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Regard sur l'actualité

Regard sur l'actualité (215)

Présidence de l’Union africaine : Un rebelle s’en va, un faucon arrive

Rideaux sur le 32e sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine (UA) ce lundi à Addis-Abeba. Pas de décision spectaculaire à cette grand-messe qui n’aura fait qu’avaliser le passage du témoin de la présidence tournante de l’organisation entre le Rwandais Paul Kagame et l’Egyptien Abdel Fatah Al-Sissi.

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Sénégal : Le retour de Gorgui

 

Gorgui est de retour, en redresseur de torts ! Cela passerait bien comme le titre d’un western spaghetti cuit à la sauce mafé, tourné dans le désert de Lompoul, région de Louga au Sénégal. En effet, annoncé tambour battant, le retour d’Abdoulaye Wade dans son pays natal est attendu par certains de ses partisans comme un catalyseur de la détermination de l’opposition à faire échec à la réélection de Macky Sall ; en d’autres termes, et pour rester dans le vocabulaire du western, Django arrive et Macky Sall devrait préparer le cercueil de sa présidentielle sur mesure.

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Visite du pape à Abu Dhabi : Cette image qui vaut tous les prêches du monde

Regardez cette image ; comme elle est belle ! Elle vaut tous les discours du monde. La photo a été prise hier à la grande mosquée Cheikh Zayed d’ Abu Dhabi. On y voit le pape François et le chef spirituel de l’islam sunnite,  le cheikh Ahmed al-Tayeb de la grande mosquée d’Al Azhar, se donner des accolades. Les deux leaders religieux s’y étreignent littéralement dans une fraternité qui ne semble pas feinte.

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Conseil des ministres du G5 Sahel : Comme si de rien n’était…

Avant de passer le relais aux chefs d’Etat  qui se retrouveront demain 5 février 2019, le Conseil des ministres du G5 Sahel s’est réuni hier dans la salle de Conférences de Ouaga 2000 pour entériner les propositions des experts.  Une rencontre qui se tient au moment où la situation sécuritaire dans le Sahel est des plus préoccupantes.

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Présidentielle sénégalaise : Le scrutin est-il si joué d’avance ?

Faites vos jeux, rien ne va plus ! Les candidats sont lâchés, et les paris ouverts dans la course à la magistrature suprême du Sénégal. Ils sont cinq challengers, âgés de 44 à 65 ans, à la conquête des suffrages des 7 millions d’électeurs sénégalais. Ils ont trois semaines, soit du 3 au 22 février, pour convaincre qu’ils ont le meilleur programme pour être le Primus inter pares au pays de la Teranga les 7 prochaines années.

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Elargissement manifestants soudanais : Ou la liberté sans le pain

 

Cela suffira-t-il à désamorcer la bombe qui menace depuis maintenant plus d’un mois d’exploser à la figure d’Omar el-Béchir ? C’est sans doute l’objectif visé, même si rien ne garantit sa réussite. Hier, les autorités soudanaises ont en effet annoncé la libération de toutes les personnes interpellées et détenues dans le cadre du mouvement de contestation du régime en place, alors que de nouvelles manifestations étaient dispersées.

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Congrès constitutif du RHDP : Ces absents …si présents

Ce fut une grand-messe pendant laquelle les petits plats furent mis dans les grands pour assurer un show médiatique événementiel. Combien étaient-ils exactement, ces dizaines de milliers de partisans d’Alassane Dramane Ouattara (ADO), convoyés des quatre coins de la Côte d’Ivoire pour porter sur les fonts baptismaux ce nouveau parti ? 30 mille, 50 mille ou plus ? En tout cas le stade Félix-Houphouët Boigny avait fait le plein de son monde et les organisateurs du congrès constitutif du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP) pouvaient gloser de satisfaction.

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République démocratique du Congo: Une investiture à l’allure de forfaiture

Ç’aurait dû être un vrai jour de gloire. Jour de gloire où l’on verrait un président élu transmettre, pour la première fois, le pouvoir à son successeur élu. Depuis l’accession à l’indépendance de ce qui était jadis le Congo - Léopoldville puis le Zaïre -, la dévolution du pouvoir s’était toujours faite par les armes. En 1965 Joseph Désiré Mobutu, alors chef d’état-major, renverse le président Joseph Kasa Vubu. Suivront trois décennies de règne implacable et sans partage de Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Za Banga, l’homme à la toque de léopard et au bâton de maréchal. Affaibli et malade, en 1997 Mobutu sera à son tour chassé du pouvoir et de son pays par l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), la rébellion menée par Laurent Désiré Kabila. Quatre ans plus tard, ce dernier, surnommé le M’Zee, est assassiné par un de ses gardes du corps lors d’une révolution de palais. Et c’est son fils Joseph qui héritera du fauteuil présidentiel. Et le voilà, 18 ans après, qui passe le témoin à son successeur, Félix Tshisekedi, le cinquième président du Congo indépendant, mais cette fois sans le moindre coup de feu.

Le vainqueur de la présidentielle de décembre 2018 doit en effet prêter serment aujourd’hui en présence d’une quinzaine de chefs d’Etat, tous africains, avec cependant de grands absents comme le Rwandais Paul Kagame qui, en plus d’être un voisin, assure la présidence en exercice de l’Union africaine. Il a eu l’outrecuidance de critiquer les conditions dans lesquelles le fils d’Etienne Tshisekedi a été élu.

Cette transmission du pouvoir entre fils de… devrait donc être marquée d’une pierre blanche. Hélas ! C’est un jour de honte, surtout quand on sait dans quelles conditions la CENI d’abord, la Cour constitutionnelle ensuite ont décrété la victoire de celui qui, en réalité, n’a pas gagné le scrutin puisque tout porte à croire que c’est Martin Fayulu qui en est le véritable vainqueur. Un vainqueur floué au moyen d’un hold-up électoral digne d’une république bananière et passé par pertes et profits par l’Union africaine, l’Union européenne et les Etats-Unis, c’est-à-dire ceux-là mêmes qui avaient émis de sérieux doutes sur la sincérité du scrutin.

La cérémonie d’aujourd’hui va donc consacrer un braquage électoral qui peut constituer un précédent dangereux pour toutes les démocratures du continent. On comprend d’ailleurs que la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), qui avait été la première à crier au vol, ne veuille pas accorder sa bénédiction à cette investiture à l’allure de forfaiture.

On ne sait d’ailleurs pas si le discours que petit Kabila a adressé hier à la nation était un message d’adieu ou un simple au revoir ; car en installant le plus accommodant de ses opposants, il espère que, le temps d’un quinquennat, ce Medvedev africain se contentera de garder le trône au chaud pendant que lui pourra toujours tirer les ficelles en coulisses.

 

H. Marie Ouédraogo

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