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An 25 génocide rwandais : Puissions-nous tirer des leçons de ces 100 Affreuses !

Ce 6 avril 1994 de sinistre mémoire, qui a tiré deux missiles sur l’avion du président Juvénal Habyarimana qui transportait également son homologue burundais Cyprien Ntaryamira ? Les extrémistes hutus qui ne voulaient pas entendre parler du plan de partage du pouvoir avec la minorité tutsie qui avait été conclu à Arusha en Tanzanie et que le président ramenait de Dar-es-Salam dans ses bagages ? Les éléments du Front patriotique rwandais de Paul Kagame sur qui ont toujours pesé de lourds soupçons ?

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Imbabazi (Le Pardon) de Joël Karekezi : Comment revivre ensemble après le génocide

Le 7 avril 1994, débutait au Rwanda le génocide des Tutsi qui fera entre huit cent mille et un million de morts. C’est ainsi qu’au 20e siècle finissant, sous les yeux du monde, se perpétrait le génocide d’une communauté par une autre. 25 ans après, le Rwanda a réussi à se reconstruire et à retisser le tissu du vivre-ensemble entre victimes et bourreaux. Imbabazi, le premier long métrage de Joël Karekezi, sorti en 2011, s’intéresse à cette difficile équation de la vie après le génocide.

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Démission de Bouteflika: Ce qu’en pense Mohamed Doumi, le plus Burkinabè des Algériens

A n’en pas douter, c’est le plus Burkinabè des Algériens vivant dans notre pays. Expulsé de France vers le Burkina un jour d’août 1994 en même temps que d’autres islamistes présumés de Folembray, Mohamed Doumi a acquis depuis la nationalité burkinabè après avoir épousé une femme du pays.

Intégration plus que réussie donc pour celui qui est aujourd’hui connu comme le loup blanc.

Au lendemain de la démission du président Abdelaziz Bouteflika après six semaines de manifestations quasi quotidiennes, nous avons rencontré celui qui revendique son appartenance au Front de libération nationale.

Entre deux clients sereins dans son restaurant « La paix au Faso » qui jouxte le ministère de l’Environnement, il nous donne sa lecture des vicissitudes sociopolitiques de son pays.

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Rejet de l’impeachment en Algérie: Et pourtant il faut sortir de l'impasse !

« Non, non et encore non ! » Après la déclaration du général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, chef d’état-major et vice-ministre de la Défense, qui proposait la mise en branle de l’article 102 de la Constitution pour une sortie de crise, l’Algérie est toujours dans l’impasse. L’opposition, la société civile et surtout la rue ont rejeté l’option d’un impeachment à l’algérienne. Autrement dit, beaucoup sont peu favorables au fait que le Conseil constitutionnel se réunisse de plein droit pour vérifier l’incapacité du président à exercer sa fonction et qu’il propose au Parlement de déclarer l’état d’empêchement. L’article 102 aurait pourtant permis d’éviter au pays de sombrer dans l’anarchie que les fins de règne aussi calamiteuses entraînent souvent.

Mais il faut dire, à la décharge des contempteurs du régime, que le profil du porteur de cette proposition est loin d’être innocent. Quand bien même le général Gaïd Salah aurait changé son fusil d’épaule en prétendant que l’armée est aux côtés du peuple, on se demande par quel prodige le faucon qu’il a toujours été s’est subitement transformé en colombe…

N’est-ce pas lui qui, au début du mouvement du 22 février, tenait un discours martial, tirant des coups de semonce sur ceux qui, selon lui, voulaient instaurer le chaos et mettant en garde ses compatriotes contre les « appels douteux » qui poussent des Algériens « égarés » vers des « sentiers peu sûrs » ? A l’en croire, certains de ses compatriotes chercheraient à provoquer le retour aux « années de douleur » de la décennie 90. N’était-il pas le 11 mars dernier au palais d’El Mouradia en compagnie de l’ancien Premier ministre, Ahmed Ouyahia, du nouveau chef du gouvernement, Noureddine Bedoui (alors ministre de l’Intérieur), du tout aussi nouveau vice-Premier ministre Ramtane Lamamra, de Saïd Bouteflika (Monsieur frère) et de la plume du président, Benamor Zerhouni ? Là, ils ont tenu un conclave pour échafauder un plan de sauvetage du régime qui sera par la suite présenté au grabataire de la Zeralda rentré la veille d’une hospitalisation de 15 jours à Genève.

Qu’une telle personnalité, véritable pilier du régime et qui, à elle seule, symbolise le vieux monde que les manifestants du vendredi veulent balayer, devienne subitement un repenti, ça a quelque chose d’incongru. Pour autant, on aurait tort de déconsidérer sa proposition de sortie de crise, car sauf à vouloir un coup d’Etat en bonne et due forme, il faudra bien encadrer juridiquement cette transition qui se profile pour éviter de tomber dans un vide constitutionnel après la fin du mandat de Bouteflika dans un mois.

