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SCIMPEX et les Impôts : «Attention à ne pas tuer la poule aux œufs d’or» (Lanciné Diawara)

Le Syndicat des commerçants importateurs et exportateurs du Burkina Faso (SCIMPEX), présidé par Lanciné Diawara, a invité le directeur général des impôts, Paoua N'Songo Paul Nikièma, le jeudi 26 juin à l’Hôtel Relax à Ouagadougou pour comprendre les nouvelles mesures fiscales.

 

«Ceux qui ont dépassé le stade de se sustenter doivent faire quelque chose». Ce sont les mots à retenir du directeur général des Impots, Paoua N'Songo Paul Nikièma, invité du Syndicat des commerçants importateurs et exportateurs du Burkina Faso (SCIMPEX), qui demandait des précisions au sujet des nouvelles mesures fiscales.

La rencontre s’est tenue le jeudi 26 juin 2014 à l’hôtel Relax à Ouagadougou. Dirigée par Lanciné Diawara président, entre autres, du Conseil d'administration de SITARAIL, la conférence a réuni une trentaine de membres du bureau élargi du SCIMPEX, composé de directeurs généraux, d’experts-comptables et autres représentants d’entreprises de renommée, contribuant fortement aux recettes de l’Etat grâce à leurs gros chiffres d’affaires. C’est une réunion trimestrielle qui est l’occasion pour les membres du SCIMPEX de se rencontrer et de profiter des expériences de chacun.

Exceptionnellement, le Syndicat a tenu à s’informer sur les nouvelles mesures et les remaniements fiscaux. Après avoir exposé les mesures qui, selonPaoua N'Songo Paul Nikièma, visent surtout à lutter contre l’évasion fiscale, est venu le temps, tant attendu par l’assemblée, des questions et des remarques. Le président du SCIMPEX, Lanciné Diawara, lors de sa prise de parole fera remarquer que le gouvernement burkinabè devrait s’inspirer de l’Etat tunisien afin de ne pas effrayer les futurs investisseurs.

Des remarques et propos entendus par les directeur général des impôts qui s’est dit ravi d’avoir été invité pour donner la vision du gouvernement en matière de fiscalité et pour permettre aux contribuables d’accomplir, au mieux, leurs missions déclaratives et de paiement. Cela afin «d’augmenter les recettes de l’Etat permettant la réalisation de sa politique de développement». En effet, cette année l’Etat à demandé au Impôts de collecté 604 milliards de francs CFA contre 536 milliards auparavant.

Selon Lanciné Diawara, dans un pays où environ 700 personnes et entreprises payent 80% des recettes fiscales, il ne faudrait pas que la pression fiscale soit trop forte au risque de «tuer la poule aux œufs d’or». Il dira aussi : «Les hommes d’affaires sont là pour créer de la richesse dans un environnement favorable, où ils n’ont pas l’impression que tous les efforts qu’ils fournissent sont accaparés par l’Etat. Cela ne les encourage pas à aller de l’avant.»

Le gouvernement qui «compte sur cet échantillon pour réussir» devra donc prendre en compte leurs remarques s’il ne veut pas les faire fuir.

Mirabelle C. Sanou

Stagiaire

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