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Regard sur l'actualité

Regard sur l'actualité (176)

Elections municipales en Guinée Conakry : Revue générale des troupes avant la présidentielle de 2020

Suspense total en Guinée quant aux résultats des élections municipales qui se sont déroulées ce dimanche 04 février. En l’absence de statistiques officielles, les observations sur l’affluence des électeurs aux bureaux de vote donnent à  penser que les Guinéens se sont moyennement déplacés aux urnes. En tout cas la bonne tenue du scrutin est un bon point pour la démocratie en construction. Au demeurant, pouvait-il en être autrement quand on sait que les dernières municipales ont eu lieu il y a de cela 13 ans et surtout que tous les ténors de la scène politique ont jeté leurs poids dans la campagne ? La raison de cela : Le président  Alpha Condé et son parti, le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), Cellou Dalein Diallo de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) ou Sidya Touré de l’Union des forces  républicaines(UFR), pour ne citer que les leaders des partis les plus en vue, savent que le contrôle des exécutifs locaux  est un atout pour aller à la conquête du pouvoir  d’Etat.

Voilà, entre autres, ce qui explique pourquoi l’opposition était vent debout contre la lenteur du gouvernement à organiser ces élections, refusant de se satisfaire des délégations spéciales instaurées  par le fait du prince à la direction des municipalités. Il ne faut pas être un expert en science po pour savoir que le pouvoir d’Alpha Condé traînait les pieds à organiser  ces élections municipales pour  éviter que la mainmise du Parti de l’unité du peuple (PUP), l’ancien parti au pouvoir, sur les exécutifs locaux se poursuive. On se rappelle, en effet, qu’aux municipales de 2005, dans les conditions d’une démocratie balbutiante, le PUP avait raflé 80% des sièges des conseillers municipaux. Depuis lors, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts, le PUP, après le décès de son président, Lassana  Conté, et la perte du pouvoir en 2010, est devenu l’ombre de lui-même.

Le RDG au pouvoir a des adversaires autrement plus incisifs dans l’arène politique guinéenne et a joué sur le calendrier de ces municipales pour renforcer la toile de son implantation  afin de se donner plus de chances de les remporter. On attend de voir si cette stratégie de l’araignée du RDG a fonctionné et si, malgré l’épreuve du pouvoir, il a conservé sa force électorale de 2010 et 2015 qui lui avait permis de gagner les élections présidentielles.

A l’opposé, les partis adverses, notamment l’UFDG de Cellou Dalein Diallo, à l’occasion de ces municipales, vont mesurer  leurs progrès dans la conquête de l’électorat. C’est dire qu’il s’est donc joué en Guinée, ce dimanche, un air d’élection présidentielle avant l’heure : test de popularité pour les uns, d’implantation pour les autres, de crédibilité pour tous, ces élections municipales, au-delà des enjeux locaux, constituent  pour les partis en présence une revue des troupes avant la présidentielle de 2020. Dans cette logique, leurs résultats pourraient s’interpréter comme ceux  d’un référendum pour ou contre le pouvoir d’Alpha Condé. C’est pourquoi ce dernier et l’ensemble de ses ministres se sont grandement investis dans la campagne, chacun dans sa région, pour soutenir les têtes de listes.

L’opposition n’est pas en reste dans ces joutes électorales. Chacun pourrait lire dans les résultats obtenus par les 30 000 candidats lors du scrutin de dimanche son avenir politique. C’est  ce que résume bien l’opposant Cellou Dalein Diallo quand il déclare : « Les partis souhaitent vraiment gagner ces élections locales parce que, lorsque vous avez, pour un parti, un réseau d’élus locaux solide, c’est très facile d’aller à la conquête du pouvoir exécutif ou même du pouvoir législatif. » Tout est dit et bien dit.

 

Zéphirin Kpoda

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Dialogue intertogolais : Petite recréation avant la lutte finale ?

