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Fête de l’Armistice : Ouaga célèbre les poilus1

A l’image de la célébration officiée le 11 novembre 2018 à Paris, face à l’Arc de Triomphe, par le président Emmanuel Macron, l’ambassadeur de France au Burkina, Xavier Lapeyre de Cabanes, a fêté dans la soirée du même jour l’armistice de 1918, signé le 11 novembre 1918 à 5h 15, qui consacre la fin des combats de la Première Guerre mondiale (1914-1918). Lecture de témoignages de soldats de l’époque, dépôts de gerbes et décorations ont été au menu d’un fait historique dont la charge émotionnelle reste intacte, cent après.

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Rentrée politique 2018-2019 du CDP : Briefing du comité d’organisation à la presse

Le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) effectue sa rentrée politique le dimanche 18 du mois courant à Ouagadougou. En prélude à cet important rendez-vous de l’ancien parti au pouvoir, le comité d’organisation (C.O.) a rencontré la presse le lundi 12 novembre 2018 pour porter à sa connaissance les principaux axes de la rencontre.

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Procès Diane Rwigara à Kigali: Un réquisitoire qui en dit long sur un acharnement politique

 

Quinze ans pour «incitation à l'insurrection» et sept ans pour «contrefaçon de documents» ;

 

soit une peine cumulée de vingt-deux ans  requise hier mercredi 7 novembre 2018 par le procureur contre Diane Shima Rwigara. Quand on sait que c’est le maximum prévu par la loi, on mesure aisément  la détermination du ministère public à en découdre avec cette opposante à Paul Kagame.

 

Idem à l’égard de sa mère qui encourt la même peine pour « incitation à l’insurrection » et « incitation à des divisions ».

 

Ce n’est là, bien sûr, qu’un réquisitoire et non un verdict.

 

Si l’on était ici dans un véritable Etat de droit, on pouvait se remettre à l’ultime conviction du président du tribunal pour  le prononcé de la sentence, attendue le 6 décembre prochain.

 

Mais le procès de cette militante féministe, dont la candidature à la présidentielle d’août 2017 a été invalidée par la Commission électorale nationale, ainsi que celui de sa mère se déroulent au Rwanda. Et dans le pays de Paul Kagame, allez-y faire la différence entre un réquisitoire et un verdict. L’un ayant valeur de l’autre. Alea jacta est.

 

A moins que l’homme fort de Kigali, dispensateur de grâces et de disgrâces, pour ne pas dire détenteur du droit de vie ou de mort, dans un hypothétique sursaut de magnanimité,  ne lève le pouce, comme le faisaient, rarement,  les empereurs romains pour épargner la vie d’un gladiateur vaincu.

 

Mais rien n’indique que « Big Paul » est prêt à faire preuve de mansuétude envers  « l’insolente  Diane » qui a le toupet de vouloir candidater à la présidentielle. Elle qui déjà ne ménageait aucun mot pour dénoncer le régime policier rwandais.

 

On se souvient que soixante-douze heures après l’annonce de sa candidature, une photo dénudée de la jeune femme était divulguée sur la place publique.

 

Après ce sordide stratagème dont les barbouzes de Kigali ont le secret, ce fut au tour des juges d’entrer en action contre la fille de celui qui fut un temps donné le bras financier du Front patriotique rwandais (FPR), l’ex-rébellion, aujourd’hui parti au pouvoir.

 

En effet, sur les 600 signatures contenues dans le dossier de la candidate, la Commission électorale a estimé que certaines n’étaient pas authentiques. D’où le chef d’inculpation de « falsification de documents ».

 

Arrêtée par la police pour « atteinte à la sûreté de l’Etat », elle sera inculpée début octobre 2017 ainsi que sa mère pour « incitation à l’insurrection ».

 

Sa libération provisoire le 5 octobre dernier, après près d’un an de prison, s’avérera n’être qu’une simple opération de charme diplomatique à l’égard d’une communauté internationale déjà très accommodante avec la « Corée du Nord de l’Afrique orientale ».

 

C’est que cet élargissement sous caution est intervenu à quelques jours de la tenue du 17e Sommet de la Francophonie à Erevan qui a consacré la nomination du ministre rwandais des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, au poste de secrétaire générale de l’organisation après une vaste campagne de lobbying menée par Paul Kagame et Emmanuel Macron.

 

La libération, quelques semaines plus tôt,  de l’opposante Victoire Ingabire et du chanteur Kizito Mihigo procédait elle aussi de la même opération de charme diplomatique.

 

Tous ceux qui avaient accueilli ces deux événements comme autant de signes de décrispation politique en sont aujourd’hui pour leurs illusions.

 

Alain Saint Robespierre

 

  

 

 

 

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Opposition congolaise: De quoi accouchera le conclave de Bruxelles ?

Va-t-on vers une candidature unique de l’opposition à la prochaine présidentielle du 23 décembre 2018 en République démocratique du Congo ? C’est en tout cas le souhait de nombreux Congolais, parmi lesquels on espère bien, ses six leaders de l’opposition que sont  Jean-Pierre Bemba, Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe, Moïse Katumbi, Adolphe Muzito et Antipas Mbusa, qui se sont retrouvés hier mercredi à Bruxelles pour des conciliabules. Après plusieurs heures de concertation, ils ont en effet  émis les vœux suivants : «Les leaders de l’opposition ont convenu de s’accorder en vue de la désignation irréversible, dans les meilleurs délais, sur une vision partagée et un programme harmonisé, du candidat commun de l’opposition à une élection présidentielle crédible, dans le souci de maximiser les chances de la gagner et de répondre aux attentes de la population de vivre une véritable alternance».

