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Burkina # Botswana (2-1) : Les dieux du foot étaient avec les Etalons

Après Angola 2010, Gabon-Guinée Equatoriale 2012, Afrique du Sud 2013 et Guinée Equatoriale 2015, les Etalons du Burkina seront en 2017 au Gabon pour leur 5e CAN consécutive. Hier dimanche 4 septembre 2016 au stade du 4-Août, ils ont composté difficilement leur ticket face aux Zèbres du Botswana, battus 2-1. Mais ce fut dur, dur, dur et les dieux du foot étaient avec les poulains de Paulo Duarte, lequel,  ivre de bonheur après le deuxième but,  était torse nu.

 

De tous les matches des Etalons à domicile, celui d’hier était le plus stressant et même agaçant. Les deux mots conviennent à la situation et cela, par la faute du onze du Burkina qui a livré une piètre prestation au stade du 4-Août comme un débutant. Ce n’est pas pour rien que certains avaient dit que sa place de finaliste en 2013 en Afrique du Sud était le fruit du hasard.

Hier, c’était vraiment pitoyable et se féliciter d’une telle victoire (d’ailleurs obtenue aux forceps,) c’est refuser de voir les choses en face. Le succès fut long à se dessiner face aux Zèbres, lesquels n’ont rien eu à brouter pendant les 45 premières minutes. C’est dire que les Etalons ont pris le grand galop, sachant qu’à Kampala les Cranes d’Ouganda ne souhaitaient qu’un faux pas  de leur part pour s’emparer de la première place. Il y a eu deux alertes venues d’eux : d’abord par Abdou Razak Traoré puis par Jonathan Pitroipa.

Etait-ce des signes que les Zèbres allaient être mis en déroute ? Toujours est-il qu’au fil des minutes, les locaux étaient à la manœuvre avec un bon quadrillage du terrain. Comme pour dire aux Ougandais qu’ils ne vont pas lâcher le wagon qui mène au Gabon, ils ouvrent la marque à la 17e minute. Sur un débordement de Jonathan Zongo sur le côté droit ponctué d’un centre au cordeau, la défense adverse se déchire. La boule de cuir échoit à Préjuce Nakoulma qui, d’une frappe du plat du pied, trompe Kabelo Dambe. C’est le délire dans les tribunes.

Six minutes après l’ouverture du score, l’arbitre tunisien, Youssef Essrayri, arrête le jeu pour permettre aux 22 acteurs de se désaltérer.  Le temps est chaud et cela s’y prête. Quand la partie reprend, les Etalons ont pour principe directeur de jouer haut et d’amener beaucoup de monde dans la zone de finition. On voit même l’implication des latéraux et des centraux pour exercer une pression permanente.  Les Zèbres, qui semblent perdus sur la pelouse, sont largement à la portée des Etalons. Mais ceux-ci, à maintes reprises, gâchent des balles de but,  même au plus près de la zone adverse.

 

Banou Diawara en sauveur

A la mi-temps, c’est de bon augure bien qu’au même moment les Cranes mènent par le même résultat à Kampala. Mais dès la reprise, le poteau sauve Daouda Diakité, archi-battu. Un avertissement sans frais. Les Zèbres sont revenus avec de nouvelles intentions et, petit à petit, passent au triple galop. Subitement métamorphosés, ils sont sans cesse en mouvement, surtout que le temps s’est adouci pour faire place à un ciel nuageux. A la 59e minute, ils perdent leur capitaine Lesego Galenamotlhale, expulsé pour avoir écopé de deux cartons jaunes.

A 10 contre 11, on pense que les Botswanais vont s’amollir mais ils trouvent des ressources quelque part pour ne pas perdre le nord. Le vent, tout à coup, souffle sur le stade et emporte des panneaux publicitaires. Du coup, le temps est à la pluie. Dans la tribune de presse, c’est la désertion. Mais sur la pelouse, le ballon continue de rouler. La pluie, dit-on, mouille les Zèbres mais n’efface pas leurs rayures. Cela se confirme au fil du jeu et c’est sous une pluie battante qu’ils obtiennent l’égalisation sur penalty grâce à Thabang Sesinyi.

