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Grève des chauffeurs routiers : Les usagers rongent leur frein, le PM décélère

Ces cars sont restés sur cale toute la journée Ces cars sont restés sur cale toute la journée

L’Union des chauffeurs routiers du Burkina (UCRB) a entamé depuis hier une grève illimitée pour protester contre les récents propos du ministre de la Sécurité, Simon Compaoré, qui tendent à encourager la violence exercée par les forces de l’ordre sur les chauffeurs. Les premiers responsables du syndicat ont été reçus dans la soirée par le Premier ministre Paul Kaba Thiéba qui les a invités à surseoir au mouvement qui « plombe l’économie ». L’UCRB a indiqué, en guise de réponse, qu’elle allait tenir une Assemblée générale pour décider de la conduite à tenir.

 

 

Eric Hien a cru à une mauvaise blague ce mercredi matin lorsque sa femme l’a appelé au téléphone pour l’informer qu’elle était déjà de retour. Une heure plus tôt elle avait embarqué avec les enfants dans un car en partance pour Bobo où la petite famille devait passer les vacances. Mais leur bus n’a pas franchi le péage, bloqué par des grévistes de l’Union des chauffeurs routiers du Burkina (UCRB).

Ce syndicat a entamé le 9 août 2017 une grève illimitée sur toute l’étendue du territoire national pour protester contre une sortie de route de Simon Compaoré.

Tout a démarré le 1er août dernier lorsque que des gendarmes ont essuyé leurs godasses à Tenkodogo sur des chauffeurs qui protestaient contre la taxe UEMOA versée au niveau du poste juxtaposé de Cinkansé. Une quarantaine de chauffeurs avait été blessée, selon le président de l’UCRB, Brahima Rabo, et une plainte déposée contre X.

Réagissant à cette bastonnade, le ministre de la Sécurité a tenu, le 5 août devant des pandores, ces propos lors de sa tournée dans la région. « Vous n’avez rien à vous reprocher, ni vous ni la gendarmerie. Vous avez agi de main de maître parce qu’on ne peut pas verser la figure de l’Etat par terre…Personne ne sera arrêté. Si on doit vous embastiller, c’est moi d’abord mais personne ne va embastiller personne.» Un soutien sans frein aux gendarmes qui a eu pour conséquence de hérisser les chauffeurs routiers qui estiment que par sa sortie, Simon Compaoré a « ovationné les forces de sécurité pour leur exploit tout en les rassurant de son soutien indéfectible lorsqu’il s’agira de réprimander le citoyen lambda ».  Ce sont désormais des gendarmes et des policiers « gonflés à bloc » par les propos du ministre qui attendent les chauffeurs sur les routes, a renchéri Guy Olivier Ouédraogo, le SG de la Confédération syndicale burkinabè (CSB), qui se tient aux côtés de l’UCRB.

Selon Brahima Rabo, même si le premier flic faisait marche-arrière en revenant sur ses « simoneries », cela ne résoudrait pas pour autant le problème. Lui et ses camarades affirment confier le volant de ce « camion en feu » aux premiers responsables de l’Etat : « Nous n’attendons rien de Simon Compaoré. Il y a bien un président dans ce pays, il y a aussi un Premier ministre. Nous attendons de voir ce qu’ils vont dire. Nous ne voulons même plus parler à Simon. Nous ne faisons plus partie de sa sécurité. Nous voulons que le président du Faso nous donne un homme pour sécuriser vraiment les chauffeurs afin de pouvoir ravitailler le pays.»

Les « maîtres du volant » appellent donc le gouvernement à prendre ses responsabilités et à « bannir de ses rangs tout oiseau de mauvais augure ». Ils signalent le rôle qu’ils jouent dans l’économie nationale. « Sans les chauffeurs routiers, qui se battent jour et nuit pour ravitailler le pays, le Burkina Faso n’est rien », a fait observer Brahima Rabo. L’UCRB, s’est-il targué d’ajouter, est forte de 19 000 membres et regroupe les chauffeurs d’agrégats, d’hydrocarbures de marchandises et de cars.

Les compagnies de transports elles-mêmes sont affiliées à la Fédération nationale des acteurs du transport routier du Burkina (FENAT). A ce propos, Brahima Rabo a indiqué que l’UCRB fait cavalier seul : « Ils sont les employeurs et nous les employés. Et si c’étaient eux qui avaient été frappés, les choses n’allaient pas en rester là. Mais comme ce sont les employés qui ont été molestés, nous nous débrouillons de notre côté pour chercher justice ».

Il n’en demeure pas moins que les sociétés de transports, embarquées malgré elles, sont sur cale depuis hier matin.