Combien étaient-ils le samedi 3 février 2018 dans les rues de Lomé ? Plus d’un  million, c’est-à-dire les deux tiers des habitants de la capitale,  comme l’affirme  Jean-Pierre Fabre ? Sans doute beaucoup moins  mais qu’ils fussent un million, cinq cent mille ou deux cent cinquante mille, c’est toujours avec la même foi qui peut déplacer les montagnes que les contempteurs du président Faure Essozimna Gnassingbé ont battu le pavé. Une ferveur  d’autant plus accrue que c’était la dernière des manifestations de rue avant l’ouverture du dialogue intertogolais,  prévue pour le 15 février prochain.

L’annonce en a été faite  vendredi par le Ghanéen Albert Kan Dapaah et le Guinéen Tibou Camara, les deux  émissaires mandatés par les présidents Nana Akuffo Addo et Alpha Condé pour ce qui s’annonce être tout sauf une partie de plaisir tant les lignes de fracture  qui séparent opposition et pouvoir togolais  sont si profondes qu’on se demande  comment elles pourraient être résorbées si ce n’est , il faut le craindre hélas, dans la douleur, les larmes et le sang.

Les données du problème sont , on ne le sait que trop, très claires. Au motif que les différentes parties n’arrivent pas à s’accorder, la majorité présidentielle a en effet décidé de recourir « au peuple souverain » pour les départager lors d’un référendum qui porterait notamment sur le plafonnement  à deux du nombre de mandats présidentiels (aujourd’hui illimités) et  l’adoption du mode de  scrutin à deux tours pour la course à la magistrature suprême en lieu et place du « un coup K.-O. » en vigueur actuellement.  Des propositions qui recoupent pour l’essentiel  les  revendications matricielles des adversaires du régime, sauf que pour ceux-ci, ce serait une façon pour le chef de l’Etat, qui a hérité du fauteuil  de papa  depuis la mort de ce dernier  en 2005,  de remettre son compteur présidentiel à zéro pour se taper deux nouveaux baux  sous l’emprise de la nouvelle loi. Et ils n’ont  cessé de réclamer son départ pur et simple par la promesse solennelle qu’il ne se représenterait pas à la prochaine élection.

Dans ces conditions, des desseins aussi contraires peuvent-ils trouver le plus petit dénominateur politique commun pour que le dialogue projeté se tienne et soit efficient ? Nonobstant les craintes légitimes, la Coalition de l’opposition a promis d’être autour de la table le jour J .  Si et seulement si les mesures d’apaisement qu’elle réclame  sont prises d’ici là . Car, prévient le chef de file de l’opposition, « si l’évaluation n’est pas concluante, nous ne continuerons pas les discussions tant que les mesures d’apaisement n’ont pas été achevées ».   

Faure sait donc ce qu’il lui reste à faire : entre autres décisions, élargir les sept personnes détenues dans le cadre des incendies des marchés de Kara et de Lomé ainsi que celles interpellées suite aux manifestations de l’opposition qui se succèdent depuis le 19 août 2017 mais que le gouvernement entend prendre « dans le cadre des procédures judiciaires en cours ».

 En fait, l’opposition est un peu piégée par ces pourparlers  . Elle sait sans doute pertinemment  qu’ils  ne mèneront à rien ou en tout cas pas à grand-chose  mais qu’elle  n’y  aille pas  et on dira qu’elle est intransigeante, irrédentiste, voire antidémocratique, puisqu’il n’y a aucune raison pour des gens qui se disent démocrates de ne pas vouloir donner la parole au peuple. Sauf que  les dés sont toujours pipés dans ces démocratures où le bon peuple dont on se réclame tant répète ce qu’on veut bien lui dire.

On se demande donc  si ce dialogue ne sera pas une petite récréation-diversion  avant que  la lutte (finale ?) reprenne  de plus belle. Mais il faut d’abord et déjà qu’il se tienne à bonne date quand on sait que depuis quelques semaines les différents protagonistes tergiversent à n’en pas finir.

