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La montagne argentine était très haute pour les Super Eagles

La montagne argentine était très haute pour les Super Eagles

Dans notre « Ligne de touche » d’hier, nous nous demandions si les Super Eagles pourraient survoler l’Aconcagua. Nous avons la réponse à présent : le plus haut sommet d’Argentine, qui culmine à 6962 mètres, s’est révélé finalement un obstacle infranchissable pour les rapaces venus d’Afrique de l’Ouest.

 

En effet, lors de la troisième et dernière journée, les hommes de Gernot Rohr se sont inclinés par 2 buts à 1 face à ce diable de Messi et ses coéquipiers, à l’issue d’un match plaisant, de grande intensité où les Nigérians ont joué crânement leur chance contre des Sud-Américains  qui, depuis le début de ce Mondial, n’avaient pas montré grand-chose.

C’est d’ailleurs Lionel Messi qui a montré la voie à suivre aux Albicelestes en ouvrant le score dès la 14e minute. En face, Victor Moses et les siens ne désarment pas. Ils sonnent la révolte et obtiennent l’égalisation sur un penalty révélé grâce à l’arbitrage vidéo (51e mn). Dès lors, le point du nul envoyait les Super Eagles en huitième. Le Nigeria y croyait, toute l’Afrique aussi.

Hélas, ça n’aura pas été suffisant. Le deuxième but argentin, synonyme de qualification pour l’Albiceleste,  est intervenu à la 86e minute de jeu, suite à une erreur de marquage de la défense nigériane.

Une  fois de plus,  une équipe africaine est victime du syndrome de dernières minutes. Toutes les cinq sélections du continent ont en effet encaissé au moins un but aux ultimes instants des rencontres, que ce soit dans le temps réglementaire ou les arrêts de jeu.

En tout cas, cette défaite prouve à souhait que le Nigeria est la victime africaine préférée des Argentins. En maintenant cinq confrontations en coupe du monde (1994, 2002, 2010, 2014 et 2018), le pays de Diego Maradona, lequel ne boudait pas hier son plaisir dans les tribunes du stade Krestoviski de Saint-Pétersbourg, s’est toujours imposé. Cinq face-à-face pour autant de défaites en phase finale de coupe du monde, les Super Eagles n’arrivent pas à vaincre leur signe indien, pour ne pas dire argentin.

On pourra toujours ergoter sur quelques faits de jeu, des erreurs d’appréciation de l’arbitre turc de la rencontre, Cüneyt Cakir, mais il faut accepter sportivement cette défaite, même si elle fait mal. Comme lot de consolation, on pourra aussi dire que c’est la victoire de l’expérience contre la jeunesse. Messi, Machereno, Higuain, Di Maria et autres affichent une moyenne d’âge de 30 ans quand le Nigeria a tout simplement l’équipe la plus jeune du Mondial 2018 avec une moyenne de 26 ans.

Le Nigeria out, tous les espoirs du continent africain reposent désormais sur le Sénégal qui, lui aussi, joue une partie décisive demain contre la Colombie.

En vérité, les Lions de la Téranga se sont compliqué la tâche en concédant un match nul face au Japon lors de la deuxième journée. Au regard du jeu produit par les Cafétéros, Sadio Mané et ses camarades auront fort à faire s’ils veulent franchir le palier du premier tour.

On croise en tout cas les doigts et prie tous les marabouts du Sénégal et d’Afrique pour que le Berceau de l’humanité ait au moins un représentant en 8es de finale. Mais la lucidité commande de dire que ce ne sera pas facile et en cas d’échec, ce serait le désastre  pour le football africain.

 

Hugues Richard Sama

 

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