Après avoir déjà dit non, et à juste titre, aux différentes mesures proposées par le pouvoir (renonciation à un cinquième mandat, report des élections, transition, conférence nationale…) qui sonnaient comme autant de manœuvres dilatoires pour sauver ce qui pouvait encore l’être, les contempteurs du président sortant vont-ils s’obstiner et rejeter en bloc tout ce qui vient du camp adverse ? Or, sauf à vouloir s’installer durablement dans l’impasse, il faudra bien à un moment ou à un autre dire « oui ». Et le plus tôt serait le mieux.

 

H. Marie Ouédraogo

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Massacre au centre du Mali : L’impunité, l’autre insécurité

Au-delà de la mine d’enterrement, des propos de circonstance  pour réconforter les rescapés ainsi que des vivres et des médicaments apportés pour parer au plus urgent, Ibrahim Boubacar Keïta a-t-il enfin pris la mesure, toute la mesure, de ce mal  qui est en train de ronger insidieusement le tissu social malien depuis maintenant de nombreuses années ?

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Crise centrafricaine: Un plan de partage du pouvoir esquissé à Addis-Abeba

Il aura fallu un nouveau tour de table pour polir les inévitables aspérités. A peine 45 jours après la signature à Khartoum du énième accord de paix entre le gouvernement centrafricain et la quinzaine de groupes armés qui ont mis le pays sous coupe réglée, les différents protagonistes étaient une fois de plus en pourparlers. Cette fois au siège de l’Union africaine à Addis-Abeba. Une session de rattrapage entamée en début de semaine et rendue nécessaire par les multiples désaccords apparus sitôt le document paraphé à Khartoum et signé à Bangui. Des divergences qui n’ont guère surpris les observateurs de la scène politique centrafricaine, qui en ont vu bien d’autres, car avant Khartoum, il y avait eu sept accords du même genre, dont un sous l’égide de la communauté Sant’Egidio à Rome, pour autant d’échecs. Et si même la ville éternelle n’a pu accomplir le miracle tant espéré par les Centrafricains, on est en droit de se demander d’où peut encore venir le salut.

Il faut dire que pour ne rien arranger, les clauses contractuelles rédigées à Khartoum avaient été tenues secrètes, qu’il se soit agi du partage du pouvoir, du DDR, de l’amnistie ou de l’intégration des rebelles dans les rangs de l’armée régulière, on se demandait quelle serait la réaction des maquisards quand ces dispositions viendraient à être connues.

Des grincements de dents dont les échos se sont fait entendre jusqu’au siège de l’Union africaine. Et il aura fallu marcher sur des œufs pour essayer de rapprocher des positions souvent tranchées. Principale pomme de discorde cette fois, la nouvelle équipe gouvernementale qui ne serait pas suffisamment inclusive, de l’avis de 11 des 14 signataires de l’accord de Khartoum qui ont même réclamé la démission de Firmin Ngrebada, nommé fin février par le président Faustin Archange Touadéra.

Il aura donc fallu des trésors de diplomatie au commissaire paix et sécurité de l’Union africaine, Smaïl Chergui, pour renouer les fils du dialogue et faire renaître l’espoir.  Finalement, le nouveau Premier ministre sera parvenu à sauver sa tête après trois jours d’âpres négociations, à charge pour lui d’opérer un remaniement ministériel pour mieux coller aux desiderata des groupes armés.

Mais voilà qu’au-delà des raisons avouées, on a le sentiment qu’il s’est agi en fait d’un vulgaire partage du gâteau, pour ne pas dire du butin. Les nombreux seigneurs de guerre qui se payaient sur la bête et s’étaient accoutumés à cette guerre de rapine voulant s’assurer des subsides royaux une fois les armes déposées. Et le drame, c’est que ces arrangements d’appareil n’engagent souvent que les chefs et si les troufions se sentent toujours exclus, aucun remaniement, fût-il inclusif, ne pourra véritablement sortir le pays de l’ornière. C’est couru d’avance.

H. Marie Ouédraogo

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Algérie : De la nécessité de terminer la manœuvre

 

 «Je comprends tout particulièrement le message porté par les jeunes en termes, à la fois, d'angoisse et d'ambition pour leur avenir propre et pour celui du pays.» Bouteflika a donc enfin compris la colère de ses concitoyens. Acceptons-en l’augure. On ne connaît que trop le célèbre « Je vous ai compris » (1) du général Charles de Gaulle adressé le 4 juin 1958 au peuple insurgé d’Algérie.

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Renonciation Bouteflika : La seconde révolution algérienne

«La solution la plus sage pour sortir de l’impasse serait que la présidentielle du 18 avril soit reportée pour permettre au FLN, qui n’était certainement pas préparé à une telle levée de boucliers, de se trouver un candidat autre que l’indésirable Boutef mais aussi à l’opposition de revenir dans le jeu démocratique… »

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