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Sécurité dans les musées : Ouaga pour sauvegarder les bons réflexes

Sécurité dans les musées : Ouaga pour sauvegarder les bons réflexes

 

Ouagadougou a abrité les 16 et 17 juillet 2018 un atelier national de formation sur la  sécurité et la sûreté dans les musées. Initié par l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (ISESCO), en partenariat avec  le ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme, cet atelier a réuni plus d’une trentaine de professionnels du domaine muséal. 48 heures ont permis aux participants d’être outillés sur les mesures préventives et sécuritaires nécessaires à la protection des musées. Il s’est agi pour  eux de s’informer des risques et menaces sécuritaires auxquels sont confrontés les musées et de découvrir des outils pratiques de réaction aux sinistres.

 

 

 

 

Trafic de biens culturels, vols,  actes de vandalisme ou de terrorisme, catastrophes naturelles dues au  changement  climatique : ce  sont là des menaces, parmi tant d’autres, qui pèsent de plus en plus sur les musées. Ce faisant, la question de la sécurité et de la sûreté sur ces sites de conservation d’œuvres artistiques et du patrimoine culturel est plus que jamais une préoccupation importante pour nombre de pays  dont le Burkina. Des préoccupations qui nécessitent un renforcement des capacités des professionnels du domaine muséal. C’est l’objectif que vise le présent atelier tenu par le Centre régional de l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (ISESCO) au profit de la trentaine de participants venus des quatre coins du Burkina.

 

Articulé autour de deux volets, l’un théorique et l’autre pratique, cet atelier a consisté en une série de communications livrées par des experts du domaine ainsi qu’en des séances de pratique. Les communications ont  notamment porté sur la conduite à tenir face aux risques d’incendie, de vols, d’inondations etc., ainsi que sur les dispositifs sécuritaires nécessaires à la sécurisation des musées. Concernant les séances pratiques, elles ont surtout consisté en la prévention et en la gestion d’un incendie.

 

Pour le  chef du service de la division ISESCO à la commission de l’Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), Oumarou Guigma,  si un tel renforcement de capacité s’impose, c’est parce que « les institutions muséales occupent de plus en plus une place importante dans les sociétés et se posent progressivement comme un vecteur de développement socio-économique et culturel ». C’est dans cette vision, selon ce représentant de l’ISESCO à l’ouverture de l’atelier, que cette organisation, présente dans plusieurs pays ouest-africains, perçoit le développement de la profession et des institutions muséales. « Les missions essentielles des musées étant la sauvegarde, la protection et la valorisation des témoins matériels et immatériels des peuples, il importe que les professionnels soient informés et bien formés  afin de disposer des capacités idoines pour faire face aux différents risques que peuvent courir les collections stockées dans les réserves ou exposées au grand public », a indiqué pour sa part le directeur général du musée national.

 

De l’avis du secrétaire général du ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme, Jean-Paul Koudougou, qui a présidé la rencontre en lieu et place du chef du département, le présent atelier prépare à des actions préventives, les sites et équipements culturels étant devenus, dans le contexte international, des cibles privilégiées, notamment d’actes terroristes. « La mémorable destruction des mausolées de Tombouctou, au Mali, les attaques et vols opérés dans des musées en Irak, en Tunisie ou encore sur le site de Palmyre en Syrie sont autant de tristes exemples qui interpellent sur la nécessité de prendre à bras-le-corps la problématique », a indiqué l’autorité.

 

Cette formation, la deuxième du genre, organisée par ISESCO au profit des conservateurs du patrimoine culturel burkinabè, aura été bénéfique à plus d’un titre : « Nous avons beaucoup appris à travers cette formation : par exemple, lors des visites de sites l’on nous pose des questions auxquelles nous répondons sans nous imaginer, dans le feu de l’action, que les réponses  à certaines questions peuvent servir d’informations pour des attaques. Après la  formation nous savons désormais quels types d’informations partager et quels autres retenir », nous a dit un des participants, Seydou Sanon, guide animateur au musée de Gaoua. Au terme de la formation, les participants ont formulé des recommandations dont l’une d’elles est d’œuvrer à ce que ce cadre de renforcement de capacités se tienne de façon régulière au profit des professionnels.

 

Bernard Kaboré

(Stagiaire)  

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