Ils ont également exigé le retour des opposants politiques exilés, certainement un clin d’œil très amical à l’un d’entre eux, Moïse Katumbi, qui n’ose plus mettre les pieds en RDC avec cette menace d’être alpagué à sa descente d’avion. Cette fois-ci, la paix des braves semble signée et les cœurs à l’unisson, si on compare la mobilisation dans la capitale belge aux deux précédentes qui se sont tenues à Kinshasa. Lors de la première, Vital Kamerhe et Adolphe Muzito étaient aux abonnés absents. Lundi dernier, c’est Félix Tshisekedi qui a fait faux bond.  L’idée de la Belgique a été finalement la bonne et on peut oser cette antienne : la mobilisation a été au rendez-vous.  

Si l’escapade belge a pu faire bouger quelque peu les lignes, il n’en demeure pas moins que ce serait de l’angélisme que de conclure que l’union des cœurs est scellée. Jusque-là, l’on se demande si les opposants congolais pourront transcender leur ego et parvenir à un accord. Rien n’est moins sûr. Et pendant qu’on y est, quelle stratégie adopteront-ils ? Boycotter si leurs exigences ne sont pas prises en compte par le pouvoir en place ou aller vers une candidature unique ? Du reste, pour tout compliquer, la disqualification des uns, à l’image de Moïse Katumbi et de Jean Pierre Bemba, qui sont des poids lourds du landerneau politique dans la patrie de  Lumumba, fait les affaires des autres, il faut le dire.

A la sortie de la rencontre, ils n’ont pas voulu donner le nom de l’heureux élu, si candidat commun il y a. Pour des raisons de sécurité, entre autres, ont-ils avancé.  Et pourtant, il y a urgence : le 23 décembre est vite arrivé. Ils ont intérêt à avoir une vue commune au plus tôt pour pouvoir appliquer leur stratégie. Sans compter que le pouvoir ne dort pas. Il travaillera certainement à les diviser pour encore mieux régner et pour longtemps, d’autant plus que l’expérience a démontré que face aux échéances électorales, les candidats de l’opposition dorment souvent dans le même lit sans avoir les mêmes rêves.

 

Issa K. Barry

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Violations des droits de l’homme au Burundi: Nkurunziza sur la sellette

Les rapports des commissions d’enquête sur les droits de l’homme au Burundi se suivent et malheureusement se ressemblent : alarmants ;

Les réactions des autorités burundaises se suivent et se ressemblent également : méprisantes.

Une fois de plus la sonnette d’alarme a été tirée ce mercredi 5 septembre depuis Genève où une énième commission d’enquête des Nations unies dirigée par le Sénégalais Doudou Diène a livré les résultats des ses investigations, une année jour pour jour après la publication, le 4 septembre 2017 du rapport d’une autre commission onusienne présidée quant à elle, par l’Algérien Fatsah Ouguergouz sur le même sujet. Déjà en 2017 les enquêteurs onusiens pointaient du doigt la responsabilité des plus hautes autorités de l’Etat accusées de favoriser des violations parfois massives des droits de l’homme« dont certaines sont constitutives de crimes contre l’humanité ».

Un an après, rien n’a changé sous le ciel plombé de Bujumbura. « Ce climat attentatoire aux droits de l’homme continue à être favorisé par des appels récurrents à la haine et à la violence de la part d’autorités, dont le chef de l’État, et de membres du CNDD-FDD, (parti au pouvoir), ainsi que par une impunité générale »Exécutions sommaires, disparitions forcées, détentions arbitraires, tortures et autres traitements cruels. Cette fois-ci, Pierre Nkurunziza, « Guide suprême éternel » du CNDD/FDD se retrouve sur la sellette, accusé au même titre que ses sbires, de vouloir maintenir son peuple sous le joug d’un régime de terreur.

Mais comme il fallait s’y attendre, à Bujumbura où les experts de Nations-Unies ne sont plus du tout les bienvenus, le rapport de Doudou Diène a connu le même accueil que ceux de ses devanciers. En effet, le gouvernement burundais pour seule défense dénonce les agissements et les mensonges d’une commission téléguidée par les capitales occidentales. C’est la rengaine servie à tout bout de champ par les prédateurs des droits humains. Une manière de battre leur coulpe sur la poitrine des institutions internationales et de tous ceux qui veulent les empêcher de sévir en paix.

Pierre Nkurunziza revient donc sur la sellette, lui qui en 2015 a mis le feu aux poudres en décidant de briguer un troisième mandat en violation de la constitution. Depuis, le pays est en crise. Sa réélection en juillet de la même année a déclenché une crise qui a fait au moins 1 200 morts et déplacé plus de 400 000 Burundais. Ces violences avaient déjà poussé la Cour pénale internationale (CPI) à ouvrir une enquête. Mais voilà qu’à la surprise générale celui qui à l’époque du maquis se faisait appeler «le rassembleur » a annoncé qu’il ne sera pas candidat en 2020. Dès lors la question se pose de savoir si l’actuel président burundais sera inquiété par les juges de La Haye, une fois son immunité présidentielle perdue. Et si les faits révélés par les enquêteurs onusiens sont avérés, il faudra bien que tôt ou tard les auteurs et autres responsables répondent de leurs actes.

H. Marie Ouédraogo

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