Certains ont été surpris par le mouvement, à l’image du directeur général adjoint de TSR, Idrissa Koussoubé. « Je viens d’être informé du déroulement de la grève au cours d’une rencontre avec les syndicats de routiers puisque la grève les concerne d’abord. En effet, quand on parle de routiers, ce sont les gros transporteurs et pas les cars. Ils disent avoir contacté la FENAT, et à notre niveau, nous n’avons pas reçu de correspondance émanant de la FENAT et demandant un arrêt de travail. C’est la raison pour laquelle ce matin, nous avons ouvert la gare et commencé la vente des tickets ».

 

Des pertes énormes

 

Les quelques cars qui ont quitté la gare TSR de Gounghin tôt le matin ont pu ainsi franchir le blocus. « Nous avons demandé aux syndicats de faciliter le passage aux cars qui ont déjà quitté Ouagadougou », a-t-il informé. Tout le monde n’a pas eu cette chance et le gros lot des bus a dû rebrousser chemin et déverser en gare son contingent de vacanciers et de commerçants mécontents de revenir sur leurs pas.

A STAF par contre, on a préféré ne pas prendre de risque. « Nous avons appris hier (Ndlr : le 8 août) qu’il y avait un mot d’ordre de grève. Aucun car n’a quitté par conséquent la gare pour éviter que les transporteurs en grève nous agressent, blessent nos passagers ou abîment nos cars », indique le responsable de la gare de Gounghin, Lassané Ouédraogo. Même s’il est incapable de fournir un bilan chiffré, le chef de gare est au moins sûr que « chaque jour qui passe est une perte pour la compagnie ».

Les conséquences sont également énormes pour les concurrents. « Nous sommes dans l’obligation de rembourser les passagers qui veulent l’être. En plus, par jour nous avons une soixantaine de cars qui effectuent les déplacements avec des milliers de passagers », a précisé quant à lui le DGA de TSR.

Ce débrayage des chauffeurs divise les sociétés de transport. Si certains le désapprouvent et pointent du doigt les conséquences financières, d’autres se sentent solidaires malgré les pertes. : «Si les routiers sont en grève, c’est pour une bonne raison et un chauffeur de car pourrait être victime de bastonnade également ». Signe que la question est sensible, certains responsables ont préféré nous renvoyer tout simplement vers la FENAT.

 

« Je ne pourrai pas composer à mon concours »

 

Des passagers affalés sur les chaises, couchées sur des nattes, le regard hagard, les gares de Ouagadougou, d’habitude si pleines de vie, présentaient un sinistre visage hier. De longues files de passagers qui se faisaient rembourser leurs billets étaient visibles devant les guichets. La grève tombe en pleine période de vacances, moment propice aux voyages. Mais beaucoup de vacanciers devront ronger leur frein. Bloqués à l’entrée de la ville, les chauffeurs des camions chargés de produits périssables, eux, comptaient les minutes. Aucune faveur ne leur a été faite. Seuls les véhicules personnels et ceux de l’Etat étaient autorisés à franchir les barrières tenues par les grévistes.

Pour certains, ce débrayage ne pouvait pas tomber à un pire moment. Les candidats aux concours de la fonction publique composent en effet dans plusieurs centres de l’intérieur du pays.

Alors que nous nous trouvions dans une gare, Gwladys Tassembédo nous a accostés pour expliquer son désarroi. « Je devais partir à Ouahigouya pour prendre part au concours d’Aide archiviste demain matin (Ndlr : Aujourd’hui 9 août) mais je ne sais comment je vais faire avec cette grève. Je demande aux transporteurs de lever leur mot pour me permettre d’effectuer mon déplacement », dit-elle, résignée.

Boukary Sigué a, lui, passé la nuit à la gare STAF Gounghin en espérant trouver un car tôt le matin pour rallier Gaoua. Venu acheter des marchandises dans la capitale, le commerçant de pièces détachées affiche une mine défaite et émet le vœu de pouvoir reprendre très vite ses affaires.

Un autre commerçant, Samuel Douyon, n’a pas manqué de s’offusquer contre les propos du ministre de la Sécurité qui ont conduit à cette situation. « Simon Compaoré aurait dû chercher à calmer les choses au lieu de les envenimer. » Il dit avoir le regard tourné vers les autorités car cette grève paralyse les activités et le Burkina ne pourrait pas tenir trois jours si elle devait se prolonger.

