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Maladies émergentes : Ces maux de tête qui rendent… DENGUE

L’agent causal de la dengue, l’Aedes Aegypti, ou moustique « tigre », présente une silhouette noire à rayures blanches L’agent causal de la dengue, l’Aedes Aegypti, ou moustique « tigre », présente une silhouette noire à rayures blanches

Maladie dite émergente, la dengue sévit depuis quelque temps dans la capitale Ouagadougou. Pouvant être assimilée au paludisme du fait de la similitude de certains de leurs symptômes, elle est surtout caractérisée par une fièvre très élevée à faire perdre la tête. Comment contracte-t-on cette  maladie ? Quels en sont les signes ? Les formations sanitaires publiques sont-elles en mesure de poser le diagnostic et de traiter la dengue ? Dans cet entretien qu’il nous a accordé le mardi 25 octobre 2016 dans son bureau sis à la Trypano de Ouagadougou, le Directeur de la lutte contre la maladie (DLM), Dr Brice Wilfried Bicaba, donne des réponses à ces questions.

 

Qu’est-ce que la dengue ?

C’est une fièvre virale transmise par un vecteur du nom de Aedes aegypti, également appelé moustique «tigre» (à cause de sa couleur noire à rayures blanches). Ce moustique a la particularité de piquer pendant la journée. La maladie sévit dans les zones tropicales et s’apparente à une fièvre grippale. Elle fait partie des pathologies dites émergentes parce que son incidence a augmenté dans le monde depuis ces 20 dernières années. On estime à plus de 3 milliards le nombre de personnes y exposées. Au Burkina, les premiers cas ont été décrits en 1925 ; quelques autres sont survenus en 1982 avant que le phénomène ne devienne récurrent en 2013. Des études réalisées montrent que sa prévalence se situe autour de 10 et 20 % et que  la ville de Ouagadougou  est la plus touchée (le vecteur affectionne les zones urbaines).

 

Comment contracte-t-on cette maladie ?

Lorsque le vecteur pique une personne malade, il est infecté et devient contaminant. Ainsi, lorsque le même moustique pique une personne saine, il lui transmet la maladie. Les premiers symptômes apparaissent entre 4 et 10 jours. Mais durant cette période d’incubation, la personne malade peut contaminer un moustique sain qui pourrait ensuite contaminer d’autres personnes bien portantes.

 

Quels en sont les signes ?

La dengue se manifeste par l’apparition brutale d’une fièvre, généralement accompagnée de douleurs articulaires, de  céphalées, de douleurs musculaires, de diarrhées et vomissements…

Y a-t-il une différence avec le paludisme ?

Oui. Du point de vue symptomatique, les deux maladies se ressemblent beaucoup. Mais sur le plan symptomatologique, en ce qui concerne la dengue, les symptômes sont une fièvre plus élevée et des arthralgies (douleurs articulaires : ndlr) un peu plus prononcées. S’agissant aussi des causes et théologies, c’est l’anophèle femelle qui est vecteur du paludisme tandis que pour la dengue, c’est l’Aedes Aegypti. Enfin, concernant les germes responsables, la dengue est causée par un virus alors que le paludisme est provoqué par un parasite, le plasmodium.  

Toutefois les deux maladies ont toutes des formes compliquées : tout comme il existe une forme grave du paludisme, il y a la dengue sévère, qui peut entraîner des hémorragies.  

 

Les formations sanitaires publiques sont-elles habilitées à poser le diagnostic de la dengue ?

Depuis 2013, il y a un schéma simple qui a été mis à la disposition des agents de santé pour diagnostiquer les cas de dengue. Le problème qui se posait était le manque de Tests de diagnostic rapides (TDR). Aujourd’hui ce test est disponible mais uniquement au niveau du privé. Ce qui n’empêche pas les  agents de santé publics, avec les guides et directives dont ils disposent, de prendre en charge les cas. Nous comptons également mettre en place des programmes plus spécifiques sur la maladie pour pouvoir mieux la maîtriser et la contrôler. En attendant, nous demandons aux populations de ne pas paniquer car la maladie est bénigne. Il faut simplement éviter de poser certains actes en cas de contamination.

Quels sont ces gestes à éviter ?

La prise d’anti-inflammatoires (aspégic, aspirine…) ; autrement dit, il faut éviter l’automédication. Dès l’apparition des premiers symptômes, il faut se rendre dans une formation sanitaire pour une prise en charge adéquate.

Comment se protéger de la maladie ?

Etant donné que c’est un vecteur qui en est la cause, la première des choses à faire, c’est de lutter contre les moustiques. Il faut, pour cela, éliminer les eaux stagnantes chez soi et autour de soi.  Les pneus usés qui traînent souvent dans les concessions, les canaris et les pots de fleurs pouvant  aussi être des abris pour les moustiques, il faut les détruire. Pour éviter de se faire piquer par le vecteur, il faut dormir sous moustiquaire imprégnée, porter des vêtements à longues manches et utiliser les répulsifs de moustiques. Dans les formations sanitaires, on conseille que les malades, de jour comme nuit, dorment également sous moustiquaire.

  

Sous la coordination de Alima Séogo Koanda

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