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Fermeture des classes : «L’Etat peut affecter 10 militaires devant chaque école»(Salif Sawadogo, trésorier PDP/PS)

Des responsables du Parti pour la démocratie et le progrès/Parti socialiste (PDP/PS) étaient face aux journalistes dans la matinée du 15 décembre 2018 à Ouagadougou. Une sortie au cours de laquelle le parti de feu Joseph Ki-Zerbo n’a pas manqué de fustiger la gestion du pouvoir MPP et de ses alliés en en dressant un tableau des plus sombres. Concernant la fermeture des classes due à l’insécurité imposée par les terroristes, le trésorier national du parti, Salif Sawadogo, a estimé que l’Etat peut affecter une dizaine de militaires devant chaque école pour que l’enseignement soit garanti. Mais, selon le président, Toro Drabo, il faut, «au besoin, déclarer l’état de guerre contre les terroristes». Cette notion s’entend par «faire une déclaration officielle de guerre d’un Etat à un autre ».

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Installation président du Patronat : Les trois engagements d’Apollinaire Compaoré

Le vendredi 14 décembre 2018, le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, a revêtu officiellement l’homme d’affaires Apollinaire Compaoré du manteau de président du Conseil national du patronat burkinabè (CNPB). Avec une équipe de 35 membres, il envisage de s’attaquer à 3 éléments majeurs pendant son quinquennat : le chômage, l’insécurité et le dialogue social.

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Procès putsch manqué : « Le parquet fait beaucoup d’affirmations mais peu de preuves »(Me Jean Yaovi Degli)

 Le général Gilbert Diendéré était de nouveau à la barre du tribunal militaire le vendredi 14 décembre 2018 pour son 11e jour d’interrogatoire. Une audience qui été principalement marquée par des joutes verbales entre l’accusé, ses avocats et le procureur militaire. Selon son conseil, Me Jean Yaovi Degli, le parquet militaire fait beaucoup d’affirmations mais fournit peu de preuves.

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Liberté provisoire Gbagbo : Douche froide après une euphorie surchauffée

Une décision de la Chambre préliminaire de la Cour pénale internationale (CPI) sur une possible liberté provisoire à accorder à Laurent Gbagbo et à Charles Blé Goudé était attendue vendredi dernier. En lieu et place de ce verdict de la CPI, des proches de l’ancien président ont créé le buzz et sur les réseaux sociaux et dans les rues de Yopougon, l’un des quartiers populaires d’Abidjan, en annonçant cette libération. Ce n’était qu’une rumeur mal fondée sur les débats qui ont eu lieu au tribunal.

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Mort de manifestants au Togo : Qui a tiré la chevrotine sur «le gibier» de Sokodé ?

 

Après Lomé ce week-end, Sokodé. Même manifestations, même nombre de morts. Le 8 décembre, dès le premier jour de la contre-campagne de l’opposition qui rejette les législatives du 20 décembre prochain, deux manifestants dont un mineur de 17 ans étaient tombés dans une capitale en état de siège et littéralement quadrillée par des policiers, gendarmes et militaires à grands renforts de blindés légers.

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Législatives togolaises : Ça commence mal

C’est un week-end tendu et endeuillé qu’ont vécu les Togolais, particulièrement les populations de Lomé, ce 8 décembre. Les manifestations interdites de l’opposition ont été réprimées dans le sang avec à la clef deux morts dont un garçonnet de 8 ans. S’il en est ainsi du premier jour de la campagne de boycott de ces élections législatives, lancée par l’opposition, l’inquiétude est grande que les choses aillent de mal en pis, et concernant la tenue de ce scrutin, prévue pour le 20 décembre prochain, et concernant la paix sociale dans le pays en général.

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Des chefs d’Etat à l’investiture de Macky Sall : Des soutiens politiquement incorrects

10 000 militants et sympathisants, 4 chefs d’Etat, un décor de luxe, le palais des Congrès de Dakar a refusé du monde samedi dernier lors de l’investiture de Macky Sall, candidat de la coalition Benno Bokk Yakaar à l’élection présidentielle du 24 février prochain.

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Second tour présidentielle malgache: Le duel des ex

C’est désormais officiel. Les résultats du premier tour de l’élection présidentielle malgache portent  depuis hier le sceau définitif de la Haute Cour constitutionnelle. Et la juridiction suprême a confirmé à la virgule près les chiffres provisoires proclamés le 17 novembre dernier par la commission électorale indépendante (Ceni). Le second tour opposera donc Andry Rajoelina (39,2% des voix) et Marc Ravalomanana (35,3% des suffrages exprimés).

Ces résultats définitifs ont quelque part valeur de réhabilitation pour la Ceni, attaquée de toutes parts après la proclamation provisoire et cible de manifestations quotidiennes. Plusieurs requêtes avaient d’ailleurs été déposées auprès de la Haute Cour pour contester les résultats, notamment par le président sortant, Ery Rajaonarimampianina, et un collectif de candidats qui demandaient l’annulation pure et simple du premier tour en raison de nombreuses irrégularités et fraudes qui l’auraient émaillé. Même TGV qui, si l’on peut dire, était arrivé naturellement en tête, avait lui aussi contesté les données provisoires, estimant qu’on lui avait volé plusieurs milliers de voix, avant de se raviser « par souci d’apaisement ». Drôle de scrutin où même le favori des urnes se plaint !

