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Nogo # Lopez : Des écoutes qui résonnent en échos au prétoire

«Diffamation et injures publiques ; complicité de diffamation et d’injures publiques». Ce sont les faits reprochés à Safiatou Lopez, Idrissa Nogo et Philippe Ouédraogo. Les plaignants sont Ali Badra Ouédraogo, président du Rassemblement des patriotes pour le renouveau (RPR), ainsi que Mansourou Guiro et Michel Rabo, membres du Mouvement « Plus rien ne sera comme avant » (M/PRSCA). C’est ce qu’il nous a été donné de constater hier 21 septembre 2017 au Tribunal de grande instance de Ouagadougou alors qu’on s’attendait à une bataille judiciaire opposant Idrissa Nogo à Safiatou Lopez ; en tout cas si l’on s’en tient à la déclaration de la Coalition «Bori Bana» qui a circulé la veille. Cependant, le procès n’a pas eu lieu, car la partie plaignante a produit de nouvelles pièces à la barre. De plus, la prévenue Safiatou Lopez ne s’est pas présentée au moment où le dossier a été appelé ; des raisons qui ont conduit à un renvoi du dossier au rôle général du parquet pour reprogrammation. Réactions de quelques parties prenantes au procès.

 

 

Ali Badra Ouédraogo, président du RPR (plaignant)

«Ce n’est pas un procès politique»

 

«Nous sommes tous des citoyens burkinabè qui ont des droits et des devoirs. Nous nous sommes senti diffamé à travers les réseaux sociaux par des enregistrements sonores. Comme la voie de la justice est ouverte à tous, nous avons jugé nécessaire d’utiliser ce moyen afin de laver notre honneur suite aux insanités qui ont été proférées. Dans les échanges téléphoniques entre Idrissa Nogo et Safiatou Lopez, le premier aurait dit que moi, je lui ai soufflé que Saran Sérémé serait dans une logique visant à la détruire. Notre souci, c’est de voir ce dossier vidé le plus rapidement possible, car si nous restons dans le silence total, il y a des gens de très mauvaise intention qui pourraient penser que ce qui nous a été reproché est fondé. Malheureusement ou heureusement pour moi, je suis le seul homme politique à être cité dans ce dossier. Ce n’est pas un procès politique, les organisations de la société civile ont réclamé depuis l’insurrection populaire une justice équitable pour tous. Ceux qui se retrouvent à la barre sont de fervents militants et des défenseurs des droits de l’homme et des questions de justice, mais quand ils sont cités à comparaître, les gens crient aux loups et à la cabale politique. Je suis désolé, nous sommes tous égaux devant la loi et nous pensons que chacun doit répondre de ses faits et actes. Nous sommes partant pour une justice équitable qui s’applique à tout le monde sans considération de l’appartenance politique ou religieuse. »

 

Idrissa Nogo, coordonnateur du Mouvement « Plus rien ne sera comme avant » (M/PRSCA) (prévenu)

«On va faire le grand déballage le jour-j »

 

«Dans la convocation qui m’a été remise par voie d’huissier, il est dit que Monsieur Nogo est impliqué dans des faits d’injures publiques et de diffamation. Heureusement pour moi, la même convocation précise que c’est Dame Safiatou Lopez/Zongo et Philippe Ouédraogo dont je viens de faire la connaissance qui ont effectué l’enregistrement et la publication du fichier audio. Vous voyez que les rôles et les responsabilités sont clairs et précis ! Monsieur Nogo est donc suffisamment et extrêmement à l’aise. C’est la personne qui a effectué l’enregistrement et l’a diffusé qui est à même de nous dire à quelle fin cela a été fait. Je souhaiterais qu’on en finisse définitivement avec ce fait divers qui avait commencé à empoisonner la vie de l’opinion publique et celle de monsieur Nogo Idrissa, qui ne peut même pas se concentrer pour travailler. Rien ne prouve que c’est la voix de Nogo qui est dans l’enregistrement, c’est la personne qui l’a réalisé qui est la mieux placée pour répondre aux questions. On va faire un grand déballage le jour-j, puisque contrairement à ce que les gens pensent, rien ne prouve que Nogo ne détient pas des passages, des écrits, des audios. »

 

Philippe Ouédraogo, étudiant et secrétaire général du Bloc national des étudiants contre l’injustice et l’impunité (BNECI) (prévenu)

« Je n’ai jamais aidé Safiatou Lopez à enregistrer quoi que ce soit »

 

«Il paraît que je suis complice de diffamation et de propos injurieux relatifs à l’enregistrement d’une conversation entre Idrissa Nogo et Safiatou Lopez. C’est un enregistrement sauvage qui s’est retrouvé sur les réseaux sociaux et on m’accuse de l’avoir partagé avec d’autres. Il n’y a pas de preuve palpable qui montre que j’ai été le premier à l’avoir partagé et, à ma connaissance, personne n’a jamais été interpellé dans ce cadre-là. Je n’ai pas encore entendu qu’ils ont arrêté quelqu’un parce qu’il a partagé quelque chose sur les réseaux sociaux. Je suis serein. Je n’ai jamais aidé Safiatou Lopez à enregistrer quoi que ce soit. Je ne suis pas intervenu dans l’élément sonore. On n’y entend que les voix de Safiatou Lopez et d’Idrissa Nogo. Moi, je suis une tierce personne qui a vu l’enregistrement comme tout le monde, je l’ai écouté, mais dire que j’ai été le premier à le partager, c’est m’incriminer abusivement.»

 

Propos recueillis par

Aboubacar Dermé

& Rabiatou Congo

Commentaires   

0 #1 Kôrô Yamyélé 22-09-2017 13:46
''Malheureuseme nt ou heureusement pour moi, je suis le seul homme politique à être cité dans ce dossier''.

- Fout ton camp !! Et SARAN elle n'est pas Homme politique elle ? Toi tu ne vaux rien même devant elle et elle est plus crédible en plus !!

Par Kôrô Yamyélé
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