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Infertilité de la femme : Produits éclaircissants, toilettes intimes, serre-vagin…des facteurs de risque

La difficulté à avoir un enfant est aujourd’hui un mal fréquent qui touche aussi bien les hommes que les femmes. Premières mises en cause en cas d’infertilité, les femmes sont aussi les premières à consulter un médecin dans la plupart des cas. «Sur 10 femmes qui viennent nous voir, au moins 3 souffrent d’infertilité», a confié le Dr Clotaire Hien, gynécologue-obstétricien à l’Hôpital national Blaise Compaoré. Mais au-delà des causes naturelles et médicales, des pratiques néfastes auxquelles s’adonne parfois la gent féminine peuvent nuire à la santé reproductive et provoquer l’infertilité, voire la stérilité. Quelles sont les précautions à prendre quand on désire tomber enceinte ? Quels sont les gestes à éviter ? Peut-on soigner l’infertilité ? A toutes ces questions le Dr Hien apporte des réponses.   

Les consultations du Dr Hien à l’Hôpital national Blaise Compaoré (HNBC) ne diminuent jamais. Les femmes sont ses principales patientes. Parmi elles, celles consultant pour des maladies gynécologiques, celles qui préparent la venue au monde d’un bébé et bien d’autres qui désirent tomber enceintes. Foi du gynéco, les cas d’’infertilité sont fréquents de nos jours. Selon l’OMS, ils sont aujourd’hui estimés dans le monde à 15%, soit 50 à 80 millions de couples affectés; en Afrique, ils se situent entre 12 et 21%. Au Burkina particulièrement, où les chiffres ne sont pas très exacts, les enquêtes démographiques et les études menées donnent un taux de 8 à 12% même si certains avancent jusqu’à 17%. A en croire en tout cas ce gynécologue, sur 10 femmes qu’il voit lors de ses consultations, au moins 3 ont des problèmes d’infertilité. Selon la définition du docteur, l’infertilité  ou l’hypofertilité féminine, c’est la difficulté pour une femme (en dehors de la ménopause et de la contraception) à prendre une grossesse qui va aboutir à l’accouchement d’un enfant normal, et ce après 2 ans de vie de couple avec des rapports sexuels réguliers, soit 2 à 3 fois par semaine. On rencontre essentiellement 2 types d’infertilité :

-        l’infertilité primaire : la jeune fille jusqu’à un certain âge n’a pas eu de grossesse ;

-        l’infertilité secondaire : la femme a déjà accouché, mais  après a des difficultés à tomber enceinte de nouveau.

En cas d’infertilité, les responsabilités sont partagées entre l’homme et la femme, soit 40 % pour la femme seule, 40% pour l’homme seul et 20% pour les deux en même temps.

 

Les conditions pour tomber enceinte

 

Concernant la femme, plusieurs conditions doivent être réunies pour lui permettre de procréer :  

d’abord, a relevé Dr Hien, elle doit avoir l’appareil génital complet, c'est-à-dire un vagin, un utérus, les ovaires, les trompes et cet ensemble doit fonctionner physiologiquement d’une manière normale. Cela signifie, a-t-il expliqué, qu’à la maturité de la jeune fille, entre 16 et 18 ans, lorsqu’elle commence à voir ses règles, il faut qu’il y ait un bon fonctionnement des ovaires qui produisent un ovule chaque mois ; un utérus réceptif qui prépare un nid pour recevoir le bébé et qui coule quand il n’y a pas de grossesse ; les trompes, qui sont les chemins qui conduisent les gamètes mâles à rencontrer les gamètes femelles, doivent être ouvertes et fonctionnelles. Un autre aspect important est que le col doit pouvoir s’ouvrir au moment de l’ovulation et secréter bien la glaire pour faciliter le passage des spermatozoïdes jusqu’aux ovaires. Il faut, en plus, que la femme ait un vagin normal, celui-ci étant l’organe de copulation à travers lequel  les rapports sexuels peuvent bien se faire avec une éjaculation normale. «Quand ce fonctionnement physique et physiologique est normal, cela veut dire qu’il y a une possibilité pour la femme d’ovuler et de prendre une grossesse », a souligné notre gynécologue. Cependant, n’a-t-il pas manqué d’ajouter, si un problème se situe à ces différentes étapes, il y aura infertilité.

Selon le diagnostic du docteur en effet, les causes de l’hypofertilité peuvent être d’origine centrale, c’est-à-dire qu’il n’ y a pas de sécrétion hormonale ou que cette sécrétion n’est pas normale (le cycle menstruel ne marche pas bien). Des causes périphériques peuvent se situer au niveau du vagin, notamment les malformations, les séquelles de l’excision qui bouchent le vagin ou l’absence même du vagin, empêchant les rapports sexuels ou le passage des spermatozoïdes. Un col qui ne sécrète pas la glaire peut aussi empêcher de tomber enceinte, de même qu’une malformation ou une absence d’utérus ne peuvent pas contenir de grossesse. A ces facteurs s’ajoutent les fibromes et kystes, des tumeurs bénignes qui se développent au niveau de la paroi de l’utérus et peuvent bloquer la cavité de l’utérus et empêcher le passage des spermatozoïdes. Enfin, les trompes peuvent être atteintes par des infections diverses qui vont entraîner leur fermeture.

