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Expertise numérique : «J’ai travaillé avec Younoussa Sanfo, je sais de quoi il est capable » (Général Gilbert Diendéré)

L’expert Younoussa Sanfo, son travail a été rejeté par le général Diendéré L’expert Younoussa Sanfo, son travail a été rejeté par le général Diendéré

Au 5e jour de son interrogatoire, le général Gilbert Diendéré a été confronté à une série de transcriptions de messages et d’appels téléphoniques qu’il a échangés avec des tiers au temps fort du coup d’Etat manqué de septembre 2015. «Je ne sais pas de quoi il s’agit », «Je ne reconnais pas le travail de l’expert», a couramment répliqué «Golf» qui a été moins bavard sur cet aspect. Il faut dire qu’il avait déjà eu à remettre en cause les travaux de l’expert Younoussa Sanfo depuis l’étape du juge d’instruction. Interpellé sur la possibilité qu’il avait d’ordonner une contre-expertise s’il estimait que ce travail n’avait pas été fait dans les règles de l’art, la réaction du général a été sans ambages : «Même si on fait 10 000 contre-expertises, je ne reconnais pas ce travail». Raison avancée : « «J’ai travaillé avec Younoussa Sanfo, je sais de quoi il est capable », a lâché le général de brigade.

 

 

Le record de temps passé à la barre, qui était jusque-là détenu par le capitaine Abdoulaye Dao (5 jours), est en passe de tomber puisque l’audition du général de brigade Gilbert Diendéré n’est pas près de se conclure. Hier, lundi 3 décembre 2018 devant la chambre de première instance du tribunal militaire de Ouagadougou, «Golf » répondait toujours aux questions du parquet militaire. Dès la reprise de l’audience, le procureur militaire a voulu savoir si c’est bien l’accusé qui avait signé les communiqués du Conseil national pour la démocratie (CND). «Affirmatif, j’ai signé ces communiqués en tant que président du CND », a répondu l’accusé. «Est-ce que vous avez également signé les laissez-passer CND ?», a ajouté le parquetier. «Négatif », a signifié le cerveau présumé du coup putsch manqué qui rappellera que le chef de corps adjoint de l’ex-RSP, le commandant Abdoul Aziz Korogo, avait déclaré, lors de sa déposition à la barre, que les laissez-passer étaient réalisés à son niveau. Il a aussi déclaré que c’est à la barre qu’il a entendu parler d’un tampon, d’un cachet CND.

« Le 22 septembre 2015, vous avez reçu un message à 2h48 qui disait ceci : Bonsoir, demande de l’aide au Touareg », a lu le parquetier avant de demander au général s’il a une réaction. «Je ne sais pas de quoi il s’agit », s’est-il contenté de réagir. Un message de Sidi Maa à Diendéré, reçu à 2h15, «On a des gens ici à la frontière». La réplique de «Golf» est resté inchangée, permettant au ministère public de poursuivre avec la lecture des transcriptions de messages, le même Sidi Maa dit à l’officier supérieur : «Je suis avec Karim (ndlr : le colonel Abdoul Karim Traoré (AKT), on travaille, on ne dort pas, tenez bon ». «Je ne vois pas de quoi vous parlez », a indiqué le mis en cause. A la date du 23 septembre, c’est le colonel AKT qui disait à l’ex-chef d’état-major particulier de la présidence du Faso : «S’il vous plaît, trouvez-moi rapidement 15 millions de francs CFA ». «Je ne sais pas de quoi il s’agit. Est-ce que j’ai réagi à ces messages. Je pense que ce qui est important, c’est de dire ce que j’ai dit concernant ces messages ou appels téléphoniques. On m’a présenté le rapport de l’expert et j’ai dit que je ne reconnais pas ce travail, c’était depuis le jour où on m’a appelé dans le bureau du juge d’instruction à cet effet. Je ne le reconnais pas pour plusieurs raisons », a précisé le natif de Yako.

