Lutte contre la corruption : La Coopération suédoise alloue une enveloppe de 900 millions
- Écrit par Webmaster Obs
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Comment rendre l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) plus performante dans ses missions, conformément au processus de restructuration dans lequel elle s’est engagée? C’est ce qui a fait l’objet d’un atelier organisé par l’institution en partenariat avec la Coopération suédoise et tenu dans l’après-midi du mardi 19 juin 2018 à Ouagadougou. Présidée par le Contrôleur général d’Etat, la rencontre a réuni une quarantaine de participants et a consisté au lancement des activités d’un projet dit de renforcement organisationnel de l’ASCE-LC, financé par la Coopération suédoise à hauteur de près d’un milliard de francs CFA.
En application de la loi organique n°082-2015/CNT portant attributions, composition et fonctionnement de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC), et conformément à la loi n° 004-2015/CNT portant prévention et répression de la corruption au Burkina Faso, l’ASCE-LC, selon son premier responsable, le Contrôleur général d’Etat (CGE), Luc Marius Ibriga, s’est engagée dans un processus de restructuration. Cette restructuration nécessitant un appui financier, « l’institution a trouvé une oreille attentive auprès de la Coopération suédoise, qui a décidé de l’accompagner par la mise en place d’un Projet de renforcement organisationnel (PRO/ASCE-LC) », a dit Luc Marius Ibriga à l’ouverture de la rencontre, qui avait pour objet de marquer le début des activités dudit projet. Avec pour objectif global « lutter contre la corruption en mettant à disposition de nouveaux outils mais aussi par l’organisation de formations orientées vers la professionnalisation et par le développement de la fonction communication », le projet, selon le CGE, est bâti sur trois composantes qui sont : outils, formation et communication.
Concernant la composante Outils, il s’agira de doter l’organe suprême de contrôle administratif interne et de lutte contre la corruption au Burkina Faso, selon son premier responsable, d’équipements performants tels que des ordinateurs, des scanners qui permettront aux contrôleurs d’Etat de mener à bien leurs missions. Pour ce qui est de la 2e composante, elle consistera à renforcer les capacités de ces contrôleurs en leur inculquant de nouvelles techniques d’investigation et de contrôle pour empêcher la dissipation des biens publics. S’agissant de la composante communication, il sera question de diffuser, aussi bien au sein de l’ASCE-LC qu’à destination du grand public, des messages de sensibilisation « pour que s’enracine une culture de la lutte contre la corruption au Pays des hommes intègres ».
Toutes les parties prenantes sollicitées pour le succès du PRO/ASCE-LC
« Le succès du PRO/ASCE-LC requiert l’engagement de toutes les parties prenantes », a dit le CGE, d’où la présence de représentants de plusieurs structures partenaires à la rencontre, parmi lesquelles le Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) et l’Observatoire de la justice et de la démocratie (OJD). Foi de celui qui a présidé la séance du jour, cette réunion avait pour autre objectif de permettre aux participants de s’approprier le projet, qui s’inscrira sur une durée de trois ans, et de définir le rôle de chaque acteur. Pour le premier conseiller de l’ambassade de Suède, Mats Harsmar, la mise en place de ce projet répond à la volonté du Royaume de Suède d’accompagner l’Etat burkinabè dans sa marche vers le développement, car son pays est convaincu que la lutte contre la corruption participe, d’une manière ou d’une autre, au développement socio-économique. Et le CGE de souligner que cette lutte « dans toutes les sphères de la vie politique, économique et sociale est indispensable à l’accroissement de l’efficacité des dépenses publiques et des performances du système économique. Même si le pays de « l’intégrité » a réalisé des progrès en matière de lutte contre la corruption au cours des dernières années, comme l’a indiqué Luc Marius Ibriga, « ces progrès, aussi encourageants soient-ils, ne doivent pas nous amener à baisser les bras. «Car notre ambition est d’améliorer chaque année notre performance en matière de bonne gouvernance», », n’a-t-il pas manqué de souligner. C’est d’ailleurs tout le sens de la restructuration de l’ASCE-LC et de la mise en place du présent projet, a rappelé l’autorité.
Bernard Kaboré
(Stagiaire)
