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Marché des arts : Une matinée avec les acheteurs professionnels, les tourneurs et les artistes

Marché des arts : Une matinée avec les acheteurs professionnels, les tourneurs et les artistes

Une des innovations de la Semaine nationale de la Culture (SNC), édition 2014, est la présence de tourneurs, de programmateurs de spectacles et de promoteurs culturels venant de notre pays et de la France. Le lundi 24 mars dans le pavillon réservé au "marché des Arts" du palais de la Culture, les acteurs de ces métiers de la musique ont échangé directement avec les artistes, les assistants culturels, les encadreurs de troupes, les structures de production...Ce rendez-vous important, le premier du genre, a été facilité par Boureima Djiga, journaliste culturel chevronné.

Dominique Prevost, promoteur culturel de la structure "Only French", et Clément Hynaux, tourneur, qui a travaillé, entre autres, avec des artistes africains comme Fally Ipupa, étaient les deux Européens, voire Français, à la rencontre avec les professionnels burkinabé de l'édition, de la production, du management, de la distribution. Tout naturellement des structures comme Seydoni Production avec son directeur général Prosper Traoré, le "commandant" Papus de Merveilles Productions, Vision Parfaite de Walib Bara, Ouaga hip-hop d'Ali Diallo, Mamboné Distribution d'Oumar Mamboné, les Nuits atypiques de Koudougou (NAK) avec Alexandre étaient aussi présents. D'autres acteurs, concernés au premier plan, étaient aussi là : il s'agit des artistes, des responsables de troupes artistiques, des directeurs régionaux de la Culture et du Tourisme, des assistants culturels accompagnateurs de groupes musicaux ou de vedettes en compétition à la présente SNC.

D'emblée, Boureima Djiga, tout en saluant la qualité des participants, a indiqué que la création du marché des Arts vise  deux objectifs majeurs : faire connaître les œuvres artistiques à travers une exposition et établir un contact entre acheteurs professionnels et créateurs pour de futurs contrats d'affaires. La rencontre du lundi avait aussi pour objet de permettre à tout ce monde d'échanger sur les différents centres d'intérêt. Les débats ont été très riches surtout pour les artistes, qui ont pu avoir des informations intéressantes par la suite des interventions des spécialistes français et des représentants des NAK, de Seydoni, etc. La leçon à retenir est que nos artistes doivent à tout prix rompre avec l'amateurisme...

Cyr Payim Ouédraogo

Vu et entendu à Bobo

• Le réveil est un peu difficile pour les artistes et autres acteurs du  monde artistique participant à la 17e édition de la SNC à Bobo-Dioulasso. A la  Maison de la Culture, la plupart des activités prévues pour débuter à 10 heures ont accusé un retard dans leur démarrage. Cela est sans doute imputable au programme quotidien qui prend fin très tard dans la nuit et surtout aux nuits chaudes de Sya, auxquelles nombre de personnes n’entendent renoncer pour rien au monde.

• Pour la cuvée 2014 de la grande fête de la culture, la chaîne au cœur des grands événements, la TNB, a déployé les grands moyens. Pour la retransmission en direct, trois cars entièrement équipés ont été nécessaires. Un bataillon de techniciens et plusieurs journalistes ont été mobilisés pour permettre aux téléspectateurs burkinabè et ceux à travers la planète de vivre la manifestation grâce à la magie du satellite.

• Les organisateurs de la Semaine ont fait le maximum pour rapprocher les spectacles du public bobolais. Plusieurs espaces ont en effet été dégagés pour des animations culturelles. Selon qu’on est à l’est ou à l’ouest ; au nord ou au sud de la ville, on peut communier avec les scènes tous les soirs à partir de 22 heures. C’est au moins une dizaine de places qui ont été retenues à cette fin.

• La Semaine nationale de la culture, c’est sans conteste la foire qui se tient sur le site de manifestation. Difficile de s’y frayer un passage, tant le lieu est bondé de monde. Les bars et restaurants se disputent la vedette aux stands d’exposition de produits et objets en tout genre dont les clients négocient les prix à qui mieux mieux.

• Chapeau bas à Seydoni Production pour la sonorisation à la cérémonie d’ouverture. Autour de 60 000 Watts de puissance sonore ont été distillés. A l’espace off de Yéguéré, où la société est également présente, ce sont 25 à 30 000 Watts qui sont chaque soir diffusés. Le 2 mars dernier, Seydoni s’était déjà remarquablement illustré au sanctuaire marial de Yagma lors du pèlerinage national de la messe d’action de grâces du cardinal Philippe Ouédraogo. Cela lui avait d’ailleurs valu les félicitations du recteur des lieux. C’est donc le grand retour de la maison, que dirige de main de maître Prosper Traoré.

 Rassemblé par

Evariste Ouédraogo

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