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RDC : La SADC et les 3 voleurs de suffrages

Plus d’une semaine après la proclamation des résultats de l’élection présidentielle en RDC, alors que le verdict de la Cour constitutionnelle se fait toujours attendre sur les multiples recours dont elle est saisie, la Communauté économique de l’Afrique australe (SADC) et les pays de la région des Grands Lacs s’investissent afin d’éviter que la crise postélectorale dégénère en déflagration générale.

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Tour de cadrage retour, coupe CAF : L’offensive salitasienne face aux Benghaziens d’Al Nasr

Salitas FC du Burkina tentera encore d’écrire la meilleure page de son histoire afin d’intégrer la phase de poule de la coupe CAF. Mais pour cela, il affrontera, ce samedi 19 janvier 2019 à 16h au stade du 4-Août, en match retour pour le tour de cadrage, Al Nasr de Benghazi (Libye). Ayant concédé la défaite à l’aller 0-1, les Salitasiens doivent faire dans l’offensive sans oublier de fermer la boutique derrière. Supporters et joueurs sont confiants.

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Utilisation de fausses immatriculations : 73 véhicules mis en fourrière

Le phénomène des fausses immatriculations est une forme d’incivisme qui fait perdre de l’argent à l’Etat. Les douaniers ont décidé de mettre fin à cette pratique en ouvrant l’œil. Le jeudi 17 janvier 2019, le Bureau de dédouanement des véhicules automobiles (BVA) a organisé une conférence de presse pour présenter aux hommes de médias 73 véhicules saisis.

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Une Lettre pour Laye : Ça plane pour l’armée burkinabè

Cher Wambi,

 

L’année 2019 a commencé dans le sang, encore le sang et toujours le sang. Ça pète de partout au point que les Forces de défense et de sécurité (FDS) ne savent même plus à quel saint se vouer ou plutôt vers quel front se tourner. Parmi les difficultés qui assaillent nos soldats dans cette lutte contre le terrorisme, il y a, tu le sais, le problème des moyens logistiques dont nos hommes ont besoin pour être efficaces sur le terrain.

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Présidentielle 2020 : «Je pourrais être candidat et je peux frapper fort» (Mélégué Traoré)

Ambassadeur, ministre, président de l’Assemblée nationale, Mélégué Traoré a pu se hisser sur les hautes marches de la politique au Burkina Faso. L’homme de Kankalaba (ndlr : c’est le nom de son village), sans doute parce qu’il était dans sa traversée du désert sous Blaise Compaoré, a pu sortir indemne de l’insurrection populaire d’octobre 2014 alors que nombre de caciques du pouvoir ont eu leurs domiciles et biens saccagés par les insurgés.

 

Comme son parti, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), Mélégué est en pleine renaissance politique. Il a même repris les visites auprès des comités de base dans les villages de la région des Cascades, une démarche qu’il avait arrêtée depuis plus d’une décennie. Aujourd’hui, il est le coordonnateur du Haut Conseil du CDP, une commission chargée d’éclairer la direction du parti et de résoudre les crises, qui ne manquent pas au sein de l’ancienne majorité.

 

Le 14 janvier 2019, Mélégué Traoré nous a reçus au Centre parlementaire panafricain, sis au quartier Patte-d’oie de Ouagadougou, qu’il dirige. Dans le grand entretien qu’il nous a accordé, il nous parle des missions du Haut Conseil du CDP, du débat sur la désignation du candidat de ce parti à la présidentielle de 2020, du rôle de Blaise Compaoré au sein du parti, de la gestion de la crise de Yirgou par le pouvoir de Roch Marc Christian Kaboré, entre autres.

 

L’homme de Kankalaba, dont le nom figure comme un probable prétendant à la magistrature suprême, n’a rien nié à ce sujet et a déclaré : « Je pourrais être candidat  et frapper fort ».

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Marche de soutien aux FDS : 11 millions pour garnir le contenu de la gamelle

Le mouvement sportif burkinabè, c'est-à-dire les fédérations, les athlètes, les supporteurs, les policiers, les militaires, les étudiants, les élèves, ont marché hier après-midi pour témoigner leur solidarité aux FDS. Une escale à l’état-major général des armées a permis de remettre un chèque de 11 millions de F CFA.

