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Sarkogate : Ce coup d’accélérateur donné depuis les geôles libyennes

On le revoit encore au journal de 20 heures  de TFI le jeudi 22 mars dernier, au lendemain de sa garde à vue suivie de sa mise en examen.  Le débit inhabituellement lent mais le verbe haut, la main sur le cœur, Nicolas Sarkozy a nié en bloc les accusations de financements libyens de sa campagne de 2007.

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RHDP : Le coup de canif du PDCI à la formation d’un parti unifié

Pour  la création d’un parti unifié par le Rassemblement des houphouetistes pour la démocratie et la paix (RHDP), faites vos jeux, rien ne va plus : entre le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) d’Henri Konan Bédié et le Rassemblement des républicains (RDR) d’Alassane Dramane Ouattara, si le torchon ne brûle pas, il y a comme de l’eau dans le gaz de leur alliance.

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Série d’explosions de mines au Mali: Haie d’honneur sanglante pour le G5 Sahel

Il ne se passe pratiquement pas une semaine sans que résonnent des mines et autres engins explosifs dans la bande sahélo-saharienne. Une pratique qui semble être devenue le nouveau mode opératoire des narco djihadistes qui, depuis plus de cinq ans maintenant, foutent le bordel au Mali et dans les pays voisins. Une nouvelle technique de la terre brûlée à la sauce sahélienne qui tue et estropie sans discernement. Comme ce fut encore le cas le mardi 27 février, quand six militaires maliens de l'Echelon tactique Interarmes du Groupement tactique ont péri à environ 7 km à l’est de Dioura, dans la région de Mopti, après que leur véhicule  eut sauté sur une mine. Pas plus tard que la veille, ce sont quatre Casques bleus qui ont trouvé la mort dans des circonstances similaires.  Au rythme où vont les choses, les forces coalisées ne sauront plus où poser les pieds, au propre comme au figuré, dans ce centre du Mali où la violence, qui avait cours ces dernières années dans le septentrion malien, semble s’être déportée.

 Il y a une semaine de cela, soit le mercredi 21 février dernier, à Ménaka,  deux sous-officiers de la force Barkhane sont venus allonger la liste de ce plus en plus interminable martyrologe. Pour ne parler que des drames les plus récents, on se rappelle qu’un camion de voyageurs qui avait quitté Djibo avait été pulvérisé en territoire malien, tuant une vingtaine de passagers. A ce jour, quelque 2000 personnes, militaires comme civils, ont été ainsi victimes de ces engins explosifs improvisés, dont des centaines de morts. Au nombre de combattants tombés au champ de bataille, 22 militaires tricolores. Cette guerre qui était déjà asymétrique, avec des combattants invisibles, devient de plus en plus perverse, avec ces bombinettes enfouies dans le sol.

Faut-il voir dans ce regain d’explosions tous azimuts une sanglante haie d’honneur à la force commune du G5 Sahel qui est enfin parvenue, le 23 février dernier à Bruxelles, à réunir les millions d’euros nécessaires (le besoin est de 423 millions d’euros pour un fonctionnement d’une année) à sa mise en route ? Toujours est-il que ces mines qui sautent à n’en pas finir montrent à quel point il est urgent pour elle de se déployer véritablement et rapidement sur le terrain, pour briser les reins à ce monstre sanguinaire qui se repaît depuis de longues années maintenant du sang d’innocentes victimes. Mais vu sous un autre angle, ce nouveau péril que constituent les mines pourrait tout aussi être le signe manifeste d’une certaine panique dans les rangs des terroristes, où l’on se contente de bricoler des engins artisanaux pour faire le maximum de morts possible. Même si, on ne le martèlera jamais assez, la guerre contre le terrorisme ne sera jamais gagnée sur le plan seulement militaire. Il faut mener un autre combat tout aussi capital : celui du développement social et économique. Qu’on se le dise en effet, souvent, ce sont les inégalités qui font le lit des extrémismes de tous bords.