 

«Même si on fait 10 000 contre-expertises, je ne reconnaîtrai pas ce travail »

 

Le sexagénaire a listé trois raisons qui l’ont conduit à adopter cette posture. Primo : «lorsqu’on récupère vos matériels (ordinateur, téléphone, etc.), on doit les ouvrir devant vous afin que vous puissiez savoir ce qu’ils contiennent mais cela n’a pas été fait en ce qui me concerne. C’est plusieurs jours après qu’on m’a montré des choses censées sortir de mes téléphones. Je connais l’expert très bien, nous avons travaillé ensemble, je sais de quoi il est capable ».

Secundo, le général a évoqué la polémique qu’il y a eue sur l’expert, notamment la manière dont il a été requis pour faire le travail et les problèmes qui ont été constatés concernant les différents messages. «Golf » a soutenu qu’il ne peut pas accepter les conclusions de ces travaux qui ont coûté 347 millions de francs CFA.

Tertio, «quand on regarde le travail demandé à l’expert par le juge d’instruction, nulle part, vous ne verrez que le juge lui a demandé de faire des écoutes téléphoniques ou une surveillance téléphonique, donc c’est une raison supplémentaire pour moi de ne pas reconnaître le travail ».

Après avoir énuméré les motifs de son refus d’accepter l’expertise de Younoussa Sanfo, le général s’est vu poser une autre question. « Est-ce que ce travail vous a été notifié et vous avez fait des observations ? », a voulu savoir le ministère public. «Madame la procureure, c’est ce que je suis en train de vous dire. J’ai dit qu’on m’a convoqué chez le juge d’instruction, j’ai dit sur place que je ne reconnais pas le travail de l’expert, je n’ai pas cherché à ce qu’on me donne 8 jours pour aller réfléchir », a martelé l’accusé.

«Mais, avez-vous demandé une contre-expertise ? », a renchéri le ministère public. «Pourquoi quelqu’un qui dit qu’il ne reconnaît pas un travail va s’emmerder à demander une contre-expertise ou à faire quoi que ce soit ? », a riposté le père de deux enfants.

La réaction du parquetier ne s’est pas fait non plus attendre : «Mon général, la procédure pénale a prévu toutes les situations. Si vous avez estimé que le travail de l’expert n’est pas bon, vous êtes en droit de demander une contre-expertise. Si cela n’a pas été fait, vous ne pouvez pas nous empêcher de vous l’opposer, ça figure dans les pièces du dossier ».

Mais l’accusé est resté droit dans ses rangers : «Même si on fait 10 000 contre-expertises, ça va être la même chose. Même si on fait 10 000 contre-expertises, je vais dire que je ne reconnais pas », a-t-il tranché.

Et le procureur militaire de faire observer que «dans tous les cas, ce rapport d’expertise n’est pas une pièce qui est hors du dossier et que donc, il pourra être utilisé. Par ailleurs vous dites que l’expert n’a pas été habilité à faire des écoutes téléphoniques, il n’a pas procédé à des écoutes, il a travaillé sur la base des données extraites de téléphones, d’ordinateurs, de clés USB. Il n’a pas fait d’écoutes téléphoniques comme vous le dites. Donc, ce travail est différent des transcriptions des écoutes téléphoniques faites par la gendarmerie».

Le parquet militaire a ajouté que les 15 millions de francs CFA demandés par le colonel AKT étaient destinés à faire venir des Touareg qui étaient stationnés à la frontière.

 

« Le terme ‘’chef de troupes au RSP’’, ça ne veut rien dire »

 

Passé les joutes verbales sur le travail de l’expert Younoussa Sanfo, le procureur militaire a fait cas d’un sms dont l’émetteur est ‘’RSP urgent’’. Ce sms qui se trouve dans la messagerie du colonel-major Boureima Kiéré a été transféré à «Golf», un message du 29 septembre 2015, appelant les éléments du RSP au combat et signé des chefs de troupes dudit régiment.

