en matière de convocation d'un congrès. Le journal peut-il m'éclairer .? Dans l'attente donc.
Citer
0 #4 LoiseauDeMinerve 31-07-2017 10:28
Il me revient de faire les observations suivantes :
- La longue série continue avec Président fondateur Chilachu, vivable ou invivable !
- Est-ce la seconde manifestation de la tentative du règne Poulot après celle dans le Mogho ?
Anyway les Burkinabè ont assisté à un excellent théâtre. Je n'ai pas compris pourquoi cette tribune offerte par la TNB au cours de laquelle le National CHILACHU a tancé, rourné en bourrique tout un Ministre du Faso, fut-il son élève, son ministre à lui. Sauf le respect du aux aînés .
Citer
-4 #3 ANTA 31-07-2017 08:52
C'est vraiment le Gondwana où c'est "président-fond ateur" qui ne "préside pas" mais qui "dirige". Ce PAREN n'est pas un parti politique, c'est une boutique, c'est "l'Ets BADO & FEMME&Fils&Fill es&Frères&Amis" , qui nomme le gérant de la boutique, donne crédit à qui il veut, chasse le gérant quand il veut. Le PAREN est une boutique de "six mètres". En chassant Poulot comme un malpropre, Bado met en "PARENthèse" sa boutique. Je propose que Poulot ne perde pas son temps en querelles inutiles, qu'il crée rapidement sa formation politique pour conserver le capital de sympathie qu'il a engrangé lors de la campagne présidentielle, qu'il ne se préoccupe plus de ce "père" qui ne veut pas que son fils soit plus grand que lui. Après tout, qui peut se targuer de n'avoir pas de défaut? Si Bado veut un ange pour gérer sa boutique, qu'il aille au paradis le chercher.
Citer
+1 #2 Sidzabda 31-07-2017 08:42
l'OBU s'est éclatée, le PAREN s'est divisé toujours avec Salif au centre. Oui lorsqu'on suit le professeur, à tous les coups tordus devant conduire à la déchirure du parti, Salif y était; c'est dire que c'est l'homme à tout faire toujours dans le mauvais côté. avec un Professeur qui veut l'Alphabétisati on et la Réinsertion des Enfants Nullards, il ne faut pas s'attendre à ce qu'il lasse son parti pendant qu'il est toujours sur ses deux pieds. Mais le professeur doit aussi comprendre que la mentalité des africains n'a pas encore évolué pour une alternance au sein des partis
Citer

Ajouter un Commentaire

Recopiez le code dans la cage au bas du formulaire avant d'enregistrer votre message. Merci!

Code de sécurité
Rafraîchir

Retour en haut