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Foire internationale du livre de Ouagadougou : La plume, supplément d’arme contre le terrorisme

Foire internationale du livre de Ouagadougou : La plume, supplément d’arme contre le terrorisme

 

La foire internationale du livre de Ouagadougou (FILO) a ouvert officiellement   ses portes le jeudi 21 novembre 2019  au pavillon du soleil levant dans l’enceinte du SIAO  à Ouagadougou. Pour cette 15e édition,  qui se tient du 21 au 24 novembre, la paix et la sécurité sont au centre de la célébration du livre comme le démontre le thème de cette foire : «Littérature et promotion de la paix et de la sécurité». Cette cérémonie d’ouverture s’est effectuée en présence du Premier ministre et de la première romancière du Burkina, Monique Ilboudo.

 

 

La  foire, qui célèbre le livre de tous genres au Burkina, est de retour après quatre années d’interruption. En effet, la Foire internationale du livre de Ouagadougou (FILO) a pour sa 15e édition fondamentalement mis l’accent sur  la promotion de la paix et de la sécurité. Cela, à traves le thème retenu : « Littérature et promotion de la paix et de la sécurité ». Durant quatre jours, le livre sera célébré au cours  des expositions et ventes d’œuvres, des formations en  techniques d’écriture et d’animation, des panels et conférences, des rencontres littéraires, des dédicaces et  des Olympiades littéraires nationales qui sont du reste l’innovation majeure de la présente édition.  Pour le ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, Abdoul Karim Sango, le livre est à la fois un outil de diffusion de la  connaissance et du savoir mais aussi une arme contre la salissure sociale et toutes les formes d’injustice ; de ce fait, dit-il, le livre  rime avec vivre, sinon survivre ». Il n’y a aucun doute, selon lui, que « la plume est le symbole de l’espérance en tant que gardienne des idéaux et des valeurs de notre vivre-ensemble ». C’est fort de ce constat sur son importance qu’une loi au Burkina a été récemment adoptée sur le livre et la lecture  publique. Rappelant que «  les enfants qui lisent réussissent mieux leurs études et ont plus de chance de réussir leur vie professionnelle », le ministre de la Culture a exhorté la jeunesse à ne pas opposer le livre physique à celui numérique, mais à y  voir un rapport de complémentarité.

 

Comme le thème de cette édition de la FILO est orienté sur son domaine d’intervention, le ministre d’Etat, de la Défense nationale et des Anciens Combattants,  Moumina Chériff Sy, n’a pas manqué d’apporter sa contribution à cet évènement. Ainsi, dira-t-il, «l’arme qui crache le feu pour anéantir la vie n’est pas comparable à la plume qui exalte la vie». Quoi de mieux donc, en son sens, que la FILO pour l’éveil des consciences et l’exaltation de la patrie.  Cependant, si le livre est « un instrument de culture de la paix », Chériff Sy estime qu’il faut en plus  s’engager dans un programme d’éducation aux valeurs qui contribuent à forger un vivre-ensemble plus serein et plus cohérent.

 

Preuve de l’ampleur et de la portée de la fête du livre, la première romancière du Burkina s’est exprimée : pour elle, les productions des écrivains  doivent répondre aux attentes des lecteurs afin d’avoir le privilège d’orienter le débat social. Monique Ilboudo, écrivaine invitée d’honneur à l’édition 2019 de la FILO, est juriste de formation. Elle a écrit son premier roman, « Mal de Peau », en 1992.

 

Rendez-vous est pris pour le 24 novembre lors de la clôture de cette fête du livre à Ouagadougou pour connaître le lauréat du grand prix littéraire.

 

 

 

Roukiétou Soma

(Stagiaire)

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