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Les élucubrations de Toégui : Vivement 2020 !

Les élucubrations de Toégui : Vivement 2020 !

 

Aux élucus ! Aux élucus !

 

Je vous envie. Vous avez de la chance d’avoir un élucubreur comme moi. Moi Toégui, neveu de son oncle Tougolo, l’homme qui parle aux souris. Sans moi il y a longtemps que les portes de l’enfer de Laurent BADO se seraient ouvertes sur vous. Mais je suis là et je veille au grain. Tous les mardis, dès la dernière heure je monte la garde à l’élucudrome pour conjurer l’Evangile de Kilachiu. Je dois cependant vous dire, vous êtes têtu. Quand le ciel est tout bleu sans un seul nuage vous n’aimez pas. Le ciel sombre, avec de gros, de gros gros nuages noirs menaçants, voilàààa. C’est ce que vous aimez. Lorsque les portes de l’enfer sont entrebâillées et qu’un petit souffle de vent peut les ouvrir… vous aimez ça.

 

 

Vous devez donc être aux anges par ces temps-ci à cause de ce boucan soulevé par le vote du nouveau code électoral. Ces temps qui rappellent la période RECTO VERSO. La période MARCHE MEETING. La période héyi- héyi- héhiyi

 

Et moi, ce boucan, j’y comprends rien. Pourtant tout me parait simple à première vue. A l’hémicycle, je veux dire à l’Assemblée Nationale il y a eu un débat préliminaire sur un projet de loi. Et le projet de loi a été mis au vote. Et un camp l’a emporté. On fait comment ?

 

Dans un second temps, la partie qui n’a pas obtenu satisfaction fait un recours auprès du Conseil Constitutionnel. En attendant que l’institution suprême donne son avis, on fait comment ?

 

Dura élucubrations, sed élucubrations, Dura démocratie, sed démocratie

 

La répétition est pédagogique. C’est Simon COMPAORE qui l’a dit. Je pense comme lui, la répétition est pédagogique. Je vais donc me répéter : le vote des Burkinabè de l’étranger, c’est compliqué, c’est même très compliqué si on tient à le faire dans les règles de l’art. Si on ne veut pas en faire une parodie de vote.

 

D’abord, ce vote, s’il doit avoir lieu c’est dans les pays ciblés selon les mêmes conditions de choix le seul critère étant le nombre de ressortissants Burkinabè y résidant. Si on procède au vote en Côte d’Ivoire il faut procéder au vote au Soudan. Si on procède au vote au Soudan il faut procéder au vote au Ghana.

 

J’ai entendu dire que la Côte d’Ivoire a gratifié le Mali de 300 bureaux de votre supplémentaires pour renforcer les locaux de l’Ambassade et des Consulats. C’est bien. Si le Mali a bénéficié de cette faveur, il n’y a pas le moindre doute, TAC oblige, la Côte d’Ivoire ne nous refusera pas la même faveur. Mais voilà, si on offre des bureaux de vote supplémentaires aux électeurs de Côte d’Ivoire, il faudra offrir des bureaux de vote supplémentaires aux électeurs des Etats- Unis et Monsieur Trump avec sa grande gueule ne pourra rien y faire. Ce ne sont pas les bureaux de vote qui manquent sur la 5ème Avenue à New York. Et si Trump, Monsieur Twitter le fait, ce n’est pas la Reine d’Angleterre qui ne nous offrira pas des bureaux à Trafalgar Square. Oui, bureaux de vote cadeau pour tous et partout ou pas bureau de vote cadeau nulle part.

 

J’ai entendu dire que pour avoir le maximum de votants, on allait envoyer des magistrats dans les pays d’accueil avec pour mission d’établir des CNIB pour nos compatriotes. Ces magistrats vont rester en mission durant combien de temps ? Question idiote s’il en est. Ces magistrats resteront à l’extérieur jusqu’à la veille des élections, c’est l’évidence même.  Et puis, équité pour équité, égalité pour égalité, comme pour les bureaux de vote hors Consulat et hors Ambassade, si on envoie en mission des magistrats à Abidjan et à Bamako, il faudra envoyer des magistrats à Istanbul et à Kyoto. Equité ou pas équité. Si pas équité, pas de vote nulle part.