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Laurent Gbagbo acquitté: Que va-t-il faire de sa liberté ?

Cette fois-ci, c’est sûr : ils sont vraiment libres. Après de longues années d’incarcération et de procès, Laurent Koudou Gbagbo et Charles Blé Goudé avaient été acquittés par la CPI le 15 janvier 2019, mais leur remise en liberté était suspendue à une ultime audience à la demande du parquet. Finalement, la chambre de 1re instance de la Cour a estimé que les prestigieux pensionnaires de la prison de Scheveningen devraient être libérés. Elle a donc rejeté la requête de maintien en détention formulée par le procureur, à charge pour la Cour de garantir le retour effectif  des deux accusés et de leurs avocats dès que leur présence serait requise à La Haye.

L’ex-président ivoirien et celui qui fut son ministre de la Jeunesse, poursuivis, rappelons-le, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis pendant le conflit postélectoral de 2010-2011, respirent de nouveau l’air de la liberté retrouvée. Reste maintenant à savoir ce que Gbabgo, qui aura bientôt 74 ans,fera de cette liberté, au moment où les cartes politiques sont en train d’être battues et rebattues sur les bords de la lagune Ebrié, où les alliés d’hier (ADO, Bédié et Soro) s’entre-déchirent, et où les ennemis d’hier (HKB, Soro et Simone Gbagbo) tentent des rapprochements.

A l’image du Congolais Jean Pierre Bemba, libéré lui aussi en juin 2018, et qui s’est jeté tout de suite à ses dépens dans le marigot politique congolais particulièrement trouble, l’enfant terrible de Mama et son ex-ministre de la rue publique vont-ils replonger tout de suite dans les eaux tout aussi troubles de la lagune Ebrié ? Ou vont-ils tenter de retisser le lien social et familial, forcément distendu du fait des longues années d’absence ? Des questions en suspens au moment où les partisans de Gbagbo, qui ont fêté toute la nuit du mardi à mercredi à Yopougon et dans d’autres quartiers d’Abidjan, voient déjà en lui le messie qui reviendrait redresser les torts supposés ou réels commis par les nouveaux maîtres du pays.

Mais ils devraient encore patienter, le temps qu’Ado donne son accord pour le retour au bercail de celui qui, dans un premier temps, devrait être accueilli en Belgique, où réside sa seconde épouse, Nady Bamba. Humainement parlant, on peut comprendre que Gbagbo, qui trinque seul pour des crimes commis par toutes les parties au conflit (Ado, Soro, Blaise, France), puisse être animé d’un désir bien compréhensible de revanche. Mais comme on aimerait voir tous ces éléphants de la faune politique ivoirienne réunis pour une cérémonie de pardon mutuel, gage d’une véritable réconciliation, quitte à ce que le combat politique reprenne à la loyale et de façon civilisée dans les urnes  en 2020 ! Seront-ils seulement capables de transcender leurs rancœurs, voire leur haine, pour faire table rase du passé  afin que plus jamais la Côte d’Ivoire ne connaisse ce qu’elle a connu en 2010-2011 et même bien avant ?

Issa K. Barry

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Présidentielle sénégalaise : Le Conseil constitutionnel déblaye le terrain pour Macky Sall

Ils ne seront donc que cinq prétendants le 24 février 2019 à la course à la magistrature suprême. Le président sortant, Macky Sall, aura en effet face à lui Idrissa Seck, El Hadj Issa Sall, Ousmane Sonko et Madicke Niang. Ainsi en a décidé le Conseil constitutionnel sénégalais, qui a validé leur dossier de candidature.

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Résultats provisoires: RDC Le cas malgache fera-t-il école ?