Invité à se prononcer sur ce message, le général aux deux étoiles dira que si le parquet était civil, il allait le comprendre. «Mais le parquet est militaire, même s’il y a des civils, les chefs de troupes du RSP, je ne sais pas ce que ça veut dire dans le jargon militaire, ça n’existe pas, ça ne veut rien dire. Du reste, c’est un message que tout le monde a reçu, on se posait même des questions sur son origine et on n’a jamais eu de réponse. D’ailleurs, ce n’est pas le 29, au moment où tout le monde était en train de partir, qu’on va envoyer un message pareil aux gens », a-t-il expliqué.

Dans la foulée, le parquet lira un message du général qu’il aurait envoyé au commandant Abdoul Aziz Korogo avant que celui-ci ne le transfère au capitaine Oussène Zoumbri : «Vouloir occuper la place de la Nation à 7h30, possible regroupement du Balai citoyen… Est-ce que vous vous reconnaissez au moins dans ce message mon général». «Véritablement, je vois que vous avez lu un message que quelqu’un a envoyé à un autre, ce qui m’étonne, c’est que si je l’avais envoyé, ce message serait parti de mon téléphone, ça peut être un transfert mais par qui, il n’apparaît pas chez moi en tous les cas », a fait remarquer «Golf».

Pour sa contre-attaque,  le parquetier a souligné qu’il a été dit à l’expert de faire ressortir tous les éléments qu’il estime nécessaire, raison pour laquelle il a sorti le texto des téléphones du commandant Korogo et du capitaine Zoumbri. L’accusé, lui, ne l’entend pas de cette oreille, «car c’est un message assez important pour que vous puissiez l’occulter de ma messagerie. Si ça a été extrait chez le chef de corps adjoint, pourquoi ça n’a pas été fait à mon niveau ? Je ne dis pas qu’il a menti, mais il y a un problème, c’est ce que je déplore et que je ne comprends pas».

La lecture des messages reprend de plus belle. Message reçu le 21 septembre 2015 à 23h05, ‘’A tout à l’heure, Me Paul Kéré avocat burkinabè’’. Message du 22 septembre reçu à 00h 41 mn 13 s, de Me Hermann Yaméogo : ‘’Courage, dignité, fermeté, le message est bon’’. Pour le ministère public, ces messages venaient comme un soutien à «Golf » en vue de le galvaniser. Un avis qu’il n’a pas partagé : «Le 22, j’ai fait une déclaration ou j’ai pris la décision de remettre le pouvoir, c’est certainement dans ce sens ».

Le 22 septembre à 16h, un sms de Pascal Zaïda : «Bonjour, soutien total et encouragement».

«Je viens de vous dire que j’ai fait une déclaration officielle pour remettre le pouvoir, c’était un soutien par rapport à cela, si c’était par rapport aux événements ça allait venir bien avant, le 16 septembre ou le 17 », s’est justifié l’accusé. Selon le parquet, un autre message de Pascal Zaïda, daté du 23 septembre, se veut plus précis : «Bonjour, je conduis les OSC anti-exclusion ce matin à l’hôtel ».

«Mon général, s’il vous encourageait à remettre le pouvoir, il ne peut pas le lendemain vous dire qu’il conduit des OSC anti-exclusion à l’hôtel Laïco », a lancé le ministère public avant de brandir un autre texto du journaliste Ali Compaoré, envoyé le 23 septembre : «Bonjour mon général, Dieu vous garde».

Réaction du général : «J’ai reçu beaucoup de messages, si quelqu’un a dit Dieu vous garde, je ne peux que répondre par amen. Les autorités de la Transition avaient repris le pouvoir, moi j’étais à la maison », a-t-il affirmé dans les murmures de l’assistance. Pascal Zaïda, lui a envoyé à nouveau un sms le 24 septembre : «Bonjour mon général, je vous réitère notre soutien».

