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Caisses populaires : Qui a bloqué les comptes de Rama la slameuse ?

Caisses populaires : Qui a bloqué les comptes de Rama la slameuse ?

 

Depuis quelque temps, l’artiste musicienne Rama la slameuse, de son vrai nom Ramata Diallo, traverse des moments difficiles. Elle ne manque pas une occasion pour le faire savoir, surtout sur les réseaux sociaux. De l’arrestation de son staff au refus de payer un chèque qu’elle a émis, ce jour 13 août 2018 elle a fait face au blocage de ses comptes dans une institution financière du Burkina.

 

 

Décidément, ce n’est pas pour demain, la fin des déboires de Rama la Slameuse ! En effet, elle et son staff  broient du noir depuis quelques mois pour des raisons qu’elle-même dit ignorer. Ebranlée par l’arrestation de son équipe artistique et le refus de payer son chèque en juin dernier, elle continue de se poser des questions sans y obtenir de réponses. Hier lundi 13 août 2018, elle s’est rendue à la caisse populaire de Kamsonghin pour faire un retrait de 200 000 FCFA et c’est avec stupéfaction qu’elle apprend que ses comptes sont bloqués. Après moult tractations, les responsables de Kamsonghin lui ont demandé de se rendre à la faîtière des caisses populaires du Burkina, sise à Ouaga 2000, pour plus de détails. C’est face au refus de ces derniers de lui donner les vraies raisons du blocage de ses comptes qu’elle a invité les journalistes à venir à la faîtière des caisses populaires du Burkina, sise à Ouaga 2000, afin qu’ils soient témoins de cette situation.

 

C’est pour comprendre cet état de fait qu’elle s’est adressée aux responsables de la caisse de Ouaga 2000 ; mais elle n’aura pas gain de cause. Après des pourparlers avec le  responsable du service commercial de la faîtière des caisses populaires du Burkina, Fabrice Baki au premier étage, Rama la slameuse s’est adressée à la presse en ces termes : « Ils disent que les comptes sont enfin débloqués et que l’ordre, selon le responsable du service commercial, pourrait venir du Sénégal ou de la Côte d’Ivoire ou même de la BCEAO ».

 

Après ses mots, l’artiste s’est engouffrée, en compagnie du responsable du service commercial, dans une voiture de marque Toyota en direction de Kamsonghin. A peine étaient-ils partis que la direction de Ouaga 2000, a intimé l’ordre aux journalistes de quitter les lieux. C’est finalement 45 minutes après notre départ sous une pluie battante que son staff nous a informés que l’entretien aura lieu à son domicile. Là, le regard hagard et l’air bouleversé, elle a raconté ses déboires. « Cela fait la troisième fois que je suis victime de tels désagréments. En juin passé, la police des mœurs et des stupéfiants a débarqué à mon domicile sans mandat puis a embarqué mon staff, qu’elle a gardé dans ses locaux pendant 48 heures », s’est-elle indignée. La seconde fois, ajoute-elle, « j’ai remis un chèque de 500 000 FCFA aux jurés du casting de mon clip et la caisse populaire a refusé de le payer, arguant que mon compte avait été bloqué. C’est quand j’ai décidé d’informer une fois de plus la presse que les responsables ont décanté la situation. Je ne me reproche rien parce que je suis claire, je n’ai pas de relation avec d’homme politique au Burkina ».

 

A la question de savoir qui, selon elle, serait à l’origine de ses ennuis, notre interlocutrice répond : « Personnellement, je ne sais ni ne comprends ce qui se passe. Je ne sais pas ce que ces gens me veulent. » Mais l’artiste affirme être  persuadée que quelqu’un tire les ficelles.  C’est avec beaucoup d’espoir que la « fierté du Burkina » dit être convaincue que Dieu « qui est au contrôle », continuera d’agir dans sa vie.    

 

 

 

Jean Noël Gyengani (Stagiaire)

 

Sayouba Mamboné (Stagiaire)

 

 

 

 

 

 

 

ENCADRE

 

 

 

« Je n’ai aucun compte bancaire au Burkina, je n’ai que 68 millions à la caisse populaire »

 

L’Obs. : Comptez-vous intenter une action en justice ?

 

Rama la slameuse : Ce que je compte faire c’est de vider le reste de mes comptes au Burkina Faso pour replacer mon argent ailleurs, quelque part dans ce monde et aller me faire servir toutes les fins du mois et chaque fois que de besoin.

 

-Peut-on donc dire que Rama la slameuse n’a pas confiance en son pays ?

 

-Je n’ai pas confiance en mon pays, je suis déçue de mon pays. Je suis vraiment déçue de voir certaines personnes se donner corps et âme pour détruire les dignes fils et filles de ce pays. J’ai comme l’impression que nous, la jeunesse burkinabè, n’avons pas le droit de réussir dans ce pays sans qu’il y ait des enquêtes sur notre fortune. C’est le seul pays au monde où la jeunesse n’a pas le droit d’être plus riche que les dirigeants (…) c’est regrettable et honteux. Personnellement, si l’on me conseillait d’ouvrir une entreprise dans ce pays, je regrette mais je ne le ferais pas. Je préférais aller le faire dans un autre pays et en faire profiter aux populations de là-bas. J’ai fermé toutes mes boutiques en 2016, beaucoup me demandaient pourquoi ; voilà peut-être des raisons. Pourtant j’étais en train de me préparer à relancer encore mes boutiques mais là je me demande si le jeu en vaut vraiment la chandelle. Pourquoi ne pas aller voir ailleurs ? De peur qu’on ne vienne un jour les fermer sans raison. Je ne dis pas que je regrette d’être née burkinabè mais (…) franchement ce n’est pas facile. Je suis au bout de mes efforts. Personnellement je dis grand merci à la presse, elle est ma force ; elle est l’épaule sur laquelle je m’adosse quand plus rien ne va ; elle est mon repère.

 

-On vous sait très active sur les réseaux sociaux ; avez-vous déjà soupçonné  quelqu’un ou des personnes qui vous en veulent ?

 

-Les gens ne me connaissent pas mais pensent me connaître. Quelqu’un qu’on connaît ne peut pas réussir dans la vie. Si je réussis ma vie c’est parce que personne ne me connaît réellement, pas même ma chère mère. Cela fait plusieurs années que je suis sur les réseaux sociaux mais pourquoi c’est maintenant que les gens s’intéressent à moi, et de quelle façon ? C’est bien dommage

 

 

 

J.N.G.

S.M. 

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