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Demande d’extradition de François Compaoré : Un si long suspense !

François Compaoré se situé ce jour par la justice française sur la demande d'extradition au Burkina Faso François Compaoré se situé ce jour par la justice française sur la demande d'extradition au Burkina Faso

- « Que va décider le juge français ? » Titre de notre éditorial du mercredi 28 mars 2018.

- « Aujourd’hui, c’est aujourd’hui ! » Exclamation qui barrait notre une du mercredi 13 juin 2018.

- « L’épilogue ? » Interrogation dans notre édition du mercredi 3 octobre 2018.

 

Depuis un peu plus d’un an que le dossier dure, on est passé par toutes les émotions et toutes les supputations sur le dossier d’extradition de François Compaoré de la France, où se joue son avenir judiciaire, au Burkina Faso où l’attend la justice de son pays.

Va-t-on enfin assister à la fin de ce suspense interminable et intenable pour toutes les parties, l’opinion publique comprise ?

En tout cas, c’est en principe aujourd’hui mercredi 5 décembre 2018 que la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris doit livrer son verdict.

En principe ! Tant sur ce dossier, on a assisté à moult renvois et rebondissements à tel point qu’on ne sait plus à quel juge se vouer.

Pour mémoire, ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire François Compaoré débute le 29 octobre 2017 à  l’aéroport Charles-de-Gaulle de Paris quand il a été cueilli à sa descente d’avion en exécution d’un mandat d’arrêt émis par la justice burkinabè dans le cadre de l’assassinat du journaliste Norbert Zongo le 13 décembre 1998.

Brièvement retenu sur la plateforme aéroportuaire, puis relâché, il comparaîtra pour la première fois le 13 décembre (ça ne s’invente pas) 2017 en audience préliminaire. Et comme il fallait s’y attendre, à la question de savoir s’il acceptait d’être extradé, le mis en cause a répondu non.

Au terme de différents reports et de demandes de compléments d’informations, le délibéré avait été fixé au 3 octobre dernier. Puis nouveau report, après que l’avocat général, dans ses réquisitions, s’est prononcé en faveur de l’extradition « du petit président », ainsi qu’on désignait le frère cadet de l’ancien chef de l’Etat burkinabè Blaise Compaoré.    

Aujourd’hui 5 décembre, nouveau rendez-vous avec la justice française pour connaître sa décision (finale).

Cette fois-ci, aucune raison ne devrait empêcher la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris de se prononcer définitivement dans la mesure où, sur sa demande, elle a obtenu, depuis,  de la justice burkinabè ce que cette dernière considère comme  éléments matériels et précis prouvant l’implication de François Compaoré.

L’attente n’a que trop duré. Une attente que chaque partie interprète à sa faveur.

Est-ce que les ayants droit du directeur de publication de « L’Indépendant » et « le pays réel »obtiendront un sacré cadeau d’anniversaire à une semaine du 20e anniversaire du massacre de Sapouy, ou est-ce le client de Me Olivier Sur qui va enfin se sortir des mailles du filet judiciaire ?

Difficile de présumer l’issue de ce feuilleton judiciaire dont les acteurs ne se limitent pas à ceux que l’on pourrait croire.

En effet, au regard des personnalités du mis en cause et surtout de son frère aîné, ainsi que des enjeux de cette extradition, nul doute que ce procès va également se jouer dans de nombreux palais, notamment à l’Elysée, à Kosyam et bien sûr à Cocody, Blaise et François étant devenus entre-temps des citoyens de Côte d’Ivoire.

Alain Saint Robespierre

Dernière modification lemercredi, 05 décembre 2018 21:26

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