Le parquet militaire évoluera pour donner lecture de transcriptions téléphoniques de conversations que le général a eues avec des interlocuteurs de la Côte d’Ivoire et du Togo. Pour le mis en cause, il avait reçu aussi des appels émanant d’Afrique du Nord, de l’Asie, des Amériques, mais il n’a jamais été questions d’entretenir des liens avec des intelligences extérieures pour attaquer le Burkina Faso.

Dans cette dynamique, un de ses conseils, Me Abdoul Latif Dabo, fera noter que «recevoir des messages et des appels de l’étranger ne constitue pas une infraction. La question qu’on doit se poser est la suivante : est-ce que ces messages ont dicté la conduite du général par la suite ? La réponse est non ! Recevoir un message n’est pas une infraction, c’est la conduite que l’on adopte qui pourrait l’être. On apprend ici, également, avec le parquet, qu’au temps fort du putsch, on ne pouvait pas employer les termes ‘’courage’’, ‘’soutien’’, ‘’que Dieu vous garde’’, des mots qui ne peuvent d’ailleurs pas être des éléments à charge ».

Son confrère Me Olivier Yelkouni, un autre avocat du général, lui, fera remarquer que l’instruction est uniquement à charge. Selon l’avocat, le parquet a tendance à soutenir la hiérarchie militaire, un parti pris qui se ressent dans le choix du ministère public à lire seulement les témoignages de cette hiérarchie et ceux des membres de la CRAD (Commission de réflexion et d’aide à la décision). «Le parquet en procédant ainsi a estimé que ce sont eux qui disent la vérité et pas mon client », a précisé Me Yelkouni, pour qui ces témoignages sont plutôt biaisés dans la mesure où cette même hiérarchie avait une dent contre le général ; lui qui n’a pas manqué de les mettre à l’index dans ses dépositions dans le cadre de cette affaire.

Selon l’avocat, «ce n’est pas normal de dire que les juges assesseurs sont au procès en tant que représentants de la hiérarchie militaire, alors que la même hiérarchie militaire a été accusée par le général Diendéré ». Il n’en fallait pas plus pour que Seidou Ouédraogo réagisse : «Les juges assesseurs militaires ne sont pas là pour représenter la hiérarchie militaire. Ils ont prêté serment conformément à la loi ».

L’audition du général de brigade se poursuit ce 4 décembre 2018, dans la salle des Banquets de Ouaga 2000, à partir de 9h.

 

San Evariste Barro

Aboubacar Dermé

J. Benjamine Kaboré

 

Encadré

Diendéré a sauvé un GSP qui voulait s’immoler

 

En répondant à une question de son avocat Me Abdoul Latif Dabo, le général Gilbert Diendéré a parlé d’une anecdote qui pourrait expliquer pourquoi c’est à lui qu’on faisait appel à chaque fois qu’il y avait une crise. Selon ses propos, ces appels l’invitant à contribuer à la recherche des solutions se faisaient même au-delà du RSP et des frontières du Burkina Faso. Mais, il est resté dans son Burkina natal pour évoquer un cas en rapport avec des Gardes de sécurité pénitentiaire (GSP). «J’ai parlé aussi avec des éléments GSP. J’ai une anecdote, il y a un des éléments qui tenait un bidon d’essence et un briquet pour s’immoler, j’ai réussi à le calmer. Ce jour, je me rendais au village, j’avais perdu ma mère, mais lorsque j’ai eu l’information, je suis revenu, je ne connaissais pas cette personne », a-t-il relaté tout en signifiant qu’il n’a donné ni le bidon d’essence à l’intéressé ni le briquet, pour dire qu’il ne met pas le feu avant d’aller jouer au pompier dans les situations de résolution de crise.

 

A.D.

 

Encadré

« Je ne suis pas un assoiffé de pouvoir»

 

Lorsque l’avocat togolais, Jean Yaovi Degli, a pris la parole, il est revenu sur le départ de Blaise Compaoré afin de montrer au tribunal que son client n’est pas un assoiffé de pouvoir, sinon le 31 octobre 2014 était une belle occasion pour lui. « Mon général, comment s’est passé le départ du président Compaoré, quel a été votre réaction ? », a-t-il demandé à celui qu’on appelait le bras droit de l’ancien chef de l’Etat.