Issa K. Barry

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Procès putsch manqué : Sitôt lancé, sitôt calé

 

On se doutait bien que le procès tant attendu ne démarrerait pas sur les chapeaux de roues. Mais on était loin d’imaginer qu’à peine mis en route, le moteur calerait. C’est en effet un faux départ qui a eu lieu ce mardi 27 février dans la salle des Banquets de Ouaga 2000 où l’audience sitôt ouverte a été suspendue sine die par le président Seydou Ouédraogo qui, après avoir fait le constat d’une série d’obstacles aussi rédhibitoires les uns que les autres, n’a pu empêcher le retrait des avocats de la défense. Au nombre de leurs griefs :

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Mort de deux soldats français au Mali: Pourvu que l’écho de l’explosion atteigne Bruxelles

Ils sont au nombre de 22, les militaires français tombés au Mali depuis le lancement par François Hollande de l’opération Serval en mars 2012 pour stopper l’avancée des djihadistes qui menaçaient de faire tomber Bamako. Depuis plus de cinq ans qu’elle dure, l’intervention tricolore qui répond désormais au nom de Barkhane, malgré tout ce qu’on en dit, aura permis de circonscrire l’incendie et de « casser les reins », pour reprendre l’expression d’un général français, à la pieuvre qui, malgré tout ,aura pu essaimer dans les pays voisins.

Oui, mais à quel prix ! Car si l’on excepte les « Deby boys », ces farouches combattants tchadiens fauchés par grappes entières pendant la phase éruptive de la crise, la France est le pays qui aura payé le plus lourd tribut à cette guerre qui certes se mène loin de ses frontières mais, quoi qu’on en dise, la concerne aussi, tant la menace terroriste est devenue universelle.

Ce mercredi encore, deux soldats français ont perdu la vie lors d’une opération tandis qu’un troisième blessé a été transféré à Gao. Leur véhicule a sauté sur un engin explosif de fabrication artisanale alors qu’il circulait à l’ouest de Menaka, sur l’axe Anssongo-Menaka, pour une « mission de contrôle sur zone ».

Ce nouveau drame survient quelques semaines après qu’un camion qui transportait des commerçants partis de Djibo au Burkina a été pulvérisé par le même type d’engin quelque part vers Mopti, faisant une vingtaine de morts.

Il faut dire que depuis 2012, ces mines antipersonnel, antichars ou les fameux engins explosifs improvisés sont devenus un véritable fléau au Mali, où ils ont fait quelque 2000 victimes dont des centaines ont perdu la vie. A ce triste bilan s’ajoute ce que les militaires appellent dans leur jargon les restes d’explosifs de guerre qui, bien après leur utilisation, constituent un danger latent pour les populations civiles comme c’est le cas dans des pays comme l’Angola, l’Irak ou encore l’Afghanistan, dont le sol est souillé par ces armes sales qui par leur seule présence rendent des régions entières inexploitables.

Ces nouvelles pertes interviennent alors que la force commune au G5 Sahel, après le galop d’essai de « Hawbi », « vache noire », suivi en janvier 2018 de l’opération « Pagnali », « tonnerre », peine encore à trouver sa vitesse de croisière faute, pour l’essentiel, de moyens. C’est dire donc si tous les regards sont désormais tournés vers Bruxelles, où s’ouvre demain vendredi la table ronde des bailleurs de fonds. On croise les doigts pour que le budget de 450 millions d’euros indispensable à l’opérationnalisation de cette force, censée à terme remplacer Barkhane, soit enfin bouclé pour faire renaître l’espoir dans les zones où sévit la pieuvre terroriste.

 

 

H. Marie Ouédraogo

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Dialogue intertogolais : Après les préliminaires, place aux choses sérieuses

Ils devraient donc, à partir d’aujourd’hui, entrer dans le vif du sujet. Depuis le jeudi 15 février 2018, le pouvoir et l’opposition, avec la facilitation du Ghana et de la Guinée, sont en effet autour d’une même table pour trouver une issue pacifique à la crise qui secoue leur pays depuis maintenant six mois jour pour jour.

