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Fonds commun du Trésor : Guerre des écoles pour le partage du « gâteau »

le cadre de sa rentrée 2018, placée sous le thème « pour une administration plus juste et harmonieuse », le Syndicat national des travailleurs du Trésor public du Burkina (SNTPB) était face à la presse le samedi 17 février à Ouagadougou. Le SNTPB entend interpeller le ministre des Finances et du Budget sur son arrêté du 12 août dernier. Pour lui, le torchon commence à brûler au sein de l’administration sur le partage du fonds commun qu’il juge inéquitable. Ceux sortis de l’ENAREF (Ecole nationale des régies financières) veulent la grosse part du gâteau.

 

 

En rappel, l’administration du Trésor est entrée en grève en avril et mai derniers. Cela a fait couler beaucoup d’encre. Après maints dialogues et résistances, le gouvernement avait cédé aux différents points de revendication que le Syndicat avait présentés : en effet, après la signature du protocole et dans son application, les discriminations ont commencé à l’interne, occasionnant la détérioration du climat social, la convoitise, la suspicion, la méfiance entre les agents, etc. Conscient de cet état de fait, il va de soi que le Syndicat cherche à situer les responsabilités afin d’entamer la nouvelle année avec sérénité et d’autres combats. A écouter les conférenciers, la cause du problème réside dans l’arrêté du 12 août signé par le ministre des Finances et du Budget pour la satisfaction de leur plateforme revendicative. Pour eux, des négociations en ce qui concerne le partage du fonds commun il ressort qu’il y a des super agents, c’est-à-dire ceux qui viennent directement de l’Ecole nationale des régies financières (ENAREF) et qui croient que le Trésor leur appartient, et de petits agents, autrement dit les recrutés parallèles, et des agents qui sont traités comme des allogènes, etc.

Et de préciser que le grand souci est la clé de répartition du fonds commun. A les entendre, on ne doit pas motiver les uns plus que les autres, mais sur un pied d’égalité car la satisfaction du travail exige la participation de tous les travailleurs de l’administration ; en d’autres termes et  pour ce qui est du fonds, il est inadmissible que certains soient rétribués à hauteur de 100% pendant que d’autres le sont à 80%. Ils estiment que les agents de bureau et ceux de recouvrement font le même boulot.

L’un des conférenciers, Alidou Boundahogo, secrétaire à la formation syndicale, a affirmé qu’il veut prendre l’opinion nationale et internationale à témoin, car depuis l’histoire du partage du gâteau, le climat administratif ne fait que se détériorer et si rien n’est fait, d’autres actions sont envisageables pour la satisfaction ; vu qu’en son temps, le ministre avait promis qu’un autre arrêté serait pris, et depuis ils sont dans l’attente. Pour lui, c’est un visage de l’apartheid qui veut renaître de ses cendres au Trésor.

Et de poser la question de savoir pourquoi les indemnités spécifiques des agents de bureau, qui font le même travail que ceux du recouvrement, ne sont pas comme dans la plateforme des enseignants ou celle de la santé où tout le monde est pris en compte. Car l’administration a été catégorisée en spécifique et non spécifique.

Les orateurs du jour disent vouloir attirer l’attention de leur ministre de tutelle qui prône zéro discrimination afin qu’elle revoie sa copie, car l’étoile du Trésor commence à pâlir. « Si Rosine Coulibaly/Sori a été élue meilleur ministre des Finances de la zone ouest-africaine avec un jugement favorable, qu’elle le soit jusqu’au bout pour ne pas ternir son image en mettant fin à l’arrêté du 12 août 2017 », ont-ils conclu.

 

Félicité Zongo

 

Commentaires   

0 #6 REALITE 22-02-2018 16:17
Ainsi donc ce n'est plus de l'information c'est de la propagande anti-FC. Sinon pourquoi ce titre est délibérément resté à la une depuis lundi soit 4 jours déjà. Ce qui est sûre la volonté de Dieu sera.
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+1 #5 Belmopan 22-02-2018 10:22
Le FC n'est jamais injuste comme certains veulent le faire croire. Chacun doit mérité ses avantages dans la fonction publique. Le FC ne peut pas être partager équitablement.m ême s'ils veulent qu'ils aillent voir Le président. On ne fait pas le même boulot. C'est claire et nette.
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+1 #4 BIENZI 20-02-2018 16:25
Excusez-nous. Epargnez-nous cette fois-ci de vos histoires de fonds commun. Des gens qui n'ont pas honte. Vous ne pensez même pas à l'intérêt général. Comment réduire le chômage des jeunes? Comment contribuer au développement du pays? Cela n'est pas un souci pour vous.
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+2 #3 Kanzim 19-02-2018 14:45
Il vaut mieux pour ce syndicat de ne pas prendre l’opinion internationale à témoin, car ce serait verser « leur figure à terre » et créer l’opprobre pour toute la nation. Des pays développés demandent à leurs citoyens de serrer la ceinture pour aider des pays étiolés comme le nôtre, et voilà que des ressources internes sont jetées à la pâture d’une minorité petite bourgeoise. La grève ne peut plus servir d’épée de Damoclès pour influer tellement une décision, les fonctionnaires des services publics l’ayant galvaudée dans leurs manœuvres de faire chanter un gouvernement frileux. Qu’ils grèvent s’ils veulent. Quelle grève ferait plus mal que celle du corps médical qui tua é, ou la grève des enseignants qui a elle aussi tué les jeunes dans leur quête de meilleur devenir. L’ENAREF n’est pas une référence académique si terrible pour qu’on en parle comme s’il en sortait des génies. Sauf à vouloir parler des génies du calcul diabolique de l’amasser pour l’appauvrisseme nt de toute une nation.
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+1 #2 Kôrô Yamyélé 19-02-2018 11:25
- Il va falloir se résoudre à licencier un bon nombre d'agents de ce ministère pour qu'on ait la paix et pour que le travail y reprenne séreinnement.

Par Kôrô Yamyélé
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0 #1 MOREBALLA 19-02-2018 08:26
Ce partage du gâteau est injuste comme vous l'avez si bien dit, elle autant plus injuste que seulement moins de 1% de la population se voit payer en salaire près de 60% des recettes du pays. Nous avions sidérés de suivre un grand monsieur et en l’occurrence leader politique dire que l'élite du pays (fonctionnaire) se payer plus de 60% des richesses de ce pays est tout à fait normal. Nous profitons de l'opportunité lui traduire qu'avec un tel résonnement, nous n’apercevrons aucun espoir d'un développement réel et partagé à la hauteur humaine et nous cesserions d'assister à un développement de façade, injuste et indigne à l'image de cette élite de la magouille et de la malhonnête sur toutes ces formes.
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