 

La Rédaction

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Vœux du nouvel An de Faure Gnassingbé : Du suspense pour rien

Coup de com ou attentisme d’un pouvoir aux abois ? Le président Faure Gnassingbé aura attendu plus que d’ordinaire pour délivrer son message du nouvel an aux Togolais. Alors que la plupart de ses pairs ont sacrifié à la sacro-sainte tradition de la présentation des vœux à leurs administrés dans la nuit du 31 décembre, Gnassingbé a attendu trois jours de plus pour le faire : c’est en effet le 3 janvier au soir qu’il s’est adressé à ses compatriotes. Si ce décalage fait partie d’un calcul de ses stratèges en communication pour capter l’opinion togolaise, celle régionale et internationale, il faut dire que c’est un coup bien réussi. L’attente a fait monter le suspense et bien des observateurs, après les flonflons de la Saint-Sylvestre et du 1er janvier, étaient tout ouïe à l’allocution espérée de Faure Gnassingbé. L’attente fut longue, les espoirs grands pour peu de chose.

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RDC : Monseigneur Monsengwo, chef de file de l’opposition

Ce n’est pas une simple messe qui a été dite jeudi 4 janvier 2018 à la cathédrale Notre-Dame de Kinshasa.

Comme tous les 4 janvier, l’Eglise congolaise célébrait, par un office religieux, la journée des martyrs en hommage à ses fils et filles tombés pour l’indépendance du pays lors des émeutes de janvier 1959 qui ont fait une cinquantaine de morts à Léopoldville (l’ancien nom de Kinshasa).

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Assassinat 13 jeunes Casamançais : L’armée fait …le bois

72 heures après le drame, l’émotion était encore vive à Dakar et dans tout le Sénégal où deux jours de deuil national ont été décrétés par le président, Macky Sall, à compter du lundi 8 janvier 2018.

Les drapeaux ont en effet été hissés pour rendre hommage à 13 jeunes gens, des civils originaires pour la plupart de quartiers périphériques de Ziguinchor, tués samedi par un groupe non encore identifié dans la forêt des Bayottes, frontalière de la Guinée-Bissau. L’attaque a également fait 9 blessés.

Qu’est-ce qui a bien pu provoquer un tel carnage ? Si, aux premières heures, l’on se perdait en conjectures dessus, trois jours après le drame, l’enquête, ouverte aussitôt, semble privilégier la piste d’un règlement de comptes pour le contrôle stratégique du bois dans cette partie du pays :

en effet, un juteux trafic des ressources de la forêt existe depuis plusieurs années dans cette partie du pays. Des membres de comités de vigilance installés par les villageois, face au silence complice des éléments des Eaux et forêts, prélèveraient un impôt sur la coupe du bois. Et c’est le refus des jeunes de verser cette manne qui aurait provoqué les foudres des trafiquants, lesquels ont, pour ainsi dire, fait parler la poudre.

L’hypothèse de la mafia du bois est d’autant plus plausible qu’on se rappelle que, déjà en novembre 2017, des habitants de la zone, mécontents du pillage de leurs ressources sylvicoles, avaient passé à tabac des jeunes, comme ceux de ce tragique samedi, venus  eux aussi ramasser du bois mort.

Les 13 suppliciés de Bayottes seraient donc probablement des victimes environnementales, si on peut le dire, même si en l’espèce, ce ne sont pas les éléments qui ont fauché, dans cette forêt, ces corps pleins de vie à la fleur de l’âge.  Ils cherchaient du bois mort, ils auront trouvé…la mort sur leur chemin. L’armée poursuivait hier le ratissage de la zone, pour ne pas dire faisait…le bois, pour débusquer les coupables de cette « barbarie ».

La situation est si grave qu’elle a nécessité, dès samedi, la convocation en urgence du Conseil national de sécurité avant l’envoi, dimanche, d’une délégation conduite par le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, à Ziguinchor.

Le premier flic du Sénégal est allé présenter les condoléances de l’Etat aux familles éplorées, mais aussi évaluer la situation sécuritaire et rencontrer les différents protagonistes de la crise qui secoue cette région du Sénégal coincée entre la Gambie et la Guinée-Bissau voilà maintenant une trentaine d’années et qui connaît depuis quelques années une certaine accalmie.