 

Hugues Richard Sama

Rabiatou Congo

(Stagiaire)

 

 

Table de discussion

 

Le PM aux syndicats

 

« J’ai appris ce matin qu’il y a un mouvement d’humeur des transporteurs routiers suite à certains propos que semblerait avoir tenu le ministre de la Sécurité. Je regrette tout ce qui s’est passé. Nous savons tous que les chauffeurs jouent un rôle très important dans le développement de notre pays. J’avoue que tout ce qui s’est passé est regrettable. En tant que chef du gouvernement, j’estime qu’il est important pour les chauffeurs routiers de prendre en compte les intérêts de la Nation, de regarder d’abord l’avenir et la construction du Burkina Faso. Tous ces mouvements de grève, de débrayage, ne font que reculer notre objectif fondamental qui est de construire le Burkina Faso, de mettre en œuvre le PNDES pour sortir le pays de la pauvreté. C’est pourquoi je vous ai reçus. Il faut qu’on aille de l’avant, il faut qu’on considère tout cela comme du passé et qu’on travaille main dans main, dans la sérénité, la sécurité, la confiance et le respect mutuel. Le rôle du gouvernement, du ministère de la Sécurité, c’est d’assurer la sécurité des biens et des personnes, d’assurer votre sécurité.

Je lance à la suite de cette rencontre un appel solennel à la reprise du travail. Je vous assure que le gouvernement sera toujours là pour votre sécurité et pour que vous travailliez dans la sérénité. »

 

Réponse de Guy Olivier Ouédraogo

 

 « Nous avons été désolés d’entendre des propos qui ne nous rassurent pas. Ce qui nous déçoit surtout, c’est que ces propos aient été tenus par le ministre d’Etat chargé de la Sécurité. Comment comprendre que des enfants d’une même famille se bagarrent et qu’on prenne partie pour un camp alors qu’on devait appeler toutes les parties à la retenue ? Soit nous sommes des citoyens de ce pays, soit nous ne le sommes pas. Mais ce que vous venez de nous dire nous rassure. L’œuvre d’un seul homme n’est pas celle de l’ensemble du gouvernement. Cela nous assure également que le gouvernement est ouvert au dialogue et soucieux des préoccupations des couches laborieuses de ce pays, notamment des conducteurs et des chauffeurs routiers. Nous avons écouté vos propos, nous allons repartir à la base et traduire fidèlement vos paroles. Nous allons demander aux camarades, au nom de l’intérêt supérieur de la Nation, de voir ce qu’ils peuvent faire. Vous avez demandé que cela se fasse le plus rapidement possible. Nous allons, à leur niveau, demander de lever le mot d’ordre de grève. Cela se déroulera en assemblé générale mais nous devons attendre que les camarades qui ont été envoyés dans les provinces reviennent. »

 