C’est en effet le 19 août 2017 que tout a commencé par la manifestation monstre de l’opposition (un million de personnes selon les organisateurs) qui réclamait dans les rues de Lomé, entre autres, le retour à la Constitution de 1992 et l’effectivité du vote de la diaspora.

Six mois se sont écoulés depuis sans que les différents protagonistes soient parvenus à discuter, si ce n’est par manifestations interposées.

C’est donc déjà quelque chose pour les représentants de chaque chapelle que de s’asseoir face à face pour se dire les « gwê », comme on le dirait à Abidjan.

Jeudi et vendredi, il ne s’agissait en réalité que de préliminaires pour discuter des conditions préalables posées par les adversaires du régime avant le débat de fond.

Le chef de file de l’opposition, Jean-Pierre Fabre, et ses troupes revendiquaient en effet l’élargissement des personnes détenues dans le cadre des manifestations qui ont affecté le Togo depuis août dernier ainsi que de celles embastillées suite aux incendies des marchés de Lomé et de Kara. Une condition sine qua non que le pouvoir a bien été obligé de remplir en libérant  des dizaines de manifestants parmi lesquels les imams de Bafilo et de Sokodé. Ce gage de bonne volonté, le pouvoir pourrait le brandir comme un argument de négociation le moment venu.

On se demande néanmoins s’il s’agira vraiment d’un dialogue ou si on assistera à un monologue dans la mesure où chacune des parties campe sur ses positions : pour l’opposition, le retour à la loi fondamentale de 1992, qui plafonne à deux le nombre de mandats présidentiels, a pour corollaire l’incapacité pour Faure Gnassingbé de se présenter en 2020. Le chef de l’Etat et ses partisans sont déterminés, quant à eux, à organiser un référendum qu’ils savent peut-être gagné d’avance sur ce fameux plombage des mandats présidentiels et sur le mode de scrutin, qui passera d’un coup K.-O. à deux tours.

En réalité, il ne devrait pas y avoir de bagarre puisqu’en fait, le pouvoir a accédé aux revendications matricielles de l’opposition, sauf qu’il y a des non-dits. Ses contempteurs soupçonnent celui qui a hérité du trône de papa en 2005 de vouloir profiter de ce réaménagement constitutionnel pour mettre son compteur à zéro, lui qui a déjà fait deux mandats. Là gît le problème.

On est donc bien curieux de savoir comment les facilitateurs ghanéens et guinéens pourraient rapprocher des points de vue, proches en apparence, mais que tout oppose en réalité.

Trouver un consensus sur un tel problème relève pratiquement de la quadrature du cercle.

Dans son bras de fer avec le régime, l’opposition peut compter sur la bénédiction de l’Eglise catholique. L’archevêque émérite de Lomé, Mgr Philippe Fanoko Kpodzro, a lui aussi appelé, au cours d’une sortie très remarquée le 14 février dernier, au retour à la Constitution originelle de 1992 et au départ de Faure en 2020. Un sermon qui, on l’espère, sera entendu par l’intéressé, qui veut pousser des racines sur le fauteuil présidentiel.

 

Hugues Richard Sama

 

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Cyril Ramaphosa, nouveau président sud-africain : Pas de chèque en blanc pour l’homme d’affaires

 

Exit Jacob Zuma, bienvenue à Cyril Ramaphosa. L’homme fort de l’Afrique du Sud ces 09 dernières années n’a pas voulu affronter la neuvième motion de défiance au Parlement pour mauvaise gouvernance. Il a rendu les armes, mercredi dans la nuit, sous les coups de boutoir de son parti qui s’apprêtait à faire voter sa destitution par l’Assemblée nationale.

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