 

Comme c’est dommage que ma page 6 soit si courte. Vous avez lu le gars Moumouni POGRAWA ? Monafion ! Il n’y va pas quatre chemins. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’il ne manque pas de culot. C’est qui ce type ? « C’est le moment »……..C’est le moment de faire quoi ? Faire quoi et pour qui ? Dommage…. J’ai une dette à régler au Ministre Jacob Olivier et ça ne peut pas attendre mardi prochain.

 

Moumouni Pograwoua…..Dites donc ! Vous l’avez bien lu ? Nos parents de la Diaspora vont créer un parti. Et présenter un candidat à l’élection de 2020. Monafion !

 

Le nombre d’appels téléphoniques que j’ai reçus mardi dernier, je ne vous dis pas. Avant 10 heures 30 j’étais à 13 coups de fil. Avec la seule et même question :

 

Où as-tu vu que le Ministre de l’Agriculture se nomme Jacob Olivier Ouédraogo ? Çà ne te va pas la tête ? Il se nomme Jacob OUEDRAOGO. Jacob et rien d’autre. Je crois que je vais consulter un psy. A l’heure où je vous parle, je vous jure que ne sais pas pourquoi et comment j’ai commis cette bévue. Où suis-je donc allé chercher ce prénom OLIVIER !? Je ne connais personne du nom de Olivier encore moins de Jacob Olivier. Vraiment je ne sais pas ce qui m’a pris.

 

Je vous exprime mes regrets Monsieur le Ministre. Mais l’élucubration sert toujours à quelque chose. Je saisis donc l’occasion Monsieur le Ministre pour vous dire que depuis fort longtemps, je vous aime bien. J’aime votre look. J’aime vous voir à la télé tous les mercredis à 20 heures lorsque vous sortez du Conseil des Ministres. Dans votre Faso Dan Fani Pathé O., vous êtes tout beau. J’aime aussi vous voir dans votre complet Jean bleu dans les champs de maïs. Vous êtes un phénix, Monsieur le Ministre et j’ai de la peine à croire que vous êtes un Mochichi nourri au babenda comme les autres. On a dû certainement vous le dire, vous n’avez rien d’un Noufou OUEDRAOGO. Ni de n’importe quel autre noiraud du Plateau central. Ou pire, du Ganzourgou. Ou pire, du Zounwéogo. Ou pire, du Yatenga oriental. Encore une fois Monsieur le Ministre, toutes mes excuses. C’est ma faute…. C’est ma faute…. C’est ma très grande faute.

 

 

 

Nous avons appris la nouvelle avec le sieur Pograoua. Ainsi nos Diaspos vont créer un parti politique et ils se préparent à présenter un candidat en 2020. C’est la meilleure ! Mais qu’on s’entende bien, il n’est pas question que ce candidat soit quelqu’un d’autre que Albert Tocsin. Le Moumouni Pograouas, c’est bien mais ce n’est pas arrivé. Trop neuf. Trop nouveau. Il peut attendre. Albert Tocsin c’est lui notre candidat. C’est lui qui a commencé l’aventure, c’est lui qui doit finir l’aventure.

 

Albert Tocsin a dit l’autre jour qu’il connait un diaspo qui a pris l’avion pour venir voter dans son Mosstinga réel et repartir le même jour à Sassandra. Et même qu’il s’est fait élire Conseiller quelque chose. Hé Alberé, hé ! Hé Alberé hé !

 

D’accord je te le concéde. Mais dis-moi, ils sont combien à avoir réalisé cet exploit patriotique ? Prendre le train, venir au Faso juste pour voter et regagner sa plantation Je ne te demande pas de noms, juste le nombre.  Si tu m’en donnes 50 je viens dans votre parti, toi et Pograoua…Si tu m’en donnes, 30 je viens dans votre parti. Si tu m’en donnes 20 je viens dans votre parti. Si tu m’en donnes 10 je viens si tu m’en donnez 5 je viens.

 

Hé Alberé---- Hé Albéré…. Où en es-tu avec ton projet de République de Bonnets Rouges ? République de Bonnets Rouges… Tu te rends compte ! Et dire que tu as fini avec papier de Blanc ! Mochichi de Oxfond…. Mochichi de Harvard…. Mochichi de Joseph KI ZERBO… tout est Mochichi. Mochichi quand tu nous tiens !

 

Dis à Pograoua que mon nom c’est Toégui.

 

Charles Guibo

 

Dernière modification lemercredi, 15 août 2018 19:09

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