 

Multiplier les rapports sexuels pour plus de chance

 

D’autres facteurs de risque sont, entre autres :

  • les infections vaginales dont 80% des cas sont provoqués par la femme elle-même, par manque d’hygiène intime ;
  • les avortements provoqués qui peuvent entraîner des lésions (plaies) au niveau du vagin dues à l’utilisation de produits irritatifs pour faire couler la grossesse, et pouvant même fermer le vagin, le col ou la cavité de l’utérus. Ces avortements, qui ne se font pas dans de bonnes conditions, peuvent en plus être sources d’infections également susceptibles de boucher les trompes ;
  • l’utilisation de certains produits pour resserrer le vagin crée aussi des lésions. Dans la cicatrisation, ces plaies vont diminuer l’étanchéité du vagin. « Oui, ça sert le vagin et ça donne du plaisir à l’homme mais ça cause des dommages à la femme comme les douleurs, la fermeture de l’orifice du col ou du vagin », a dit l’obstétricien ;
  • les produits cosmétiques comme les éclaircissants (les corticoïdes), la consommation ou l’inhalation de pas mal d’autres produits chimiques (colorants, polluants, peintures, dissolvants, produits de nettoyage) causent des perturbations du fonctionnement hormonal pouvant entraîner des cycles sans ovulation (les dystrophies ovariennes).
  • L’âge : la ménopause étant fixée à 45 ans (précocité à 40 ans), 2 à 3 avant, le cycle est déjà perturbé. L’âge idéal de la femme pour tomber enceinte est donc de 25 à 35 ans.

 Une bonne nouvelle toutefois, c’est qu’on peut soigner l’hypofertilité à en croire Dr Hien. Les causes de celle-ci sont d’ailleurs connues dans 90% des cas. C’est pourquoi il a encouragé tous les couples souffrant d’infertilité à consulter un gynécologue ou une sage-femme. « Un homme et une femme qui vivent ensemble, qui ont des rapports sexuels réguliers (2 à 3 fois par semaine) et au bout de 1 à 2 ans n’arrivent pas avoir d’enfant doivent s’en inquiéter », a-t-il estimé. Aussi, pour se donner plus de chance, ils doivent multiplier les rapports, notamment lors de la période de fécondabilité de la femme, qui ne dépasse pas 3 à 4 jours dans le mois (14 jours avant les règles et non après).

Dans les cas  plus compliqués qu’on ne parvient pas à guérir, a assuré le médecin,  le développement de la médecine permet aujourd’hui de contourner les difficultés et de permettre à la femme d’avoir des enfants par la procréation médicale assistée.

 

Alima Séogo/Koanda

 

Encadré

«Le vagin ne se nettoie pas»

 

Selon Dr Hien,  il est déconseillé aux femmes de faire des toilettes intimes. Le vagin, dira-t-il, on ne le nettoie pas. Il se nettoie naturellement, de lui-même, parce que c’est un muscle qui peut chasser tous les corps étrangers et a besoin de certains éléments pour assurer sa défense. Cependant, quand on le lave au savon, par exemple, sa paroi devient plus fragile, et les germes y passent facilement. Les toilettes intimes pendant ou après les règles doivent donc se limiter à l’extérieur du vagin, sans y mettre le doigt. Les cotons tampons sont aussi à proscrire lors des règles. Les rapports sexuels doivent être propres et sains, c’est-à-dire pas d’attouchement sans au préalable se laver les mains. Après l’acte sexuel, la femme doit rester allongée pendant au moins 15 mn pour permettre le contact du sperme avec le vagin et permettre le mouvement des spermatozoïdes.

 

Commentaires   

0 #1 Kanzim 10-05-2017 15:18
Merci bien à Alima Séogo/Koanda (journalise ou médecin ?) pour cet article. Il présente un intérêt certain, à l’heure où on assiste à travers la presse, à l’éclosion de « bandits » intellectuels qui prétendent favoriser la fertilité, resserrer les liens conjugaux, ou créer les conditions psycho sociales d’un environnement favorable à la famille. Et je suis obligé de citer des noms pour mieux mobiliser l’attention des victimes, potentielles ou déjà frappées : presque toutes les radios utilisent des animateurs et animatrices de seconde zone pour disent-ils créer des liens, et faires exposer des problèmes par les uns et les autres, afin que les uns et les autres contribuent à leur résolution. Ces radios vont même jusqu’à créer des environnements de retrouvailles, sans la moindre capacité technique ou scientifique. A une télé, BF1 pour ne pas la nommer, il y a une émission, ridicule et exploitatrice de la crédulité des « affaiblis » en amour ou au foyer », pour faire parler des aventuriers qui confondent tout, parce qu’ils ne savent que se contenter d’internet pour parler sans base théorique ou technique : enfance, stérilité, amour, positions dans l’acte d’amour, tout y passe, et rien ne semble interpeller leur conscience sur la dangerosité de ce qu’ils racontent : un exemple simple renvoyant à la question occidentalisée du genre, et le fameux conseiller n’y connaissant rien, de déclarer qu’on ne naît pas femme, mais on devient femme. BF1 devient par là un acteur de la propagande sur la conception du sexe en termes de transgenre, de bisexualité et d’homosexualité et autres. E que dire des idiotes qui conseillent l’utilisation du cube Maggy dans leurs sexes ? La leçon à retenir, est qu’un hospitalo-unive rsitaire, le Professeur NAPON officiant à l’Hôpital Yalgado, a bien précisé lors de la dernière émission Santé Mag, que des produits utilisés pour la contraception au Burkina ; sont tributaires de problèmes cardiaques.
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