Commentaires   

0 #7 BOUDA 12-08-2017 21:29
LE VÉRITABLE PROBLÈME ICI AU BURKINA EST QUE L'INDISCIPLINE EST DEVENUE NOTRE NORME. CHACUN CROIT DEVOIR SE CONDUIRE COMME IL VEUT SANS ÊTRE MÊME INTERPELÉ. FRANCHEMENT POUR MOI LES PROPOS DU MINISTRE NE SAURAIENT JUSTIFIER UN TEL DÉSORDRE OU ON OBLIGE TOUT LE MONDE A SE SOUMETTRE A UN MOT D'ORDRE DE GRÉVE DÉCRÉTÉ .
C'EST MÊME INDÉCENT DE LAISSER LES GENS FAIRE A LEUR TÈTE DANS UN PAYS DIT DÉMOCRATIQUE. EN FAIT NOUS NE NOUS RENDONS PAS COMPTE DU RIDICULE QUI EST NOTRE LORSQU'ON OBSERVE CE CINÉMA Engendré PAR CES DIFFÉRENTS MOUVEMENTS SOCIAUX FONCTIONNANT COMME UNE LOI DE L'EXTÉRIEUR.
CELA TRADUIT UN ESPRIT DE SOUS DÉVELOPPÉS QUI NE DISCERNE PAS SUFFISAMMENT LES CONSÉQUENCES DES ACTES Posés SUR LA Santé DE L'ÉTAT AVANT DE LES ENTREPRENDRE.
'' nous sommes des organisations responsables? !!!! C'EST A VOIR.
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0 #6 RADAR 10-08-2017 16:19
La situation politique actuelle au Burkina Faso est similaire à celle de la Côte d’Ivoire. Des gens austères et anti démocrates se refugient derrière des immunités pour créer des troubles au sein des forces armées (policiers, gendarmes, militaires) dans l’optique d’une déstabilisation des pouvoirs en place pour espérer accéder à la présidence où ils se prévaudront des intérims constitutionnel s. Or, tout le monde sait dans ces deux pays que ces hommes politiques masqués, n’ont pas un tempérament d’hommes d’Etat pour gouverner. Ce sont des anarchistes et des hommes de la dictature. Il appartient aux peuples de ces deux pays de faire preuve de discernement et de vigilance pour éviter que ces anarchistes incorrigibles ne sèment le chaos dans ces pays, qui souffrent déjà de difficultés économiques. La communauté internationale est interpellée sur cette situation .L’ONU, les présidents TRUMP et MACRON devront être fermes contre toute prise de pouvoir par les armes en Afrique, un contingent qui traine abusivement les pas pour entrer dans les démocraties républicaines.
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+1 #5 Kanzim 10-08-2017 13:32
Sur une chaîne privée de télé, j’ai suivi il y a plus de 2 ans, un concours de danse et de musique entre la Police municipale et les taximen de Ouagadougou. La publicité présentée à une semaine de l’évènement laissait prévoir un « choc » amical, chacune des parties promettant « l’échec » à l’autre. Le jour du « combat » ; la rivalité conviviale et quasi fraternelle faisait plaisir tout en nous nous rendant sympathiques vis-à-vis des taximen surtout, eux qu’on ne voit que dans leurs taxis et généralement de mauvaise humeur ou très pressés. Mais ce fut avec plaisir que nous vîmes des chaussures baillant et dignes des guayira à la Aurlus Mabélé, des pas de danse de nos anciens taximen qui avaient l’avantage de porter de l’ombre aux pas bloqués des policiers. M Adama PAMTABA de la Police Municipale et le représentant des taximen dans leurs conclusions, ont annoncé la complémentarité et la synergie dans la marche commune des uns et des autres vers le développement du pays. Dans l’affaire des chauffeurs routiers les opposant à la Police et à la Gendarmerie, M Simon COMPAORE on aurait pu encourager à la mise en place d’une plateforme de négociations, intégrant la mise à jour des griefs vécus par les uns contre e autres, et surtout une feuille de route spécifiant les rôles et tâches des uns et des autres. Le rôle des chauffeurs routiers serait par exemple de sensibiliser, de former et de contrôler leurs membres, avec un système interne de sanctions. Le rôle de la police serait d’assurer une sensibilisation à l’éthique, à la déontologie et à un code d’honneur, à tous ceux qui sont affectés aux tâches liées à la circulation et à la mobilité routière. Des rencontres trimestrielles d’information et de formation sur les règles nationales et communautaires pourraient être instituées et servir aussi de cadre d’évaluation des éventuels manquements aux règles de part et d’autre, et de programmation pour le trimestre à venir. Aucune partie ne pourrait alors agir que dans le cadre d’une synergie. Au sommet, on pourrait avoir les représentants du ministère chargé de la Sécurité e de celui des Transports dont le Secrétaire Général a fait ses preuves de fin négociateur au premier conflit. Par contre au niveau des ministres concernés, ceux-ci devraient se départir des agitations et gesticulations enfantines de personnes qui perdent leur contrôle devant la foule ou les caméras, ou de personnes qui aiment l’accueil populaire et forain comme l’était SEM Jacques CHIRAC alors Président de la République française, lorsqu’il se rendait dans ses colonies d’Afrique et se faisait aduler et « entretenir » grassement par ses coursiers-prési dents.
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-1 #4 Sacksida 10-08-2017 12:11
