Logo
Imprimer cette page

2e congrès ordinaire UPC : A la recherche d’une alternance crédible

Ils ont entretenu les professionnels des médias des grands axes du congrès ordinaire prochain Ils ont entretenu les professionnels des médias des grands axes du congrès ordinaire prochain

L’Union pour le progrès et le changement (UPC) organise les 20, 21 et 22 juillet prochains, dans la capitale burkinabè, son 2e congrès ordinaire sous le thème : « UPC : stratégies pour une victoire éclatante en 2020, synonyme de paix, d’unité nationale, de sécurité et de prospérité ». Afin de faire le point des préparatifs, le comité national d’organisation (CNO), piloté par le secrétaire général national,  le député Adama Sosso, a rencontré la presse le lundi 16 du mois courant au siège du parti à Ouagadougou.

 

Le CNO, qui est à pied d’œuvre depuis son installation le 9 mai dernier par le président du parti, Zéphirin Diabré, à quelques jours de la tenue de l’évènement, a jugé opportun d’échanger avec les journalistes sur le contenu et le déroulement du congrès. Des informations livrées par le président du comité d’organisation (PCO), Adama Sosso, on retient que le rendez-vous quadriennal aura officiellement lieu au palais des Sports de Ouaga 2000. Il regroupera environ 5000 participants qui viendront des 45 provinces du Burkina et d’une quinzaine de pays frères où les militants de l’UPC sont organisés en fédération. Cela permettra, selon l’Honorable Sosso, de discuter de sujets importants pour la conquête du pouvoir lors des élections à venir.

Le congrès, instance statutaire du parti, a dit le député Sosso, travaillera non seulement à renouveler la composition des organes dirigeants de la formation politique, mais aussi et surtout réfléchira à d’autres stratégies appropriées qui permettront à l’Union de parvenir sans encombre au sommet de l’Etat en 2020. Le peuple burkinabè, a-t-il soutenu, pourra alors vivre dans la paix, la cohésion sociale, la sécurité et la prospérité.

Au cours de la rencontre, des sous-thèmes seront abordés, afin d’outiller les « soldats du parti » en vue d’une victoire éclatante. Il s’agit essentiellement de : « L’organisation, la structuration et l’administration du parti » ; « Les stratégies de recrutement de relais locaux » ; « Les stratégies de développement des partenariats et des alliances » ; « Le financement du parti ».

 

Une rencontre statutaire et non de crise

 

Le deuxième congrès ordinaire de l’UPC, a ajouté le PCO, très important pour le parti du Lion, va se tenir dans un contexte sociopolitique difficile, du fait de la grogne sociale, de la désaffection criarde des populations pour la politique de mal gouvernance du régime de Roch Marc Christian Kaboré et de son MPP et, surtout, de la situation d’insécurité permanente. L’occasion sera donc donnée aux congressistes de réfléchir trois jours durant sur la réponse à apporter aux questions d’actualité ci-dessus évoquées.

L’UPC, souligne son SG, reste déterminée à donner au peuple burkinabè l’alternance crédible qu’il méritait suite aux multiples et importants sacrifices ayant abouti à l’insurrection populaire d’octobre 2014. A l’en croire, l’UPC demeure la seule alternative crédible pour une cohésion et une réconciliation nationales, d’où l’obligation qui incombe aux responsables de l’Union de revisiter leur stratégie en la matière et de l’adapter à la situation du moment.

Les dissidents, membres du groupe parlementaire UPC/RD qui se disent militants à part entière de l’UPC originelle jusqu’à preuve du contraire, lors d’une conférence de presse courant juin dernier, ont souhaité prendre part au 2e congrès de leur parti si une invitation officielle leur est adressée et surtout si toutes les garanties de sécurité sont réunies pour leur intégrité physique. Qu’en disent les responsables de la formation politique de Zéphirin Diabré ? Foi du député Adama Sosso, la crise qu’a connue l’UPC n’est déjà plus qu’un vieux souvenir. Le parti n’a pas de problème avec qui que ce soit. Selon lui, le départ de quelques têtes de l’Union, ce parti de convictions, ne saurait perturber son fonctionnement, encore moins jouer négativement sur la mobilisation en son sein. Et le PCO de préciser que la sécurité de tous les citoyens est assurée par des forces de sécurité et non par l’UPC. Il n’y a donc pas de particularisation possible. « Ceux qui s’estiment militants convaincus du parti n’ont pas à se faire de mauvais sang. Une chose est sûre, le parti du Lion est transparent à tout point de vue. Sa rencontre est statutaire et sa tenue n’est nullement liée à une quelconque crise », a-t-il conclu avec véhémence.   

 

 

D. Evariste Ouédraogo

Ajouter un Commentaire

Code de sécurité
Rafraîchir

© 2011-2014 - Observateur Paalga - Tous droits réservés I Conception: CVP Sarl.