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Lutte contre les violences faites aux femmes : L’éducation et la formation comme armes des féministes

Une photo de famille des participants pour immortaliser la rencontre Une photo de famille des participants pour immortaliser la rencontre

Du 22 au 26 novembre 2019, s’est tenu un atelier de planification régional avec les jeunes féministes de l’Afrique de l’Ouest francophone, en prélude à la campagne internationale « 16 jours d’activités contre la violence faite aux femmes ». Ce fut un cadre d’échanges et de partage dans le but de mener des actions innovantes en faveur de la promotion des droits des jeunes filles et des femmes. Il ressort qu’elles ont toujours besoin  d’être éduquées et formées. La clôture a eu lieu le mardi 26 novembre 2019 à Ouagadougou.

 

 

La violence à l’égard des femmes et des jeunes filles revêt différentes formes et n’est pas seulement physique. Persuadée que le développement de la femme passe forcément par sa capacité de résilience et à défendre ses intérêts, l’Initiative Pananetugri pour le bien-être de la femme (IPBF), en partenariat avec Plan international Burkina, a pris à bras-le-corps la promotion des droits des jeunes filles et des jeunes femmes. Pendant 5 jours de travaux, les participants se sont penchés sur comment « repenser les stratégies de promotion des droits des jeunes filles et des jeunes femmes en Afrique de l’Ouest francophone » afin de faire progresser les droits de ces dernières. Leur credo est d’œuvrer à la prise en compte du genre dans leurs pays respectifs (Bénin, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Togo et, bien entendu, Burkina Faso), afin d’aboutir à un développement inclusif.

A l’issue des travaux, les participants se disent satisfaits du renforcement de leurs capacités en ce qui concerne les violences faites aux femmes. Visiblement satisfaite, la présidente de l’IPBF, Ezoma Juliette Nathalie Bakyono, a martelé qu’ils vont prendre l’engagement de poursuivre les échanges afin de peaufiner les conclusions du présent atelier et mettre en œuvre leurs plans d’action aussi bien national que régional. Selon elle, les problèmes sont identiques dans presque tous les 9 pays et des conclusions de leur étude, il  ressort que les femmes ont besoin d’être éduquées et formées. « Elles veulent avoir un choix beaucoup plus large dans le domaine de la formation professionnelle, pouvoir s’engager dans ce qu’elles aimeraient faire, choisir à quel moment et avec qui elles pourront se marier », a soutenu Mme Bakyono. 

Quant au représentant de Plan international Burkina, Claude Kané, qui a accompagné l’organisation, il a déclaré qu’il y a « 100 millions » de raisons d’investir dans la jeune fille. Et d’indiquer que toutes les organisations qui ont pour missions de faire la promotion des droits de la jeune fille, d’assurer le bien- être de la jeune fille, surtout vulnérable, Plan international est engagé à les accompagner. Selon lui, leur stratégie est focalisée sur le combat pour les enfants. Ainsi, ils verront dans quelle mesure cheminer ensemble de sorte à pouvoir  réaliser le rêve de toutes les jeunes filles au niveau du Burkina Faso et dans d’autres pays où est implantée l’ONG Plan international.

Par ailleurs, M. Kané a exhorté les participants à ne pas hésiter à approcher le bureau de Plan international dans leurs pays respectifs parce que l’initiative de l’IPBF est noble et qu’elle est engagée à les soutenir.  

Rappelons que l’Initiative Pananetugri pour le bien-être de la femme (IPBF) est une organisation de droit burkinabè à vocation philanthropique, apolitique et non confessionnelle. En outre, c’est une organisation féministe de référence pour le développement du leadership. La présidente a rassuré les participants que leurs collègues sur place ne vont pas hésiter à les accompagner dans leur combat pour le  bien-être des femmes et des jeunes filles. L’IPBF est née d’une volonté de jeunes (filles et garçons) dynamiques désirant apporter leur contribution dans tous les domaines: juridique, socio-économique  et culturel.

 

Félicité Zongo

 

Encadré

 

Chacun des 9 pays s’est doté d’un plan d’action national innovant de travail :

 

-         Pour le Bénin et le Togo : une éducation sociale et financière pour l’autonomisation des jeunes filles et des jeunes femmes

-         Pour la Côte d’ivoire : plaidoyer pour l’intégration des programmes de formation et des programmes de financement

-         Pour le Mali : une mise en place de l’observatoire de veille sur le mariage d’enfants

-         Pour la Mauritanie : une mise en place de clubs mixtes de réflexion sur la santé sexuelle et reproductive

-         Pour le Niger : l’interprétation des textes religieux en défaveur des femmes

-      Pour le Sénégal et le Burkina Faso : une mise en place d’une plate-forme électronique de veille citoyenne pour renforcer les interventions en faveur des jeunes filles et des jeunes femmes.

 

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