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Grogne pour services mal payés : «Cette affaire doit être réglée le plus vite possible, sinon…» (Soumaïla Ouédraogo)

1.	Le responsable à la sécurité de Sopatel Silmandé, Soumaïla Ouédraogo, souhaite une résolution rapide de l’affaire dite des services payés 1. Le responsable à la sécurité de Sopatel Silmandé, Soumaïla Ouédraogo, souhaite une résolution rapide de l’affaire dite des services payés

 

Le lendemain du sit-in des éléments de la Compagnie républicaine de sécurité (CRS), nous avons fait le tour de quelques établissements privés dans le but de constater la reprise ou non du service de sécurisation. Si au Splendid Hotel l’absence des policiers est perceptible depuis un mois, selon un agent privé de sécurité, à Bravia Hotel ou au Sopatel Silmandé, les dispositifs de sécurité venaient d’être levés. Dans cette dernière infrastructure hôtelière, le responsable à la sécurité, Soumaïla Ouédraogo, a émis un souhait : «Cette affaire doit être réglée le plus vite possible, sinon elle risque de porter un coup à l’économie nationale.»

 

10h30 : Nous sommes au Splendid Hotel, dont la devanture manque cruellement de voitures depuis un certain 15 janvier. En lieu et place des policiers, des agents d’une compagnie de sécurité privée. «Les policiers ne viennent plus depuis un mois. Nous avons appris que leur contrat est fini et que ça doit être renouvelé avant qu’ils ne reprennent», nous fait savoir un agent, fusil en main. Il a dit que l’absence constatée n’est pas due au sit-in de la veille. Celui-ci n’avait pas fini de s’exprimer qu’un cargo de policiers débouchant du côté de Taxi brousse se fait remarquer par des coups de klaxon. Notre interlocuteur ne pouvant en dire plus, nous nous dirigeons dans la foulée vers Bravia Hotel. «Je suis arrivé au service à 6h et des policiers étaient déjà là. Mais ils viennent de repartir, il y a moins de 15 minutes, à bord de leur véhicule», nous confie un vigile les bras croisés.

Il n’a pas une idée exacte de leur nombre, mais les estime à une dizaine. Le cap est mis ensuite sur Sopatel Silmandé, dont l’entrée, jadis gardée par des policiers, l’est à présent par des vigiles d’une société privée. Après que nous avons décliné l’objet de notre présence, nous sommes conduit chez « le boss » de la sécurité des lieux. Devant son écran large qui lui donne une vue sur différents coins et recoins de l’infrastructure hôtelière, Soumaïla Ouédraogo nous apprend que la sécurité de l’hôtel est assurée conjointement par des éléments de la Brigade anticriminalité et de la structure évoquée plus haut. «La BAC est venue ici après l’attaque du Radisson Blu à Bamako», déclare-t-il. Et de préciser que c’est vers 10h40 que le dispositif la police, présent sur les lieux dans la nuit, a été levé. Il dit avoir reçu un coup de fil d’un officier lui disant qu’il était préférable que les éléments de la BAC replient, pour des raisons de sécurité aussi. «J’ai dû faire un remaniement rapidement», ajoute-t-il. Son avis sur cette question des services payés est le suivant : «Je pense que cette affaire doit être réglée le plus vite possible ; les banques, ce sont des salariés qui y vont, dans les hôtels on a des gens qui viennent de partout, et s’il y a beaucoup de bruit autour de cela, il ne serait pas étonnant que des clients téléphonent pour annuler leurs réservations. Cette affaire peut donc porter un coup à l’économie nationale». Parlant des terroristes, il utilise cette métaphore : «Un voleur est tenté d’aller là où le chien de garde est ailleurs.»

Plus tôt, une source au commissariat central nous faisait état de ce qu’ils ont refusé de regagner les banques qu’ils devaient sécuriser et ont été redéployés à des carrefours ou pour assurer des patrouilles ; chose qu’ils ne refuseraient point.