Avec ce verdict sans appel des grands juges qui ont, soit dit en passant, rejeté toutes les requêtes déposées, il faut espérer que les différents candidats et leurs troupes s’inclineront devant l’autorité de la chose jugée et que le second tour, prévu pour le 19 décembre prochain, se déroulera sans encombre. A charge pour la Ceni qui a tout de même eu l’humilité de faire sa propre critique, de corriger les failles et insuffisances constatées lors du premier tour : retard dans l’acheminement du matériel électoral, démission de certains membres de bureau de vote la veille du scrutin,  confusion entre bulletins blanc et nul lors du dépouillement… Ce sont là, en effet, quelques problèmes que les organisateurs ont eux-mêmes reconnus, même si, pour reprendre l’expression consacrée, «elles n’étaient pas susceptibles d’entacher la sincérité du scrutin».

Place donc à une finale aux allures de revanche entre les deux ex et ennemis jurés dont la rivalité avait mené la Grande Ile à la dérive, la laissant glisser dans les affres d’une crise politico-institutionnelle dont elle n’est  pas encore sortie. Pourvu seulement que cette haine recuite et les désirs de revanche plus ou moins légitimes ne polluent pas davantage le climat déjà bien délétère et que les deux hommes aient suffisamment mûri pour mettre l’intérêt supérieur de la nation malgache au-dessus de toute autre considération, notamment de leurs ambitions personnelles ; car si le feu qui couve sous la cendre devait se raviver, ce serait cette fois-ci pour que s’ouvrent les portes de l’enfer pour ce pays pourtant paradisiaque.

 

H. Marie Ouédraogo

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Ministère de la Défense : « Le terrorisme monte, le budget baisse »

Au cours d’un panel sur le terrorisme, organisé le 23 novembre 2018  par l’institut Free Afrik à Ouagadougou,  le Dr Ra-Sablga Seydou Ouédraogo, a pointé du doigt les incohérences du budget alloué à la Défense dont la part par rapport à la dépense publique est en baisse depuis 2015  alors que la menace sécuritaire est au plus haut.

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L’après-Mugabe: Le désenchantement

Après avoir fait de la résistance, papy avait fini par lâcher prise le 21 novembre 2017 suite au coup de Grace que lui avait assené son parti, la ZANU-PF, avec l’aide de l’armée. La goutte d’eau qui avait fait déborder le vase zimbabwéen avait en effet été le limogeage par Robert Mugabe, sur instigation de son épouse, Grace, du vice-président Emmerson Mnangagwa. Celui-là même qui, par la volonté de la Grande Muette, sera quelque temps après, fait calife à la place du calife. A l’issue d’un scénario inédit de ces putschistes qui ne voulaient pas s’avouer tels, le vieux combattant poussé vers la sortie, le nouvel homme fort se contentera de passer une fine couche de vernis démocratique sur les vestiges de la dictature. Il sera élu en juillet, à l’issue d’une présidentielle dont l’issue était connue d’avance.

Un an après, les fruits du changement n’ont pas tenu la promesse des fleurs. Comment pouvait-il en être autrement quand on sait qu’il s’agissait là des pousses du même arbre, celui du système Mugabe ? Le Crocodile, comme on l’avait surnommé, qui venait de remplacer le vieux dinosaure du marigot politique zimbabwéen, n’avait-il pas été, entre autres, ministre de la Sécurité d’Etat, de la Justice, des Finances, président du Parlement ? Autant dire qu’avec de tels états de service il était tout aussi comptable du désastre politique et économique où le mugabisme avait conduit l’ancienne Rhodésie du Sud. Et 12 mois après, les habits neufs que les apparatchiks ont tenté de confectionner avec du vieux linge mettent à nu les laideurs du nouveau régime. Question d’ADN politique. Rien n’a changé au Zimbabwe et ça va de mal en pis.

La relance de l’économie et la lutte contre la corruption tardent à se concrétiser. L’inflation a de nouveau pris l’ascenseur tandis que les pénuries font leur retour, engendrant des queues interminables devant des magasins vides. A cela s’ajoute le manque chronique de liquidité qui oblige les ménages à importer aussi bien des denrées de première nécessité que de l’argent frais.

Seule faible lueur dans ce sombre tableau, la liberté d’expression qui fait son retour, même si elle n’est que toute relative, puisque opposants et syndicalistes continuent de subir les foudres d’un régime autoritaire par essence.

Face à un tel constat, on en connaît un qui du fond de sa retraite dorée doit boire du petit-lait. C’était bien la peine de défenestrer Comrad Bob juste pour rejouer le même scénario avec un casting pas si différent. Et à ce rythme, on ne serait pas étonné que certains finissent par regretter celui qui dans une autre vie était le père de l’indépendance du Zimbabwe.

 

H. Marie Ouédraogo

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