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Extension de l’IUTS : « Inopportune et dangereuse », selon le CFOP

Le président du MCR, Carlos Toé (micro) : « La mort est devenue un fait banal, et on ne compte plus les deuils nationaux » Le président du MCR, Carlos Toé (micro) : « La mort est devenue un fait banal, et on ne compte plus les deuils nationaux »

L’extension de l’Impôt unique sur les traitements et salaires (IUTS) aux primes et indemnités des agents de la Fonction publique, mesure pour laquelle les syndicats sont vent debout, a été évoquée par l’opposition politique le 10 mars 2020 lors de son rendez-vous hebdomadaire avec les journalistes. Ce n’est pas une bonne affaire, estime le CFOP.

 

 

Pour feuilleter le menu du jour, particulièrement garni en sujets, le président du Mouvement pour le changement et la renaissance (MCR), Carlos Toé, et le vice-président du l’Union pour le progrès et le changement (UPC), Amadou Diemdioda Dicko. Le premier, chargé de la lecture de la déclaration liminaire, a débuté par le récent massacre à Barga dans le Yatenga où 43 personnes, selon le gouvernement, ont perdu la vie. L’opposition politique, « au regard de la gravité de ce drame et de la confusion qui l’entoure, exige une enquête indépendante, de même que la poursuite diligente des différents coupables ».

Autre point brûlant de l’heure : l’extension de l’IUTS aux primes et indemnités des travailleurs de la Fonction publique. Le CFOP félicite les syndicats pour la « réussite » de la marche du 7 mars dernier. Les opposants estiment que cette extension est inopportune alors que des niches fiscales restent inexplorées. « L’opposition politique n’est pas contre le civisme fiscal. Mais elle note que l’extension est vraiment inopportune et dangereuse », a encore asséné le président du MCR. Pour sortir de la crise, l’opposition demande au gouvernement de suspendre sa mesure et de reprendre langue avec Bassolma Bazié et sa troupe.

Sur le même registre des mouvements sociaux, l’opposition  a pris fait et cause pour le Syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la culture (SYNATIC), qui juge arbitraire l’affectation de plus de 350 travailleurs de la RTB et de Sidwaya. « Le MPP veut chasser les journalistes professionnels et neutres pour les remplacer par des griots acquis à sa cause », estime le CFOP, qui n’entend pas demeurer en marge de cette affaire. Il met en garde : « L’opposition politique prévient qu’elle suit la situation de très près et qu’elle ne permettra pas que les médias d’Etat, créés et entretenus par l’argent de tous les Burkinabè, soient transformés en agence de communication du MPP ».

Commentant des propos attribués au président du parti au pouvoir, Simon Compaoré, sur de possibles négociations avec les terroristes sous l’égide de l’ONU, le CFOP  estime que c’est un aveu d’échec et d’impuissance de ceux qui sont aux affaires. «  Le MPP ayant échoué à négocier avec les terroristes dans l’ombre, il veut désormais négocier au grand jour avec eux, en utilisant les Nations unies pour se protéger. » Notons cependant, comme l’a relevé un journaliste au cours de la conférence,  que la déclaration du président du MPP relayée sur les réseaux sociaux et reprise par le CFOP a été déformée et sortie de son contexte. C’est parlant précisément de la situation en Libye que Simon Compaoré a invité « l’Organisation des Nations unies à user de ses compétences et à peser de toute son influence politique afin d’amener toutes les parties en conflit à entamer sans délai un dialogue sérieux et sincère à même de mettre fin à cette situation chaotique et à instaurer la paix ».

 

Hugues Richard Sama

Dernière modification lemercredi, 11 mars 2020 19:18

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