Guinée : pas touche mon attentat !
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Le 19 juillet 2011, Alpha Condé échappait à un attentat à son domicile. Immédiatement après, c’est l’emballement médiatique. Le Président miraculé est sur tous les médias internationaux, narrant d’une voix héroïque l’évènement. Les médias guinéens ne seront pas en reste, la télé guinéenne diffusant en boucle, pendant une semaine, le défilé ininterrompu d’hommes et de femmes partis saluer «Le miracle» et remercier les cieux d’avoir préservé la vie d’un homme providentiel. Et Condé paradait, faraud, devant micros et caméras.

Le général français Vincent Desportes, ex-directeur de l'Ecole de guerre, opposant notoire à la guerre en Afghanistan, a estimé, dans un entretien diffusé par le journal du dimanche, qu'il "est temps de trouver un compromis avec les autorités libyennes" tout en ajoutant : "Nous ne pouvons pas attendre indéfiniment que le régime de Kadhafi tombe". Ces déclarations de quelqu'un qui parle en connaissance de cause ont fait l'effet d'une bombe en France, pays à la tête de l'équipée occidentale contre Kadhafi avec un Sarkozy qui se réjouit de casser du Guide comme il l'a fait avec Laurent Gbagbo le 11 avril dernier.
Décidément, il ne se passe plus un jour sans que la crise sociopolitique qui traverse le Sénégal ne dévoile son lot de révélations et de déclarations. Plus que jamais, les Wade, père et fils, sont dans l’œil du cyclone si bien qu’on se demande quand est-ce qu’ils s’en sortiront. Les plus récentes manifs contre les Wade sont dues à la tentative manquée du président de la République sénégalaise de faire passer une réforme constitutionnelle avec un ticket vice-président et président comme à l’américaine avec 25% des voix dès le premier tour ; un tripatouillage constitutionnel contre lequel la société civile et l’opposition politique se sont dressées comme un seul homme pour dire «ne touche pas à ma constitution».
C’en est désormais fini du suspens sur le futur chef de l’armée ivoirienne. En effet, le président de la république de Côte d’Ivoire, Alassane Dramane Ouattara, a nommé le général Soumaïla Bakayoko, ancien chef militaire de l’ex-rébellion, au poste de chef d'état-major de la nouvelle armée.
C’est un truisme d’affirmer que l’atmosphère politique est plus qu’électrique au Sénégal, où le président Abdoulaye Wade a maille à partir avec son opposition.