 

Aboubacar Dermé

Commentaires   

0 #5 Zangoté 20-04-2017 16:05
Franchement je ne comprends pas le wait and de nos gouvernants! Vous aurez remarqué qu'aucun des problèmes qui se posent aussi petit soit-il ne trouve aucune solution à court terme. On a tendance à laisser la situation pourrir avant de réagir. C'est comme quelqu'un qui laisse le fantôme entrer dans sa maison et qui se précipite ensuite pour fermer la porte. Ne serait-ce pas trop? J'ai toujours soutenu, même si cela me coûte d'avoir peu d'amis, qu'il fallait avoir des fréquentations acceptables voire irréprochables. Qui peut comprendre le mutisme de Simon? Il ne faut pas protéger quelqu'un pour le protéger! Si ce que les agents disent est infondé, il n'y a qu'à produire des preuves. Combien de fois des policiers prétextant de pannes de moteurs ou de carburant n'ont pas fait leur boulot? Ou bien ça aussi c'est expressément fait? Vous aussi! mettez-vous à la place des flics et vous comprendrez que ce n'est guère intéressant d'appartenir à un corps constamment incriminé d'immobilisme et de se sentir à l'aise. A ceux qui commencent à crier au complot, qu'ils économisent leur encre et leur salive. Pour ma part, tant qu'on ne fera pas la lumière sur cette affaire, je donnerai raison aux policiers car on le dit souvent, il n'y a pas de fumée sans feu. Essayez de solliciter les services de la police à titre privé et vous verrez ce que ça pourra vous coûter. On dirait que c'est même devenu un business juteux.
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+1 #4 Ambroise 20-04-2017 15:48
Les corps habillés ont une particularité remarquable qui est l’attachement à la discipline et à l’obéissance vis-à vis de la hiérarchie. Il importe que la jeune génération d’hommes de tenue s’emploie à respecter ces valeurs cardinales qui ont toujours fait la noblesse de ce métier. Si les hommes de tenue ont des revendications légitimes, ils peuvent les soumettre d’abord discrètement aux autorités et ensuite publiquement si cela peut aider les autorités à apporter des réponses adéquates à leurs doléances. Cependant, toutes ces procédures doivent se mener dans la courtoisie. Des policiers expriment des griefs contre certains de leurs supérieurs relatifs à des primes pour des services privés payants. Ils estiment être payés en monnaie de singe par rapport à la consistance des contrats conclus entre leurs supérieurs et les sociétés privées (banques, assurances, hôtels) sécurisées par des agents publics de police. Le ministre d’Etat en charge de la sécurité, Simon Compaoré qui a, en toute humilité ,rencontré les policiers frondeurs, leur a rappelé la nécessité de concilier leurs revendications avec l’accomplisseme nt normal des missions qui leur sont confiées pour éviter d’être sous le coup des procédures disciplinaires de désertion ou d’abandon de service. Le ministre par mesure de jurisprudence, a fait savoir aux policiers qu’il attend le rapport circonstancié sur cette situation de revendication avant de prendre les décisions idoines. C’est ainsi que les choses doivent se faire dans un état républicain où il faut éviter des atteintes aux droits et devoirs des citoyens. Les policiers ont outrepassé leurs prérogatives en exigeant la démission dans des délais précis de certains de leurs supérieurs. Ils se doivent de respecter la réciprocité de la courtoisie dont le ministre de la sécurité a fait preuve à leur égard. Alors, au travail policiers en attendant la suite du rapport qui sera soumis au ministre pour décision à prendre.
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0 #3 Moctar 20-04-2017 09:14
Si ce que Soumane Touré a dit dans sa déclaration tumultueuse du 30 mars 2017 est vrai, il faudrait que cette situation cesse. En effet, si c’est vrai que 2 personnages burkinabè dont l’un au Burkina et l’autre au Canada tentent de diviser l’armée à des fins partisanes, il faudrait que notre vaillante armée refuse de se laisser diviser en milices. Car, la politique et les politiciens passent mais l’armée demeure comme une institution garante de la protection du territoire et des citoyens. Si ces démons sans scrupules ont de l’argent à vous distribuer, prenez-en, mais ne suivez pas leurs mots d’ordre de division du pays. Dieu les sanctionnera tôt ou tard pour le mal qu’ils font.