A Madagascar, la messe a été dite et bien dite. La Haute Cour constitutionnelle a confirmé mardi la victoire d’Andry Rajoelina sur son adversaire Marc Ravalomanana, qui en bon démocrate s’est incliné, reconnaissant la victoire de son adversaire et le félicitant. Hier du côté de Kinshasa, on était encore très loin du happy end d’Antananarivo et les Congolais attendaient toujours jusque tard dans la nuit les premiers résultats de leur présidentielle. Alors, à supposer qu’ils aient pu fermer l’œil, vont-ils se réveiller avec un nouveau président ? C’est en effet l’une des nuits les plus longues qu’ils viennent de passer. Initialement prévus le dimanche 6 janvier dernier, c’est finalement au milieu de la nuit d’hier à aujourd’hui que les résultats provisoires de la présidentielle devaient être proclamés. « Devaient » seulement parce que cette élection, c’est d’abord l’histoire de moult rendez-vous manqués. Tant et si bien qu’un nouveau faux bond n’aurait surpris personne, même si déjà dans l’après-midi de ce mercredi 9 janvier de nombreux indices laissaient entrevoir l’imminence de la cérémonie. La veille, l’institution avait entamé son ultime conclave. Des journalistes invités, pour ne pas dire convoqués, au siège de la CENI sous haute protection sécuritaire ; le car de retransmission en direct de la RTNC déployé…

Sauf prolongation ou  contretemps de dernière minute, le président Corneille Nangaa devrait mettre fin à la longue et angoissante attente de ses compatriotes.  Et en attendant que, d’un moment à l’autre, la fumée blanche s’échappe des locaux de la CENI, les trois principaux candidats revendiquaient chacun la victoire par K.-O. Alors qui d’Emmanuel  Ramazani Shadari (58 ans), dauphin désigné de Joseph Kabila, de Martin Fayulu (62 ans), porte-drapeau de la coalition Lamuka, ou de Félix Tshisekedi (55 ans), fils d’Etienne, aura la faveur des urnes, pour ne pas dire la préférence de la CENI ?

Difficile d’imaginer qu’à des lieues de la Grande Ile et de ses élections réussies, dans ce Congo des Kabila père et fils, cette affaire puisse échapper au camp présidentiel, qui ne peut pas avoir fait tout ce qu’il a fait pour ensuite perdre. Même si ces derniers jours certains propos émanant notamment de la Conférence épiscopale et de certaines chancelleries occidentales laissaient entendre que le jackpot aurait pu être remporté par l’un des prétendants de l’opposition ; si tel était le cas ce serait, à n’en pas douter, un séisme d’une grande magnitude sur l’échelle politique de la RDC.

Mais la grande question est surtout de savoir comment les perdants et leurs troupes respectives vont réagir, les opposants ne pouvant que se sentir floués d’une victoire qu’ils pensaient enfin dénicher dans la mémoire de la machine à voter.

Quoi qu’il en soit, ce scrutin a été entaché de tant de bizarreries que la légitimité du vainqueur ne pourra qu’être sujette à caution. Fraudes et irrégularités de toutes sortes, vote forcé, problèmes d’acheminement du matériel ; des régions entières exclues du processus et, pour couronner le tout, une publication de résultats faite avant que ne soient acheminées les données des quelque 170 centres de compilation disséminés à travers l’immense territoire congolais.

Au vu de tout cela, peut-on raisonnablement demander à des candidats et à leurs électeurs de respecter le verdict des urnes quand ce dernier a été proclamé à l’issue d’un grand bazar électoral tel que celui-là ? Et au vu de tout cela, comment la RDC pourrait-elle échapper à des lendemains électoraux qui s’annoncent tumultueux ?

H. Marie Ouédraogo

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RDC: Silence radio, braquage électoral en cours

Il ne leur suffisait pas de couper Internet en cette période de nouvel an, rendant impossible les échanges de vœux et compliquant un peu plus la transmission des résultats des élections générales du 30 décembre 2018 dans ce pays, grand comme 80 fois la Belgique, il fallait en plus qu’ils s’attaquent aux médias, notamment à Radio France internationale (RFI).

Après la coupure du signal de « La radio mondiale » sur presque toute l’étendue du territoire nationale, de Kinshasa à Mbandaka, en passant par Goma, Bukavu, Lumumbashi, Kisangani et Matadi, c’est l’accréditation de sa correspondante dans le pays, Florence Morice, qui lui a été retirée pour des raisons connues des seules autorités congolaises.