Dans les gradins, on est frappé de stupeur. A 1-1, les Etalons sont éliminés. Personne n’imagine cela et pourtant, le tableau d’affichage l’indique clairement. Les langues commencent à se délier. On jette l’anathème sur l’entraîneur et les joueurs. Mais comme les dieux sont avec les Etalons, c’est Banou Diawara, entré à la place de Pitroipa, qui a revêt le costume de sauveur en inscrivant le but de la victoire à la 90e Un grand ouf de soulagement pour le onze du Burkina qui a été terriblement décevant. Notons que l’Ouganda s’est qualifiée après sa victoire sur les Comores (1-0).

 

 

Justin Daboné

Commentaires   

0 #5 Sacksida 05-09-2016 15:53
D’abord, Merci à Dieu d’avoir créé des circonstances qui ont permis aux étalons de se qualifier ! Félicitations aux joueurs, à l’encadrement technique et à la fédération et à tous ceux qui ont prié pour cette victoire arrachée in extrémis. Maintenant, il faudra se préparer et SE CONCENTRER sérieusement pour bien aborder les phases finales de la CAN GABON 2017. Le coach Paolo Duarte devrait éviter de trop parler, de faire plutôt son travail et d’écouter aussi les avis des entraineurs locaux qui connaissent mieux nos joueurs ; afin de s’enrichir d’avantage de leurs propositions. Bonne continuation aux étalons et que les Dieux du Foot Ball soient toujours avec le Burkina Faso. Courage et Salut !
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0 #4 Zongo 05-09-2016 13:20
Trois anciens anciens vainqueurs, l’Afrique du Sud (1996), la Zambie (2012) et le Nigeria (1980, 1994, 2013) seront absents, le Burkina Si. Donc en dépit des imperfections, félicitation aux Étalons!
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0 #3 Pegd 05-09-2016 12:58
Félicitation aux Etalons pour cette victoire inespérée. Pour avez moins de 05 mois pour corriger lacunes. Quand a Duarté, il doit tenir aussi compte des critiques des uns et des autres pour s'améliorer notamment faire plus confiance à des garçons comme Banou Diawara.
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0 #2 Sidzabda 05-09-2016 12:46
j'ai toujours et je le repète encore, nous n'avons pas d'équipe nationale. ce qu'on a vu le dimanche, c'était un assemblage de personne pour courir derrière un ballon et n'attendons pas mieux pour le Gabon car ça se sera toujours de la configuration. notez ce poste pour la CAN, vous direz que j'avais raison
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0 #1 Megd 05-09-2016 10:34
Une équipe des Etalons sans âme et ni engagement. Une équipe qui ne donne pas plaisir à regarder. Enfin, une équipe qui n'a aucune star de football si ce n'est que des "zéro" qui se la joue "pro". Un adage le dit si bien qu'au pays des aveugles, le borgne est roi.

Bref, une équipe qui sera éliminée dès le premier tour à la prochaine Can 2017.

On investit trop dans le football à l'instar des autres disciplines qui pourtant donnent entièrement satisfaction. Dans ce pays, on ne prend jamais la peine d'analyser en profondeur nos problèmes. Comment comprendre que l'on ne puisse pas reprendre l'exemple de "Planète champion"?

On oublie que de nos jours le football est devenu une arme politique que l'on qualifie de "soft power". Le football est devenu un vecteur pour le tourisme. Une équipe qui se fait respecter sur le plan footballistique dans le monde verra des touristes débarquer dans son pays car le drapeau de se pays flottera partout et l'on cherchera à découvrir ce pays.

Nous sommes nous-mêmes la cause de nos propres malheurs mais des esprits malins accusent à chaque fois l'occident.

Il faut critiquer et cela de manière constructive notre équipe nationale au lieu de les encenser parce qu'elle a pu se qualifier pour la CAN. Je lis partout des "bravo à nos Etalons".
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