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Projet «Un ménage vulnérable, une vache» : Un bol… de lait pour des familles burkinabè

Projet «Un ménage vulnérable, une vache» : Un bol… de lait pour des familles burkinabè

Dans les mois à venir, des familles burkinabè connaîtront une amélioration de leur alimentation à travers le projet «un ménage vulnérable, une vache» du ministère des Ressource animales et halieutiques.  Le lancement de ce projet, qui veut augmenter la consommation  de lait au Burkina, a eu lieu le  lundi 23 juin 2014 à Kaya dans la région du Centre-Nord, concomitamment avec celui de la campagne de production fourragère et la pose de la première pierre de l’abattoir frigorifique de la ville.

 

5 000 vaches à la disposition de ménages vulnérables, augmentation de la production laitière de 840, 1080 ou 1440 litres par an, accroissement du revenu par ménage, amélioration de la situation nutritionnelle des bénéficiaires… le projet «un ménage vulnérable, une vache» va donc changer les habitudes des populations après sa mise en œuvre. Raison pour laquelle son initiateur, le ministère des Ressources animales et halieutiques, a pris toutes les dispositions, notamment en mobilisant 22 208 018 161 F CFA pour son exécution. «Celui-ci procurera à la famille du lait pour améliorer son bol alimentaire quotidien, mais aussi contribuera à améliorer ses revenus à partir de la vente du surplus de lait», affirme d’ailleurs le chef du département, Tinga Jérémie Ouédraogo. La consommation du lait et de ses produits dérivés est estimée à 22,60 litres et 10,20 litres par habitant/an,  respectivement en milieu urbain et en milieu rural contre une norme de 90 litres/habitant/an. «Un ménage vulnérable, une vache» se présente donc comme une arme efficace contre l’insécurité alimentaire. Pour le lancement, cinq cents (500) vaches gravides seront remises à des ménages vulnérables sur un rayon de 100 km autour de la ville  de Ouagadougou pour cette année. Cela, afin de renforcer le dispositif d’approvisionnement des unités de transformation laitière des grands centres que sont Kaya, Ouagadougou, Ziniaré, Manga et Koudougou. Le projet s’étendra, par la suite, à toute l’étendue du territoire national pour atteindre  5 000 vaches. Trois (03) ménages choisis par les soins de services techniques compétents, les organisations villageoises et professionnelles de la région du Centre-Nord ont reçu, à titre symbolique le lundi 23 juin 2014, trois (03) vaches, ce qui a marqué le démarrage du projet.

La cérémonie a  également permis de procéder à la pose de la première pierre de l’abattoir frigorifique de Kaya. Cette infrastructure aura une capacité quotidienne de production de 50 bovins, de 50 petits ruminants et de 50 porcs et sa mise en œuvre marque le démarrage effectif du projet d’installation des abattoirs dans les principales villes du Burkina Faso. En effet, l’Etat prévoit 6 849 212 232 F CFA pour implanter deux abattoirs modernes dans les villes de Kaya et de Ziniaré et 12 abattoirs mobiles dans 08 autres villes. Ce projet veut renforcer le dispositif d’approvisionnement des villes bénéficiaires en viande de qualité  et  en quantité, d’une part, et, d’autre part, soutenir les capacités organisationnelles et techniques des acteurs des filières bétail-viande, porc et avicole.

L’alimentation constitue une des contraintes majeures à la productivité de l’élevage. Le département des Ressources animales s’est lancé dans une sensibilisation des producteurs à la production fourragère : sa stratégie de sécurité alimentaire du cheptel. Le gouvernement a mis à la disposition des éleveurs et à prix subventionné, au cours des deux dernières années, plus de 43 753 tonnes de SPAI, 370 tonnes de semences fourragères et 180 tonnes de Burkina phosphate. En outre, il a lancé un concours national dénommé meilleur producteur de fourrage et visant à stimuler la production fourragère avec pour objet de récompenser les meilleurs producteurs du pays. Le concours 2013-2014 a connu la participation d’un nombre impressionnant de producteurs dont les meilleurs des treize régions ont été retenus et récompensés au cours de la cérémonie. Le ministre Tinga Jérémie Ouédraogo  a fondé l’espoir d’une réussite totale de l’implantation de l’abattoir de Kaya et d’un renforcement du partenariat entre services publics et privés ainsi que la participation effective des producteurs à la réussite de la prochaine campagne de fauche et de conservation de fourrage avant de procéder au lancement de la campagne fourragère 2014-2015.

Moumouni Simporé

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