Ça aurait été partout ailleurs dans le pays que ce serait suffisamment grave pour que la puissance publique mette tout en œuvre pour retrouver les auteurs, ça l’est davantage en Casamance où la moindre étincelle peut rallumer un incendie qu’aucun président, de Senghor à Macky Sall en passant par Abdou Diouf et  Abdoulaye Wade (qui avait promis de régler le conflit en 100 jours), n’a pu éteindre.

Il ne manquait donc plus que cette histoire de bois mort remette, si on ose dire, le feu aux poudres alors que la chute il y a maintenant un an du dictateur gambien Yahya Jammeh avait suscité les espoirs de paix durable pour ne pas dire définitive.

Mais pour l’instant, ni les efforts de médiation  de la communauté catholique Sant’Egidio ni les milliards de francs CFA injectés dans la région par Macky Sall n’auront permis de sortir de cette situation de ni paix ni guerre. Le bout du tunnel est d’autant plus introuvable que la rébellion, représentée par le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC), est tiraillée par des dissensions internes et morcelée en plusieurs factions.

Soupçonnée au début d’être l’auteur de ce regain de violence, le MFDC  a condamné hier cette attaque et demandé aux autorités sénégalaises d’orienter l’enquête vers «des responsables administratifs et militaires locaux ».

Le célèbre architecte Pierre Goudiaby Atepa, président du Collectif des cadres casamançais, qui œuvre au retour de la paix dans la région, a lui promis d’aider à retrouver les assaillants. « Nous sommes en train de réunir les éléments pour aider le gouvernement à retracer ce qui s'est vraiment passé pour que tous les responsables de cela soient identifiés et punis », a-t-il déclaré, n’excluant pas de donner des noms si besoin était.

 

Hugues Richard Sama

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Procès en appel à la CPI : La note sera-t-elle plus salée pour Bemba ?

Retour à la barre pour Jean Pierre Bemba : son procès en appel s’est ouvert hier mardi 9 janvier 2018 devant la chambre d’Appel de la CPI (Cour pénale internationale) aux Pays-Bas. Une audience qui a juste permis aux différentes parties d’exposer les motifs qui les ont conduites à attaquer le verdict de la première instance, qui n’a en réalité satisfait personne. Pour mémoire, l’ancien vice-président de la République démocratique du Congo avait été condamné, c’était en juin 2016, à 18 ans de prison pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Les faits qui lui sont reprochés ont eu lieu entre octobre 2002 et mars 2003 quand ce seigneur de guerre s’est piqué de voler au secours de son ami centrafricain Ange Félix Patassé, en proie à une rébellion et contre Bozizé, lui envoyant un corps expéditionnaire de 1500 hommes, lesquels seront par la suite accusés d’avoir tué, violé et pillé.

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A mister Trump : Bons baisers d’un pays de merde

Comment dit-on  « pays de merde » en américain ?  « Stinking countries », « godforsaken countries », « world dump » ou « shitole countries » qui aurait eu la préférence de Donald Trump  pour parler des Etats africains lors d’une réunion jeudi dernier à la Maison-Blanche ? Quelle que soit l’expression choisie et qu’elle puisse signifier « trou à rats » ou « porcherie », elle était suffisamment offensante pour  susciter dans lesdits pays de  merde un mélange d’indignation  et de colère qui n’est pas près de s’estomper.

Les chefs d’Etat qui condamnent ; des pays qui convoquent l’ambassadeur américain comme ce fut le cas au Sénégal de Tulinabo Mushingi ; l’Union africaine qui publie un communiqué très ferme ; les ambassadeurs africains à l’ONU qui exigent une rétractation de l’auteur de ce vocable fleuri… le concert de désapprobation qui a accueilli cette sortie de piste ne cesse, depuis, d’aller crescendo.

Quelle « dung fly », entendez mouche …à merde,  a donc encore  bien pu piquer cette anomalie statistique qui a emménagé contre toute attente dans le bureau  ovale  qu’il a mis sens dessus dessous à coups de tweets ravageurs, de déclarations intempestives, d’actions  et de propos  inconsidérés qui laissent souvent ses propres collaborateurs totalement abasourdis?

