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Elucus … A consommer sans modération

Elucus … A consommer sans modération

Ce mardi je vais faire honneur à mes  Mochichis, ces migrants de la diaspora Gambagalaise, en les saluant dans ma langue. Moi je suis Samo. La langue que je parle c’est le San. Ceux qui parlent le San sont les Sanné. Les Sanné habitent le Sanpiè. Les Sanné sont ici au Faso depuis toujours. A vos marques chers migrants !

 

Si je dis ‘’ n’KK? ‘’  Vous répondez ‘’ma KK ?’’. Si je dis ‘’n’KKK ?’’ Vous répondez ‘’ma KKK ! ’’ Si je dis ‘’n’KKKK ?’’ Vous répondez ‘’ma KKKK !’’.

En disant ‘’n’KK ?’’ j’ai simplement demandé si vous allez bien.

En répondant ‘’ ma KK ! ’’ Vous avez simplement dit que vous allez bien.

En demandant ‘’n’KKK ?’’ j’ai simplement demandé si vous allez très très très bien.

En répondant ‘’ ma KKK ! ‘’ Vous avez dit que vous allez très très très bien. Et ainsi de suite.

Simon Compaoré pourrait trouver que c’est un peu compliqué. Point du tout. Il suffit seulement de soigner son intonation. Moi je pose une question. Vous, vous répondez à une question. J’interroge, vous affirmez.  Mais vous ne devez pas du tout répondre en disant ‘’mon KK !’’ au lieu de ‘’ma KK !’’. Le KK n’a rien à voir avec le caca.

Je me demande à quoi ont pensé Roch Marc Christian Kaboré et son Haut Représentant Personnel Sy Chériff lorsqu’ils étaient là – haut sur la Grande Muraille de Chine. Les uns ont construit un ouvrage long de 5 000  kms pour assurer leur défense, les autres ont construit une case ronde servant d’entrer – coucher sans prendre le soin de se munir d’un ascenseur. Et lorsque j’apprends que la construction de cette énième Merveille du Monde a commencé au 3ème siècle avant Jésus – Christ, les bras m’en tombent. Au 3ème siècle ! Mais où étaient donc nos Mochichi au 3eme siècle avant Jésus – Christ ? Pas chez nous au Sanpiè en tout cas. Mais existaient – ils seulement au 3ème siècle les Mochichi? Au Gambaga ? En Egypte ? Ou chez Nabuchodonosor ?

A propos, nous nous sommes bien régalés de Mossiserie vendredi passé grâce à Passek Taalé. De la Mossiterie haut en couleurs. Le Palais de Manéga comme si on y était. Et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il y a Bonnet Rouge et Bonnet Rouge. J’en ai appris des choses dis -   donc !

Quoi ?! Au Palais de Manéga il y a 29 Ministres de la Cour ? Et combien sont – ils alors de Ministres de la Cour au Palais impérial de Wogdogo chez le Moro Naaba Baongo !? Il  a eu tous les honneurs le jeune Imam Rasta man de Orodara on peut le dire. Un accueil au rythme des coups de canon et des tambours.

Les tambours, je connais. Autrefois avant que Saaba ne soit ce qu’il est aujourd’hui, lorsque j’allais au marché du dimanche à la chasse aux pagb – naaba, les griots Mochichi venaient à moi tapant des tambours à mon honneur. C’est avec les griots de Saaba que j’ai découvert que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute.

Par contre j’ignorais totalement qu’il y avait des canons dans les palais royaux du Mosstinga. Voilà de quoi terroriser les terroristes. Des canons ? Des vrais ? Pas des ‘’adaptables’’ fabriqués par les Bamogo de Saaba ou les Bamogo de Tanghin Barrass ? Des canons avec des pièces  de recharge authentiques ? Feu !!!

J’allais oublier. A Manéga, il y aurait des Rues Manéga … Des Avenues Manéga … Non, il faut que j’aille voir de mes yeux. Mais Manéga c’est par où ?

Passek, tu as bien dit 29 Ministres de la Cour ? Pas un  de plus pas un de moins ? Heyi ! Heyi !

C’est la sémantique de nos cités ou le kapokier à fleurs rouges ?

Et puis Passek, qu’entends – tu par Ministre de la Cour ? C’est par opposition à Ministre de la République ?Oui je comprends.

Je suis allé une fois chez le Moro Naaba en compagnie d’un ami à moi. Cet ami était Directeur Général d’un grand Service de l’Etat. Il était également le Bonnet Rouge d’un célèbre  et historique Mosstinga. J’ai toujours en mémoire le spectacle qu’il m’avait donné à voir. Faut dire aussi que cet ami était un Directeur Général très craint. Dans son service, dès qu’il toussait, tout le monde tremblait.