Le tour de vis médiatique, qui en réalité  a toujours été permanent sous l’ère Kabila, se fait donc de plus en plus étouffant trois jours après la tenue de ce scrutin capital pour l’avenir de la RDC et alors que les résultats provisoires sont annoncés pour le 6 janvier 2019.

En bâillonnant les médias, particulièrement RFI, très écoutée dans le plus grand pays francophone du monde avec ses 80 millions d’habitants, Joseph Kabila et ses hommes activent bêtement la bonne vieille méthode, jamais démodée, qui consiste à casser le thermomètre pour faire baisser la fièvre, quitte à se tromper de cible. Car quand bien même dans la profession, les organes de presses foncièrement partisans sont légions, il n’empêche que la plupart ne font que leur métier, qui consiste à informer l’opinion de la manière la plus objective ou, à tout le moins, équitable possible.

Et on a beau accuser à tort ou à raison la radio du 80, rue Camille Desmoulins, dont le ministère de tutelle, il est vrai, est le département des Affaires étrangères, d’être l’arme médiatique de la politique extérieure de l’Hexagone, particulièrement en Afrique, on peut la suspecter de tout, sauf de ne pas être équitable dans le traitement de l’information. N’a-t-elle pas donné la parole à tous les candidats à la présidentielle, à tous les courants politiques, à toutes les composantes de la société civile ainsi qu’à d’autres protagonistes comme les confessions religieuses ?

En vérité, ce qui se passe en ce moment entre en droite ligne de la politique de la « Kabilie », qui n’entend pas voir contrarier l’élection à la magistrature suprême de son poulain, Emmanuel Ramazani Shadary.

En coupant Internet (terreau de contestations), en réduisant au silence la quasi-totalité des émetteurs de RFI, et pour parfaire la tour d’ivoire en retirant son certificat de travail à sa correspondante, on veut sans doute empêcher les « fouille-merde » d’apporter davantage de preuves concrètes du holdup électoral qui est en train de se perpétrer sur les rives du fleuve Congo.  Tout se passe en effet comme si le pouvoir avait choisi de plonger la RDC dans un blackout  total, afin de braquer à l’abri des regards ces élections pour lesquelles les Congolais se sont rendus massivement aux urnes la veille de la Saint-Sylvestre.

Comme on le sait, après deux ans de retard et trois reports, le rendez-vous, dimanche passé, fut un véritable bazar électoral où même une vache n’aurait pas retrouvé son veau, même s’il meuglait. Plus les jours passent et plus remontent à la surface d’autres faits qui viennent porter un coup dur à la sincérité du scrutin : bulletins de vote abandonnés à Bukavu, à Walungu, votes forcés dans le Nord-Kivu et à l’Est en faveur du candidat du pouvoir, contradiction entre les résultats des données électroniques et ceux issus du comptage manuel, notamment à Kisangani,  interdiction faite aux observateurs indépendants d’assister aux dépouillements, pannes constatées des fameuses machines à voter. Et on en oublie certainement. Ajoutés aux 1,2 millions d’électeurs qui n’ont pas pu exercer leur droit de vote, on se demande si on peut parler réellement d’élection pour ce qui s’est passé le 30 décembre.

En vérité, on n’est pas étonné outre mesure puisque l’imbroglio électoral servi par la CENI et son président Corneille Nangaa est à l’image de la gouvernance d’ensemble du pays depuis 20 ans, si on s’en tient au règne des Kabila père et fils.

Au rythme où vont les choses, on ne voit pas comment le pays ne pourrait pas sombrer dans un cycle infernal de violences postélectorales car Emmanuel Ramazani Shadary sera déclaré vainqueur comme on l’imagine. Ils n’ont tout de même pas fait tout ça, toute cette débauche d’énergie, pour ne pas gagner ! Et bien sûr, l’opposition ne l’entendra pas de cette oreille.

 

Hugues Richard Sama

 

 

 

 

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