« Le langage que j’ai utilisé lors de la réunion était dur mais ce ne sont pas ces mots-là », s’est défendu maladroitement celui qui tweete plus vite que son ombre sans pour autant dire quels étaient les termes exacts sortis de sa putain de bouche. Que l’Afrique, dont il sait à peine sur quelle planète elle se trouve, ne soit pas la priorité de ce maudit pitre imbu de sa personnalité, on veut bien mais avait-il besoin d’être aussi méprisant vis-à-vis de ce berceau de l’humanité et de 1,3 milliard (17% de la population mondiale) d’hommes et de femmes qui ont juste le malheur de ne pas être milliardaires ?

A-t-on besoin de lui rappeler que ce sont des millions et des millions d’enfants de cette Afrique, arrachés à la terre de leurs ancêtres par ce crime contre l’humanité qu’est  l’esclavage, qui ont en grande partie fait de son « America first » cette puissance économique qu’elle est de nos jours ? A-t-on besoin de lui apprendre que des descendants d’esclaves ont contribué à l’érection de cette fameuse Maison-Blanche, qu’il souille chaque jour que Dieu fait de ses extravagances ? A-t-on besoin de rappeler à ce monsieur qui dit tout ce qui lui passe par la tête que, pas plus tard qu’en septembre 2017 en marge de l’Assemble générale des Nations unies, il louait devant une brochette de présidents africains « le potentiel commercial exceptionnel » de ces pays de merde où l’Oncle Donald vient, comme tant d’autres puissances, se procurer pétrole, mines et de nombreuses autres matières premières indispensables à ses majors ?

Ici ou ailleurs, on a connu de premiers magistrats qui n’ont pas toujours été à la hauteur de la charge suprême qui leur avait échu. La France a ainsi eu ses rois ou présidents chauds lapins, à l’image de Félix Faure, expédié sans escale du septième ciel au ciel tout court le 16 février 1899, frappé par un orgasme mortel au cours d’ébats élyséens avec sa maîtresse Marguerite Steinheil, ce qui valut à la pauvresse le surnom  de « pompes funèbres » ;  somnabulesques tel Paul Deschanel, atteint du syndrome d’Elpenor et qui se prenait tantôt pour Napoléon, tantôt pour la Vierge Marie. L’Afrique a connu les heures sombres de despotes sanguinaires, fantasques ou ubuesques du genre Idi Amin Dada, Bokassa, Menguistu Hailé Mariam, Macias Nguéma, Haïti a eu ses papa et baby Doc, les Philippines les Marcos  mais rarement personnalité aura déshonoré   autant la fonction présidentielle comme c’est le cas de ce dirigeant pour le choix duquel les Américains se seront lourdement … « trumpés ». Qu’on ne nous dise pas qu’il a été élu démocratiquement car après tout, Hitler aussi l’avait été.

Et dire qu’il faudra encore se le taper trois ans, trois longues années pendant lesquelles il va commettre trop de dégâts. Avec de tels propos dévalorisants et bêtement méchants, qui illustrent à souhait la haute estime dans laquelle il  tient ses « homologues » africains qu’il reçoit, l’on est en droit de se demander ce que vont devenir l’AGOA, le MCC, l’initiative Power Africa, le PEPFAR (plan d’urgence pour la lutte contre le SIDA) et tant d’autres projets et programmes mis en œuvre par ses prédécesseurs au bénéfice de ces pays de merde.

Jusque-là on connaissait les génocides physiques, c’est-à-dire l’extermination de populations du fait de leur race, de leur ethnie, de leur croyance, de leur couleur de peau mais avec ces outrances verbales et ses « trumperies » à n’en pas finir, il faudrait que la Cour pénale internationale songe à inventer le crime de génocide moral qui est certes plus insidieux  mais tout aussi dévastateur sinon plus, les insultes (cafards, rats, merde, etc.) et  discours désobligeants préparant bien souvent le terrain aux actes violents. En attendant, mister Trump, bons baisers d’un pays de merde.

 

La Rédaction

  

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