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-1 #2 Stanislas 20-04-2017 08:45
Il n’est pas exclu que certains éléments de la police soient l’objet d’une manipulation politicienne. En effet, les récents efforts de sécurisation du territoire par la traque à succès contre des terroristes dans la zone de Djibo, ont été massivement salués. Il en est de même pour la forte implication du ministre de la sécurité Simon Compaoré dans ce combat qui a rassuré beaucoup de citoyens quant à la capacité des Forces de Défense et de Sécurité(FDS) à faire face au terrorisme. Ces succès partagés de Simon Compaoré et des FDS ne sont certainement pas du goût de ceux qui ne veulent pas entendre parler de succès d’autrui et qui se prennent pour l’Alpha et l’Omega sur cette terre du Faso. Ces égocentriques et anarchistes peuvent donc user de leurs méthodes habituelles de manipulations des syndicats, OSC et policiers, pour tenter de ramer à contre courant des actions progressives du ministre de la sécurité dans la sécurisation nationale. Attendons de voir. Comme Simon Compaoré a donné des instructions fermes pour le règlement adéquat de la question des services payés de la police, la fronde dont le mobile était cette problématique devrait s’estomper avec la résolution en perspective de cette affaire. Cependant, si d’autres développements et revendications venaient à s’ajouter à cette doléance, il est certain que l’hypothèse de la manipulation politicienne est en action. L’opinion publique saura faire la part des choses pour fustiger toute politisation de la police et de tout autre corps militaire ou paramilitaire, conformément à la loi qui interdit cette dérive.
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-1 #1 Kanzim 20-04-2017 01:23
A dangerosité élevée, fréquentabilité basse. L’absence d’agents de la sécurité crée un espace favorable à l’éclosion et à l’invasion de la menace, terroriste ou politique. Rapporté au niveau d’un pays, cela veut dire moins de touristes et moins d’ateliers internationaux donc moins de devises, moins d’étudiants dans nos instituons de formation donc moins d’ambassadeurs du Burkina dans les pays d’origine de tous ceux jeunes, militaires, cadres et autres se seraient rendus dans notre pays pour se former. De Bujumbura à Dakar, de Bangkok à Manille et autres, combien de fois avons-nous été invités, hébergés même, par des personnes ayant effectué un séjour au Burkina : juste pour leur permettre de parler avec émotion du Burkina, ou de montrer aux voisins et amis qu’on a connu le pays de Thomas SANKARA, ou le pays du « Faux départ » du MOGHO Naaba, des Silures sacrées de Dafra…etc. Sur le plan politique, le vide sécuritaire peut être générateur de tentatives prétoriennes, la justification d’un coup d’état étant facile si le motif de l’absence de la force et la violence légitimes est évoqué. C’est sûr que les lutins et comme les appelle mon neveu les nains de jardins, ont des difficultés pour transcender les considérations personnelles, narcissiques et dominer la manifestation de frustrations liées aux objectifs professionnels non atteints, pour ne pas se jeter sur le terrain de pratiques professionnelle s dont ils n’ont ni la formation, ni l’allant naturel. Pour les ministres du Gouvernement THIEBA devrait éviter pour nombreux d’entre eux, de confondre un service à une fratrie, où la gérontocratie pourrait tenir de principe de gouvernement. La collaboration et l coopération pour la marche de tout un ministère devraient tenir compte des réquisits du management organisationnel s, interculturels et inter-organisat ionnels. Les considérations intra et inter générationnelle s devraient plus favoriser l’environnement social que le commandement hiérarchique. Le ministre qui ne le comprendrait pas devrait se dire que l’heure de sa retraite a sonné. Le ministre qui voudrait le comprendre dispose d’une ressource très importante que sont les cadres de gestion des ressources humaines. Alternativement ils pourraient ces ministres ringards, recourir à un élève de Terminale A pour qu’il lui explique selon la perspective philosophique, le sens de « plus rien ne sera comme avant » de M’ba Michel.
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