Ce jour, lorsque nous arrivâmes au Palais, le Moro était sur son trône, sur la terrasse. A notre arrivée, lorsque nous fûmes à environ 5 mètres du monarque, mon ami se déchaussa, ôta son Bonnet Rouge, se jeta à terre et se mit à taper le sol du coude en récitant des versets.

J’ai déjà racontré cette histoire  il me semble. Ce jour – là, je m’en souviens je n’avais pas pu m’empêcher de rire. Le Moro Naaba a menacé de me faire fouetter. J’ai bien compris, le Poé Naaba qui ne se prive pas de malcauser au Premier Ministre Paul Kaba Thieba se livrerait au même cinéma face au Moro. Le Naaba Tigré itou. Mossiterie de Mossiterie …

Tiens, et si un Bonnet Rouge ministre de la Cour se retrouvait un jour Ministre de la République … Va t – il se livrer au poussi poussi devant le Moro ? Ce serait un crime de lèse – République. Je me souviens cependant de bien de Bonnet Rouge qui furent Ministre de la République. Voyons voir… qui donc ? Qui ? Eureka ! Il y en a même eu beaucoup plus que je ne croyais. Il y a eu le Manga Naaba, le Tonton de l’autre, le terroriseur des terroristes qui fut Ministre de la Défense Nationale. Il y a eu le Ouidi Naaba, qui fut Ministre de la Santé. Il y a eu le Naaba de kognoudou à l’Agriculture. Il y a eu le Gounghin Naaba. Tout ce monde a dû rendre au Moro Naaba le poussi poussi dû à son Bonnet.

Et Naaba Panantugri, alias Maitre Titinga Frédéric Pacéré ?

C’est moi qui vous dis, voir le Naaba de Manéga se vautrer par terre pour faire poussi poussi au Moro Naaba ce ne serait point du spectacle. Ce serait comme un train arrivé à l’heure.

Circulez, y a rien à voir.

Je vais boucler en vous racontant cette histoire qui m’est arrivée Mardi passé.  Une histoire authentique je vous le jure.

Vous vous souvenez ? Mardi passé notre Ministre Laurence Ilboudo / Marchal m’avait promis 1 million de francs à condition que je lui dise quel est le mot le plus long de la langue française. Un mot de 25 lettres commençant par A et se terminant par T. J’avais donné ma langue au chat. Voilà. Lisez bien.  Sur le coup de 10 heures je reçus un appel. C’est un Docteur qui m’avait appelé. Pas un Docteur de chez Yalgado mais un Docteur muni d’un Doctorat dont le dictionnaire dit que c’est le diplôme le plus élevé conféré par une Université : 

¾   C’est Toégui ?

¾  Oui c’est moi.

¾  Avec ton malin là. Tu ne connais rien et tu te mêles de tout.

¾  Comment cela ?

¾  Ta gueule ! Espèce de Bantaare.

¾  Oui, ma gueule et après ?

¾  Espèce de cancre. Ainsi donc tu ne sais pas quel est le mot le plus long de la langue Française ?

¾  Non je ne sais pas.

¾  Eh bien. Sache que c’est le mot ANTICONSTITUTIONNELLEMENT.

¾  C’est vrai ça ?

¾  Oui

¾  Merci Monsieur. Vous êtes fort. Comment avez – vous appris ça ?

¾   Dans une Grande Ecole. Et c’est ce qui reste quand on a tout oublié.

Charles Djibo

Commentaires   

0 #1 yé ! 11-09-2018 07:58
Toégui, tu recycles tout maintenant ! Même le titre de des abberations que tu baptises pompeusement "élucubrations" .
Ton docteur veut juste honorer son serment d'Hyppocrate, qui stipule qu'on doit assister le malade jusqu'à la fin. Sinon, moi je te dis que le plus long mot français est bel et bien: AVECTONBAKARYDE POULETMORT !
Je ne sais pas pourquoi le ministre te demandais ce mot. Mais je m'inquiète pour toi. Car deux cas se présentent ici :

- soit c'est le poulet qui est mort,

-soit c'est ton Bakary qui est mort.

Mais si le poulet est mort, c'est que son bakary aussi est mort. Donc dans tous les cas, tu balottes un bakary mort.

En conclusion donc, ce n'est Saaba qui a changé. Car il y a toujours beaucoup de pagbNaaba à Saaba...

PS. Tes onomatopées, elles se lisent comment : kiki ou queue-queue ?
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