D’abord, il faut qu’on se dise la vérité ; la grève actuelles des transporteurs, et comme d’ailleurs toutes les autres grèves sont la conséquence directe de la mauvaise gouvernance du MPP depuis le début du mandat en janvier 2016. La bonne gouvernance c’est quoi en réalité ? Elle doit se caractériser par la participation citoyenne, la transparence, la responsabilité, l’efficacité, l’équité dans la gestion des affaires publiques et des problèmes économiques, sociales et même sécuritaires du pays. On ne doit pas dans le cas d’un litige entre les chauffeurs routiers et forces de défense et de sécurité tenir des propos incendiaires tendant à transformer les gendarmes en des « Tontons macoutes ». Dans toute gestion qu’elle soit publique ou privée, le manque d’éthique, de vérité et de responsabilité conduit toujours à des situations déplorables et le langage tenu n’est pas digne d’un responsable de ce niveau devant un problème mineure. La restauration de l’autorité de l’Etat doit commencer d’abord par :
ˉ La lutte contre le grand banditisme et la lutte farouche contre les terroristes,
ˉ Les actes d’agressions physiques et les braquages à mains armées,
ˉ La traque et le rapatriement des biens mal acquits des anciens dignitaires,
ˉ L’instauration de la discipline des groupes d’autodéfenses,
ˉ Les sanctions des détourneurs de deniers publics et poursuites judiciaires,
ˉ Vider les dossiers sociaux pendants et pour la réconciliation nationale,
ˉ Lutter contre les retards et les absences dans l’administratio n publique,
ˉ Lutter contre le laxisme dans le traitement des dossiers dans l’administratio n,
ˉ Une bonne régulation de la circulation citadine et la lutte contre l’insalubrité et accidents de la circulation etc.
Enfin, si nous voulons que la mal gouvernance et l’incivisme sous toute ses formes soient éradiquer rapidement dans notre pays, il faut appliquer les points ci-dessus et avoir une approche très audacieuse de solutions des problèmes criards et très urgents qui s’exposes. Courage et Salut !
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0 #3 Minata 10-08-2017 10:46
Les populations du Burkina doivent vite se mobiliser contre les dérives anarchistes que les chauffeurs routiers tentent d’imposer dans le pays. Ils sont libres de faire des grèves mais, ils n’ont aucun droit d’empêcher les autres qui veulent continuer de mener librement leurs activités, sans se mêler à leurs intrigues politiciennes aberrantes. Tous les chauffeurs identifiés qui ont empêché des cars de voyager sur l’axe Bobo-Banfora-Cô te d’Ivoire, doivent être interpellés pour leur signifier les règles du droit de grève. Les forces de sécurité doivent à l’avenir se munir d’appareils qui permettent de détecter le taux d’alcool chez les chauffeurs. Car, les accidents dramatiques et le mauvais comportement de nombreux chauffeurs pourraient être dus à la consommation excessive de stupéfiants ou d’alcool. Les propriétaires de camions et cars de transport doivent éviter d’embaucher des jeunes délinquants notoires comme chauffeurs. Les sanctions contre les accidents meurtriers de véhicules doivent être rigoureuses non seulement pour les chauffeurs mais aussi pour les propriétaires.
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0 #2 JAMES KENNY 10-08-2017 09:40
Et tout ça à cause de Simon qui na pas su une fois de plus maitriser sa bouche. Et que dire du gouvernement aucune condamnation de la dérive de Simon. Comme quoi c'est un poids lourds du MPP.
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0 #1 Christophe 10-08-2017 09:17
En cas de troubles à l’ordre public, les forces de sécurité ont le droit de faire usage de la force si nécessaire, pour rétablir l’ordre. Pour le cas des chauffeurs à Tenkodogo,les forces de l’ordre ne pouvaient pas user utiliser du gaz lacrymogène compte tenu du risque d’incendie avec les camions stationnés. Les forces de sécurité étaient non seulement dans leur rôle de rétablissement de l’ordre mais aussi dans une situation de légitime défense face à des chauffeurs rebelles qui refusaient d’obtempérer et qui les lapidaient. Ils se devaient de donner quelques coups de ceinturons à ces chauffeurs terroristes d’un autre genre. Le ministre d’Etat en charge de la sécurité Simon Compaoré aurait failli à sa mission s’il ne félicitait pas les forces de sécurité pour leur action qui a permis de rétablir l’ordre. Par conséquent, Simon Compaoré n’a nullement mal parlé. Aucune autorité d’un Etat voisin du Burkina ne soutiendra les chauffeurs de son territoire qui forcent les barrières de sécurité en ces temps de terrorisme. Les soupçons de manipulation politicienne qui pesaient contre certains des chauffeurs pour des règlements de comptes avec le ministre de la sécurité se confirment par les mots d’ordre intempestifs de grèves du syndicat des transporteurs routiers. Ils peuvent adresser une lettre de protestation au ministre ou publier une déclaration dans la presse. Mais, brandir chaque fois les menaces de grèves, démontrent leur intention de manipulation politicienne pour créer des pénuries d’essence et de produits de consommation dans le but de révolter les populations contre le Président Roch Marc Christian Kaboré et le ministre de la sécurité. C’est ceux qui espèrent arriver au pouvoir par la subversion, qui utilisent ces méthodes de troubles sociaux et des actes terroristes sporadiques. Ils essaient de diviser l’armée, d’opposer la police à la gendarmerie. Les populations doivent comprendre cette stratégie malveillante pour s’en démarquer en la dénonçant vivement. Le gouvernement est dans son rôle de défense des règles démocratiques et de la restauration de l’autorité de l’Etat. Le Burkina ne doit pas être utilisé par des anarchistes prédateurs de tout pour l’instauration d’un Etat voyou.
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