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Grève des élèves à Tita: Les forces de défense et de sécurité au secours des passagers

La RN1 était bloquée dans la matinée du mardi 5 décembre 2017 par des élèves de Tita. Ils disaient manifester pour soutenir leurs enseignants et dénoncer le manque de professeurs depuis le début de l’année dans leurs établissements. Alignés sur plus de 3 km, les cars et autres véhicules en partance pour Bobo ou Ouaga ont été immobilisés avant d’être autorisés à reprendre la route. C’était vers 12h 40 avec l’arrivée de forces de défense et de sécurité qui se rendaient à Gaoua pour les préparatifs du 11-Décembre. Une libération qui ne s’est pas faite sans affrontements entre les forces de l’ordre et les grévistes.

 

 

On peut dire que l’incivisme au Pays des hommes intègres a atteint des sommets. Une fois de plus, des voyageurs ont dû attendre des heures durant sur une de nos routes nationales avant de pouvoir poursuivre leur trajet. Dans la matinée du mardi 5 décembre, sur la RN1, à une centaine de kilomètres de Ouagadougou, précisément à Tita, des cars et autres véhicules, même ceux de soldats du feu qui se rendaient à Gaoua pour le 11-Décembre, ont été empêchés de poursuivre leur chemin par des élèves. Ces derniers avaient barré la voie depuis 6h. Les raisons de cette manifestation sont diverses. Certains élèves affirment que ce sont leurs professeurs qui leur demandent de sortir les soutenir. D’autres, par contre, disent manifester en raison du manque d’enseignants et aussi parce qu’il y a plus d’établissements privés dans cette localité que d’établissements publics (5 contre 2).

Du côté des passagers, depuis un car d’une compagnie de la place quelqu’un nous informe qu’ils sont bloqués là depuis 7h. Aboubacar Sawadogo, en partance pour Banfora dans le cadre de son travail, a toutefois espoir que les grévistes ne tarderont pas à lever les barrières. Ces derniers en effet ont promis de les lever entre 17h et 18h. Pour eux, c’est parce que les fonctionnaires vont au travail qu’ils ont un salaire. « Si nous les empêchons d’aller au travail, on verra de quoi ils vont se nourrir», laisse échapper une manifestante. A côté, un passager essaie de faire entendre raison aux manifestants. Des sapeurs-pompiers, en partance pour Gaoua, pris dans le même calvaire que les malheureux voyageurs, essaient également de les sensibiliser. Mais ceux-ci ne veulent rien attendre. Pour eux, leur lutte est noble et la méthode utilisée est la bonne.

En attendant un dénouement de la situation, les commentaires allaient bon train du côté des voyageurs. Pour certains, l’Etat a donné trop de liberté aux gens, il faut une dictature pour mettre fin à ces actes d’incivisme. Pour d’autres, les parents n’ont plus d’autorité sur leurs enfants.

A 12h, un cargo de CRS arrive sur les lieux. Très vite les manifestants se regroupent autour d’eux. Certains sont prêts à les attaquer, d’autres réclament le calme. 5 minutes plus tard, les forces de l’ordre poursuivent leur chemin comme si de rien n’était sous les cris d’encouragement des élèves.  Mais 45 minutes après, c’est la débandade. En effet, des cars convoyant des militaires, des gendarmes, des policiers et des forestiers arrivent sur les lieux. Ceux-ci font usage de leurs ceinturons et d’autres objets pour disperser les perturbateurs. Cette intervention musclée aura le mérite de libérer la route et de permettre au trafic de reprendre. Les voyageurs, eux, ne faisaient que remercier leurs sauveurs.

 

Rabiatou Congo (Stagiaire)

Dernière modification lejeudi, 07 décembre 2017 20:06

Commentaires   

0 #1 Kôrô Yamyélé 07-12-2017 07:46
- Donc ils ont bien fouetté ces vas-nus-pieds quoi ?!

Par Kôrô Yamyélé
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