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Vie des partis : PARIS recherche récépissé désespérément

Le Parti républicain pour l’intégration et la solidarité (PARIS) a tenu, les 27 et 28 février 2016, un congrès extraordinaire qui a vu l’arrivée de Roland Goungounga à la tête du parti en remplacement de Roland Tondé, à qui on reproche un certain nombre de griefs.  Depuis lors, le nouveau bureau dit poursuivre en vain l’autorité compétente pour l’établissement de son récépissé. Au cours d’une conférence de presse tenu le 04 aout 2017, les membres du nouveau bureau, qui disent subir une injustice, ont réclamé l’établissement de leur document d’officialisation.

 

La loi de 2001 portant charte des partis et formations politiques au Burkina Faso, en son article 17, stipule, entre autres, que tous changements survenus dans l’administration ou la direction des partis ou formations politiques doivent être portés à la connaissance du Ministère chargé des libertés publiques dans un délai n’excédant pas trente jours et il en est délivré récépissé. A l’issue du congrès, le nouveau bureau affirme s’être conformé à cette disposition en déposant le 10 mars 2016 auprès du ministre d’Etat, ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité intérieure leur demande d’établissement du récépissé avec toutes les pièces y afférentes.

Mais une semaine après le dépôt, grande sera la surprise du bureau lorsque la direction des affaires politiques et des opérations électorales (DAPOE), leur dira que le dossier fourni était incomplet. « Les documents qu’on nous demandait sont ceux que la loi requiert pour la reconnaissance d’un parti nouvellement créé », remarque Roland Goungounga tout en faisant savoir que le Paris a été créé en septembre 2001. Pour plus d’éclaircissement, une rencontre avec les responsables de la direction a eu lieu. De ces échanges il est ressorti que le « ministère a égaré les textes du PARIS ».

Toujours déterminé à disposer du récépissé, une demande de récépissé est encore déposée le 30 mars 2016. Après ce dépôt, Roland Goungounga et ses camarades, qui croyaient enfin avoir leur document d’officialisation, eurent une énième mauvaise nouvelle. Cette fois, le nœud du problème, c’est l’absence du président Roland Tondé, du vice-président, du secrétaire général au congrès. « Nous avons expliqué que ni nos statuts, ni la loi n’exigent la présence de cers personnes au congrès », a dit Roland Goungounga

L’espoir commence à renaitre en mai 2016. Car d’une rencontre avec Simon Compaoré il est ressorti que le récépissé est en cours de production et que, par conséquent, le parti est autorisé à prendre part aux élections municipales du 22 mai. A cette occasion, « des chèques » ont même été donnés au parti. A partir de ce moment, Tondé « est allé tempêter à la Direction générale des libertés publiques et des affaires politiques et a saisi les services compétents pour dénoncer la régularité de la convocation et de la tenue du congrès. » Dès lors, la délivrance du récépissé a été suspendue. Les conférenciers appellent les autorités compétentes à relancer le processus d’établissement du récépissé afin que le PARIS mène convenablement ses activités. Selon Roland GOUNGOUNGA, la tenue du congrès s’explique par « les longues absences injustifiées » de Tondé pendant la période de préparation des législatives de 2015, pendant la campagne électorale et par« l’absence de bilan »

 

Hadepté Da (stagiaire)

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