Selon «Golf », le 30 octobre 2014, lorsqu’il a eu vent des manifestants qui étaient en train de venir à Kosyam, il les a interceptés sur l’avenue Pascal Zagré et a échangé avec quatre des leaders de la société civile qui exigeaient que le président Blaise Compaoré retire son projet de modification de l’article 37 ainsi que la mise en place du Sénat. Après les pourparlers, les manifestants ont tenu à rencontrer mordicus le président pour qu’il y renonce de vive voix. « On a donc amené trois d’entre eux à Koyam ». Selon le chevalier de la Légion d'honneur française (mai 2008), l’ancien président a renoncé à son projet devant ces leaders d’OSC. Mais le lendemain, les manifestants ont réclamé son départ pur et simple. « J’ai échangé avec lui et il m’a dit qu’il ne veut pas de bain de sang dans ce pays qu’il a gouverné pendant tant d’années. Il m’a dit qu’il va partir », a relaté Gilbert Diendéré.

Et Me Jean Yaovi Degli de chercher à comprendre pourquoi en ce moment il n’a pas profité pour prendre le pouvoir. A en croire le général, il y a eu trois personnes qui lui ont proposé de prendre le pouvoir. Ce sont Hervé Ouattara du CAR, un jeune officier et l’ancien Premier ministre Yacouba Issac Zida. « Et pourquoi vous ne l’avez pas fait ?» a relancé son avocat. « Pour trois raisons : Premièrement parce que je suis militaire. En plus si je voulais le pouvoir j’allais accepter il y a 20 ans de cela d’être dans le gouvernement. Deuxièmement, j’ai toujours dit que quelle que soit la difficulté, je respecterai toujours la Constitution. Troisièmement enfin, faire cela, c’est être lâche vis-à-vis du président Blaise Compaoré », a énuméré le général aux deux étoiles.

 

JBK

 

Encadré

Où sont passés les messages de la hiérarchie militaire?

 

Le général Gilbert Diendéré a communiqué durant les évènements avec la hiérarchie militaire mais ces SMS et appels ne figurent pas dans le rapport d’expertise de ses téléphones, selon Me Mathieu Somé. Où sont-ils donc passés ? Pour l’avocat, tout cela montre à quel point le rapport de l’expert n’est pas fiable et représentatif. Il a tenu à ce que son client revienne sur sa comparution devant le juge d’instruction. A cette requête, le Gal a soutenu que le juge lui a sorti une conversation qu’il aurait eue avec l’adjudant-chef Jean Florent Nion. « Je lui ai dit que je n’ai jamais eu une telle conversation avec l’adjudant-chef Nion, je lui ai demandé de sortir mon téléphone, qu’il verra dans mes SMS qu’effectivement je dis la vérité », a relaté le cerveau présumé du coup d’Etat manqué avant d’ajouter que le juge lui a notifié que son téléphone (l’un de ses cinq téléphones) a disparu ainsi que la puce. «J’ai donc demandé que l’on sorte celui de Nion pour qu’on regarde ensemble dans sa messagerie », a-t-il poursuivi. Et il est tombé des nues à l’issue de la réponse du juge  qui «m’a affirmé que les téléphones de Jean Florent Nion ont été remis à sa famille ». « Est-ce normal qu’en ce moment mes téléphones soient sous scellés alors que ceux de l’adjudant-chef Nion avaient été libérés ? », a interrogé l’accusé. Selon le mis en cause, lorsque plus tard, il a reçu ses téléphones, il a remarqué qu’aucun ne manquait. «Mon téléphone principal, celui avec lequel j’ai communiqué avec la hiérarchie militaire était bel et bien là ainsi que la puce», a-t-il déclaré. «Mais pourquoi donc dans le rapport, il y a aucune trace de vos communications avec cette hiérarchie entre le 16 et le 21 septembre 2015 ? », a martelé son avocat.

 

JBK

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